Friday, July 27, 2012

Rwanda: les Pays-Bas suspendent l’aide


Paul Kagame dément tout soutien au rebelles du M23.

La pression internationale monte sur Paul Kagame, le président du Rwanda, pour mettre un terme au soutien présumé du Rwanda à la rebellion du M23 en République démocratique du Congo.
Les Pays-Bas ont suspendu une aide budgétaire de 5 millions d’euros en réponse au rapport d’un groupe d’expert de l’ONU mettant en cause plusieurs haut responsables du régime rwandais dans son soutien direct de la rébellion au Nord Kivu, avec des armes, des munitions et des combattants.
 
Les Pays-Bas sont le premier pays européen à suspendre leur aide au Rwanda.
L’argent prévu devait être utilisé pour améliorer le système judiciaire du Rwanda.
Il y a quelques jours, les Etats-Unis, fidèle allié de Kigali, avaient gelé une aide militaire de 200.000 dollars, un signal inédit de Washington.
Le ministre néerlandais des Affaires étrangères a indiqué qu’il allait consulter ses partenaires de l’Union européenne pour déterminer une position commune sur l’aide au développement au Rwanda, en fonction de la réaction officielle de Kigali au rapport de l’ONU, et des développements sur le terrain. L
es pays scandinaves au conseil d’administration de la Banque africaine de développement ont également forcé le report d’une décision sur le versement de 39 millions de dollars d’aide budgétaire, signe que Paul Kagame est en train de se mettre à dos des alliés européens.
Le Royaume-Uni, le plus gros donateur d’aide d’aide à Kigali, est pour l’instant plus prudent.
“Si le Rwanda a violé des résolutions du Conseil de sécurité sur l’embargo des armes, nous devront réévaluer notre position”, a indiqué le ministère britannique des Affaires étrangères.
“Cependant, suspendre le programme d’aide ferait uniquement du tort à ceux qui ont le plus besoin de nous”.
Le gouvernement de Paul Kagame a été longuement soutenu par la communauté internationale, et salué pour la manière dont il a utilisé l’aide pour réduire la pauvreté et promouvoir la croissance économique.
Kigali dépend de l’aide internationale pour plus d’un tiers de son budget.
Le Rwanda a reagi avec indignation aux accusations de soutien de la rébellion du M23 en RDC, niant toute implication, et rejetant les méthodes des experts de l’ONU.

Source: BBC News, Dernière mise à jour: 27 juillet, 2012 - 10:32 GMT

Thursday, July 26, 2012

RDC/M23: Le plus grand camp militaire du Nord-Kivu,Rumangabo, est tombé, forces gouvernementales en débandade.

Hier la respectable radio okapi annonçait la conquête du camp de Rumangabo par les forces gouvernementales-FARDC- camp militaire qui était quasi vide. En effet, les forces du M23 étaient positionnées quant à elles sur les collines avoisinantes. Cette annonce de victoire précipitée vient hélas d’être contredite par la rentrée du M23 dans le dit camp militaire, et ayant comme corollaire la fuite précipitée et désordonnée des forces républicaines. Et dans le Binza, le Colonel SADAM ancien PARECO vient d’investir la cité de Mabenga, repoussant la coalition FARDC-FDLR-Maimai sur la route de la fuite honteuse. Des détails dans notre prochaine édition.

Author: Super User, Créé le jeudi 26 juillet 2012 15:04



Mis à jour le jeudi 26 juillet 2012 15:04

RDC/Rébellion du M23 : l’appui de la Monusco aux FARDC est d’abord dissuasif

              
 
Bunagana, Nord Kivu, le 23 mai 2012, les casques bleus indiens de la Monusco avec leur blindé dans la cité de Bunagana avant sa chute entre les mains des mutins du M23. © MONUSCO/Sylvain LiechtiBunagana, Nord Kivu, le 23 mai 2012, les casques bleus indiens de la Monusco avec leur blindé dans la cité de Bunagana avant sa chute entre les mains des mutins du M23. © MONUSCO/Sylvain Liechti
La Mission des Nations unies pour la stabilisation de la République démocratique du Congo (Monusco) appuie les Forces armées de la RDC depuis le déclenchement de la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23) au Nord-Kivu. Le porte-parole militaire intérimaire de la mission onusienne, le commandant Thibaut De Lacoste a expliqué mercredi 25 juillet que ce soutien consiste dans un premier temps à la démonstration avant de recourir à la force si les rebelles franchissent la ligne rouge.

« Cette démonstration de force consiste en un survol bas de l’aéronef au-dessus des positions qui ont été identifiées et permet de passer le message selon lequel les individus au sol ont été repérés et qu’on peut les surveiller et suivre leurs évolution», a déclaré le commandant Thibaut De Lacoste au cours de la conférence hebdomadaire des Nations unies au quartier général de la Monusco.
Il a indiqué que le deuxième pallier consiste à « tirer des fusées éclairantes qui sont un peu visibles ».
« Elles ont pour but de dire : attention, nous ne vous avons pas seulement vu mais nous sommes aussi capables d’ouvrir le feu sur vos positions », a-t-il précisé.
Selon lui, les forces de la Monusco pourraient recourir aux munitions réelles dans le troisième pallier.
« Les munitions réelles sont délibérément tirées à côté des positions visées. Le message est clair : nous vous avons vu, nous sommes non seulement capables de tirer mais aussi de vous avertir sur les effets éventuels de nos tirs si vous franchissez la ligne rouge », a expliqué le porte-parole militaire intérimaire de la Monusco.
La Monusco combat, depuis le déclenchement de l’insurrection des rebelles du M23 en fin avril, aux côtés des FARDC. Les deux forces ont bombardé jeudi 12 juillet des bases des rebelles du M23 dans la zone de Nkokwe et Bukima, entre 5 et 10 km à l’Est de la route qui va de Rutshuru à Goma.
Le patron de la mission onusienne, Roger Meece, avait réitéré, mardi 10 juillet, l’engagement des casques bleus dans la protection des civils dans les grandes agglomérations de la province du Nord-Kivu.
Des zones spécifiques ont été créées dans le territoire de Rutshuru au Nord-Kivu pour protéger les populations civiles contre les attaques des groupes armés. Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Félix Basse avait annoncé, mercredi 11 juillet à Kinshasa, que des bases opérationnelles ont été déployées aux alentours des agglomérations importantes du territoire pour la sécurité des populations civiles.

Source: radiookapi.net, Dernière mise à jour le 26 juillet, 2012 à 12:25

RDC/Nord-Kivu: les rebelles du M23 attaquent les FARDC à Rumangabo

 
              

Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.
Les rebelles du M23 ont attaqué tôt ce jeudi matin les positions des Forces armées de la RDC (FARDC) par le marché de Rumangabo à 50 km au Nord de