Saturday, June 2, 2012

RDC : la Monusco exhorte tous les groupes armés à cesser leurs violences à l’Est

 

Le représentant du secrétaire général de l'ONU en RDC, Roger Meece à Goma en janvier 2012 Photo MonuscoLe représentant du secrétaire général de l'ONU en RDC, Roger Meece à Goma en janvier 2012 Photo Monusco
Le représentant du secrétaire général de l'ONU en RDC, Roger Meece à Goma en janvier 2012 Photo Monusco
Dans un communiqué publié vendredi 1er juin, le chef de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco) a exhorté « tous les groupes armés étrangers et congolais à cesser immédiatement toutes les formes de violence perpétrées » dans l’Est du RDC. Roger Meece a également exprimé sa profonde préoccupation au sujet des combats provoqués par la mutinerie M23 qui freinent, selon lui, les efforts contre les autres groupes armés au Nord et au Sud Kivu.

Selon le représentant spécial du secrétaire générale (RSSG) des Nations unies en RDC, la Monusco et les FARDC avaient réalisé des avancées contre les FDLR au Sud Kivu et se préparaient à étendre leurs actions dans le Nord Kivu.
La mutinerie du M23 est venue freiner cet effort commun, a estimé Roger Meece.
« Pendant que les FARDC combattent cette mutinerie, les FDLR et autres groupes armés ont multiplié leurs activités criminelles et accru leur activisme, mettant en danger des populations civiles », a-t-il expliqué.
Roger Meece a condamné avec vigueur les récents massacres commis par les FDLR, les Raia Mutomboki et le FDC dans les groupements Ufamandu 1 et 2, en territoire de Masisi au Nord Kivu.
Le RSSG a enfin réaffirmé la détermination de la Monusco à apporter son soutien aux autorités nationales en vue de la stabilisation et la consolidation de la paix dans l’Est du pays.

Le HCNUNDH appelle le gouvernement à mettre fin à ces violences

Précédent la Monusco, le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCNUDH), a appelé jeudi 31 mai le gouvernement congolais à une action urgente pour arrêter les violences commises par les groupes armés à l’Est du pays et assurer une justice pour les victimes.
Dans son communiqué depresse, la Haute-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, s’est dit alarmée de l’augmentation significative des atrocités, dont des meurtres, des viols, des pillages et des incendies de villages entiers, commises par ces groupes armés.
« Une solution doit être instamment trouvée afin de mettre fin à la violence inouïe commise contre des civils au cours de ce mois dans les provinces des deux Kivus et Orientale », a-t-elle déclaré.
Mme Pillay a estimé que, « jusqu’à présent, il y a eu peu de réponse effective de l’Etat, ce qui pourrait exacerber le risque d’attaques du fait de la multiplication et la propagation des cycles d’attaques et de représailles, contre des civils ».
Citant la condamnation par la Cour pénale internationale (CPI) de l’ex-chef rebelle Thomas Lubanga Dyilo, reconnu coupable de crimes de guerre par la Cour pénale internationale le 14 mars 2012, la chef du Haut commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme (HCNUDH) a dit penser que les chefs de groupes armés peuvent et doivent être tenus responsables des atrocités commises par les éléments sous leur commandement.
Enfin, Mme Pillay a estimé que la Monusco doit être dotée d’un mandat fort et de ressources nécessaires pour maintenir une forte présence dans tout le pays, et en particulier dans les provinces de l’est, où la protection de la population civile constitue une priorité.

Source: radiookapi.net, Dernière mise à jour le 2 juin, 2012 à 11:19

RDC: Affaires des mutins d’Uvira : 11 condamnés transférés à Kinshasa

Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.
Les seize officiers mutins au cours du procès à Uvira (Sud-Kivu). Photo Radio Okapi.24-avr-2012 01:28, SAMSUNG SAMSUNG ES10 / VLUU ES10 / SAMSUNG ES11, 3.4, 9.9mm, 0.022 sec, ISO 200
Les onze mutins condamnés mercredi par la cour militaire du Sud-Kivu siègeant en chambre foraine à Uvira, ont été transférés à Kinshasa. Le premier président de cette cour, le colonel Freddy Mukendi a évoqué, ce vendredi 1er juin, notamment la précarité des conditions de détention à la prison centrale de Bukavu pour justifier ce transfèrement.

«Le transfèrement des prisonniers est une question qui relève de l’appréciation des autorités pénitentiaires, peut -être aussi des autorités du parquet, qui ont estimé que les conditions de détention de ces personnes seraient meilleures dans une prison militaire, celle de Ndolo à Kinshasa en l’occurrence», a-t-il indiqué.
Le colonel magistrat Mukendi a aussi apprécié l’appui matériel et logistique offerts par le gouvernement et la Monusco pour le bon déroulement du procès, au cours duquel dix-huit officiers mutins avaient été poursuivis d’avoir enclenché un mouvement insurrectionnel au sein des FARDC.
Deux officiers mutins ont été condamnés par défaut à la peine de mort et renvoyés de l’armée, onze condamnés à des peines allant de deux ans de servitude pénale principale à la condamnation à perpétuité et cinq acquittés.

Source:  radiookapi.net, Dernière mise à jour le 1 juin, 2012 à 6:06

Somalia: Somalia government money 'goes missing'

Somali soldiers take position on 29 May, 2012 during a clash with al-Shabab insurgents The Somali government is fighting al-Shabab, which control much of the country


Large sums of money received by Somalia's interim UN-backed government have not been accounted for, a World Bank report says.

The report, seen by the BBC, is being circulated at talks in Turkey on how to end Somalia's decades of anarchy.

It alleges a discrepancy of about $130m (£85m) in the accounts over two years.

UK foreign minister William Hague told the BBC that an international board to oversee the distribution of aid funds needed to be established urgently.

Somalia's transitional government mandate expires in August when it is due to hand over to an elected president.
'Big question mark'
The revelations in the World Bank report come as several hundred Somali politicians meet representatives of more than 50 countries in Istanbul to try to win new funding for the long-term reconstruction of country.

The report stops short of making specific allegations, but does not rule out corruption as a possible explanation for the missing government revenue funds.

"There is a discrepancy in what comes in and there's a lack of accounting of how money has been spent," the report's author Joakim Gundel is quoted by US broadcaster Voice of America as saying.

"So that opens naturally a big question mark for sure."

The report, which looks at the years 2009 and 2010, also says the transitional government has no real accounting system nor does it publicly disclose financial statements.

Contacted by the BBC, Mr Gundel said he would not make any comment about the report until later on Friday.

But VOA reports him as saying that the missing millions could significantly bolster Somalia's security without relying on foreign donations.

The conference in Istanbul is the second major international gathering this year about Somalia's crisis.

In London in February, at talks hosted by the UK government, it was agreed that a financial management board to oversee aid should be established.

Map

"The details of this need to be finalised with the government of Somalia - and frankly I was hoping it could be done by now, by this conference in Istanbul - if it is not signed here, well then it needs to signed in the next few weeks," Mr Hague told the BBC Somali Service.

Last month, leaders of disparate Somali factions agreed to a timetable that will elect a new president by 20 August, ending the transition period of the interim government.

The Horn of Africa country has had no effective central government since 1991, and has been wracked by fighting ever since - a situation that has allowed piracy and lawlessness to flourish.

Mr Hague said it was important that those at the conference understood that deadlines were met and that the 18,000-strong African Union force in Somalia was properly funded.

"I hope it [the conference] will keep up the momentum, particularly towards a successful and legitimate political process in Somalia, towards making sure that development money can be spent properly and transparently in Somalia... And we'd like to see, of course, the continued success of African Union forces," the UK foreign secretary said.

All Somalia's rival groups have been invited to participate in the Istanbul talks, expect for the Islamist al-Shabab group, which joined al-Qaeda earlier this year.

Despite facing pressure on a number of military fronts, its fighters control much of the country.

In recent months, troops from Ethiopia and the African Union force, as well as pro-government militias, have helped government forces gain territory from al-Shabab but the militants continue to stage attacks in the capital, Mogadishu, and elsewhere.

Source: BBC News,

Rwanda : des missiles Mistral dans l'arsenal de l'armée à la veille du génocide

Quinze missiles Mistral, alors interdits à la vente, figuraient au sein de l'arsenal de l'armée rwandaise, à la veille du génocide.
Quinze missiles Mistral, alors interdits à la vente, figuraient au sein de l'arsenal de l'armée rwandaise, à la veille du génocide.
Wikipédia


 
Quinze missiles Mistral, alors interdits à la vente, figuraient au sein de l'arsenal de l'armée rwandaise, à la veille du génocide, indique un document de l'ONU, versé jeudi 31 mai au dossier d'instruction sur l'attentat contre le président Habyarimana, affirme le quotidien français Libération. La liste révélant la présence de ces missiles sol-air de fabrication française découverte par une journaliste britannique dans les archives de l'ONU a été remise aux juges Marc Trévidic et Nathalie Poux par les avocats des personnalités rwandaises, mises en examen dans cette affaire par le juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière en 2006, précise le quotidien dans son édition de ce vendredi 1er juin.




Retour en images sur l'attentat (07/04/1994)

A cette époque les missiles Mistral étaient considérés à juste titre comme des armes redoutables, à ne pas mettre entre toutes les mains. Mais les exportations de Mistral semblent commencer dès le début des années 90. Certains pays du Golfe font partie des premiers clients de ces missiles anti-aériens.
Selon la base de donnée du l'Institut international de recherche sur la paix basé à Stockholm, la Belgique a aussi reçu des Mistral entre 1993 et 1994.
Aujourd'hui encore, du côté du constructeur MBDA (Matra-Défense et de BAe Dynamics), comme du côté du ministère de la Défense, on ne souhaite pas publier la liste des pays utilisateurs du Mistral.

Le Mistral, qu'est-ce que c'est ?
01/06/2012
par Olivier Fourt
Alors des missiles Mistral ont-ils pu se retrouver au Rwanda en 1994? On sait qu'à l'époque la collaboration militaire entre Paris et Kigali était très étroite... reste que ces missiles étaient considérés comme très sophistiqués, pas forcément adaptés aux budgets et aux besoins des armées africaines, qui utilisaient plutôt des missiles sol-air d'origine soviétique, en revanche, les troupes françaises opérant sur le continent utilisaient régulièrement des missiles anti-aérien de ce type pour assurer leur protection.

Que sait-on du missile utilisé contre le président rwandais Habyarimana ?
Depuis l'attentat en avril 1994 contre le président rwandais Juvénal Habyarimana (événement déclencheur du génocide contre les Tutsis), il n'y a quasiment pas eu de débat sur le type d'arme utilisée. Les interrogations ont le plus souvent porté sur le lieu des tirs et l'identité du ou des tireurs. C'est un missile soviétique qui est systématiquement désigné. Toutes les enquêtes suivent la même piste : ce sont deux missiles SAM 16 qui auraient été utilisés contre le Falcon 50 du président rwandais.
Ces missiles sol-air, développés dans les années 70-80 par les Soviétiques, sont au moment des faits très répandus dans le monde. Selon l'ONG Human Rights Watch, l'armée du Rwanda en possède. L'enquête la plus récente, celle du juge français Marc Trévidic, dont le rapport ballistique est sorti en janvier dernier, va dans ce sens. Le magistrat présente 53 types d'armes qui auraient pu être utilisées. Fabrication, capacité, portée, chacune est présentée de façon détaillée. Dans sa conclusion, le juge français écrit : « Le système d'arme le plus susceptible d'avoir été mis en oeuvre serait le SAM 16 ».
Quinze jours après l'attentat, deux tubes de lancement de ce missile auraient été retrouvés dans la zone de Masaka. Cette découverte révélait une possible implication du Front patriotique rwandais. Marc Trévidic affirme qu'elle n'a pas influencé son enquête. Néanmoins, l'intégralité de son rapport de 338 pages se base sur l'utilisation possible de ce type de missile soviétique. Les missiles français, les Mistrals 1 et 2 sont également analysés. L'expertise indique : « Largement diffusé mais trop récent, ce matériel n'a pas pu être utilisé lors des faits ».

Source: RFI, Article publié le : vendredi 01 juin 2012 - Dernière modification le : vendredi 01 juin 2012

RWANDA: Rwanda committed to int’l peace, says Mushikiwabo

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Foreign Affairs Minister Louise Mushikiwabo awards a certificate to Brig. Jane Spalding at the closure of a two-week UN Senior Mission Leaders’ Course in Kigali yesterday. Looking on is Defence Minister Gen. James Kabarebe. See story on page 2. The New Ti


Rwanda is committed to bringing peace to the world “despite continued attempts from the international community to tarnish its image”, the Minister of Foreign Affairs, Louise Mushikiwabo, said yesterday.
It’s Rwanda’s conviction that what is important is not what we didn’t do right at some point in the past; it is how better one can do things right today and keep improving as time goes by
She was officiating at the closure of a two-week UN Senior Mission Leaders Course (UNSMLC), held in Kigali.

“Rwanda values peace; Rwanda is committed to the course of peace…committed to anticipating, making and keeping peace where it is needed,” said Mushikiwabo.

The course, which was attended by about 45 senior military and civilian personnel from around the world, including four Rwandans, was meant to prepare candidates for senior leadership roles in UN peacekeeping missions.

The course prepares candidates for assignments such as special representatives of the UN Secretary General (SRSGs), Force Commanders, Police Commissioners and Directors of Mission Support.

Rwanda is the 6th leading contributor of peacekeepers, with about 3,200 soldiers in the United Nations African Union Hybrid Mission in Darfur, (UNAMID), the world’s biggest peacekeeping operation, and 850 in South Sudan under the UN Mission in South Sudan (UNMISS). It also maintains about 500 police officers at various missions.

Mushikiwabo noted that it was relevant and timely that the programme took place in Rwanda as the country is building its own peace academy.

The Minister said the country is committed to developing Rwanda Peace Academy, which conducted the course, “as a natural destination for these very variable courses.”

“I hope you had time to talk to average Rwandans to understand their perception about the failure of the international community in this country in 1994, or how far the unity and reconciliation process has gone or the understanding and contribution to the governments in the post conflict reconstruction processes that we have sustained over the last 18 years,” stated the minister.

Rwanda’s experiences, both in rebuilding the country and peacekeeping operations, she explained, should offer beneficial insight that can only supplement such structured.

She highlighted strong development, good economic growth as important pillars of the entire Rwanda’s reconstruction process.

The 1994 Genocide against the Tutsi, she noted, should provide lessons on the failure of leadership, both national and international.

“We as a people want to share our commitment and show that it is possible to rebuild a country from scratch and go beyond and be part of building other countries’ after conflict,” the minister said.

“As contemporary leaders, whether of the UN, regional organisations, governments or even our own families, it’s Rwanda’s conviction that what is important is not what we didn’t do right at some point in the past; it is how better one can do things right today and keep improving as time goes by keeping peace.”

“Rwanda has urged MONUSCO to focus on the protection of civilians first and foremost, and desist from any political inclination that would counter its own mission.”

The BBC, recently, reported that the UN’s most expensive mission, MONUSCO, reported that Rwanda was supporting rebels in the eastern DRC.

Rwanda described the reports as “categorically false and dangerous rumours.”

“We intend to engage with MONUSCO and other stakeholders to keep finding the best ways of protecting the people of DRC and to bring stability to this region which has way too long caused instability stemming from the 1994 genocide in Rwanda,” said Mushikiwabo.


Contact email: bosco.asiimwe@newtimes.co.rw
Author: Bosco R. Asiimwe
Source: Newtimes, June 02, 2012

RWANDA: How a killer saved my life – Mukakabanda

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Murambi Genocide Memorial

Nyamagabe – For many years, the name ‘Murambi’ evokes memories of the merciless slaughter of over 50 000 Tutsi lured by local leaders to gather at what was meant to be a technical school, with promises of protection and food.

As she recollects events of the 1994 Genocide against the Tutsi, one thing that keeps nagging Juliet Mukakabanda is the fact that she was indeed saved by a killer.

Mukakabanda, 48, one of the survivors of the killings in Murambi in the former Gikongoro Prefecture, testifies how “the site was turned up into a death camp for the Tutsi”.

“During the Genocide, I was married with three children. My two young boys were killed alongside my husband, with whom we sought refuge at the then unfinished Murambi technical school,” she recalls as she narrates her ordeal.

However, only 13 people would eventually survive the carnage mounted by Interahamwe militia together with government soldiers. Today, the question of how such a big number perished in a few days remains unanswered.

For those who have not been at the site, Murambi is located between elevated hills making it easy for anyone from one of those hills to easily monitor any activity or movement at the site.

“After the plane carrying former president Juvenal Habyarimana was downed [on the night of April 6, 1994], Tutsi in this area began witnessing death. Our houses were burnt and Interahamwe started hunting and killing us,” said Mukakabanda.

“We started realising that we were no longer safe when even our neighbours and those we thought were our friends started hunting us. I, together with my husband and our three children, first sought refuge at a nearby Pentecostal church thinking that we would be safe. We thought that like in 1963, where no one was killed inside churches, we would be untouchable as it was a sacred place.

When we arrived at the church, there were already hundreds and hundreds of Tutsi. A few days later, the former Bourgmestre on orders of Prefet Laurent Bucyibaruta , ordered us to come to Murambi. There were a lot of people. All classrooms were full.

After gathering here, she narrates, they cut the water supply and the refugees were obliged to go look for water down the hills.

However, it was impossible as anyone who dared to climb down the hills was immediately killed by Interahamwe. People died of thirst.

“Once here, we had no chance to leave. We then realised that it was a way of gathering us so that we could easily be killed.”

“The Gendarmes (the equivalent of police) then came and ordered the head count of all refugees at this place under the pretext of getting us food supplies,” she said.

The following days, according to Mukakabanda, they struggled to get what to feed on and fears of the militias downhill were heightened.

According to her, the militias at first feared to strike because the refugees were in large numbers which bought them two weeks at the school.

“On April 19, the interim President Theodore Sindikubwabo visited this area and delivered a speech, in which he instructed all local leaders and Interahamwe militias to ‘finish off the job’. That was a coded way of telling them to exterminate all Tutsis.

“On April 21, at around 3.00am, we heard bullets being fired in our direction. The courageous among us organised a resistance as it was now clear that we were going to die. We started collecting stones and bricks to defend ourselves but it was not possible because you cannot fight someone with a gun using stones.”

She said the attackers included armed gendarmes, prison warders and soldiers accompanied by many Interahamwe militias.

“There was shooting all over the place and grenades were hurled at us. Interahamwe militias followed them finishing off the injured. It was so horrible.”

“Finally, they arrived in the room we were in with my husband. He was bleeding. My husband implored them not to kill me and told them I was a Hutu. But they refused to buy this.

He suddenly pushed me outside the room as we were standing close to the door.

“Militias then took me and encircled me. I saw so many people dead and so many killers brandishing machetes. I was carrying a one month child on my back.

“As one of them threatened to finish me, I heard in the crowd of killers one of them threatening to avenge my death. They started discussing. They later asked me to give them the kid I carried, saying they cannot let a Tutsi born child be saved. But I could not get the courage to hand her over to them.

“Later that day, the killers left me with the man who threatened to revenge my death and continued killing others who were not dead. He accompanied me until I reached my birthplace in Gasarenda.

“I saw so many Tutsi dead and others being killed. At several road blocks, they threatened to kill me but ‘my killer-defender’ kept pleading for me.

“I lived in hiding until the RPA (the armed wing of RPF at the time) soldiers put an end to the Genocide.”

After narrating her ordeal, Mukakabanda says she has not set eyes on the man who saved her life but took many of others, ever since.

Source: Newtimes, June 02, 2012
 
Author: Jean Pierre Bucyensenge

Friday, June 1, 2012

RWANDA: L'armée rwandaise aurait possédé des missiles sol-air français à la veille du génocide

L'épave de l'appareil du président Juvénal Habyarimana, tué dans un attentat le 6 avril 1994. L'épave de l'appareil du président Juvénal Habyarimana, tué dans un attentat le 6 avril 1994. © Bouju/AP/Sipa
Versé jeudi au dossier de l'enquête française sur l'attentat contre Juvénal Habyarimana, un document de l'ONU indique que l'armée rwandaise possédait des missiles français à la veille du génocide de 1994.
Trouvé fortuitement par une journaliste britannique dans les archives de l'ONU, un document indique qu'à la veille du génocide, en 1994, l'armée rwandaise possédait quinze missiles sol-air Mistral, de fabrication française et alors interdits à la vente.
Dans son édition de vendredi, le quotidien français Libération précise que la liste qui révèle la présence de ces missiles a été remise jeudi aux juges Marc Trévidic et Nathalie Poux par les avocats des personnalités rwandaises mises en examen dans cette affaire par le juge Bruguière en 2006. Jeudi était aussi le dernier jour du délai offert à toutes les parties civiles pour commenter ou contester l'expertise balistique rendue publique le 10 janvier dans le cadre de l'enquête des juges français.
Celle-ci indiquait que les tirs de missile du 6 avril 1994 contre l'avion du président Habyarimana - attentat qui est considéré comme le déclencheur du génocide rwandais – émanaient du camp de Kanombe, importante base des Forces armées rwandaises (FAR, loyalistes), jouxtant l'aéroport et la résidence présidentielle au sud-est. Une thèse étayée depuis 2009 par le pouvoir de Paul Kagamé qui dirigeait en 1994 la rébellion tutsie du Front patriotique rwandais (FPR).
"Enfumage constant"
Le document de l'ONU est une mauvaise nouvelle de plus pour les anciens officiers rwandais inculpés par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). Depuis 1994, ils ne cessent de nier un quelconque rôle dans l'attentat, avec le principal argument qu'ils ne possédaient pas de missiles.
Mais pour Libération, la présence de missiles dans les stocks de l'armée rwandaise n'est pas un élément déterminant de l'enquête en cours du juge Trévidic. Elle incite surtout à se poser des questions « sur l'enfumage constant de ce dossier », selon les propos de Bernard Maingain, l'avocat des officiels rwandais mis en examen.
(Avec AFP)


Source:  Jeune Afrique, du 01/06/2012 à 09h:47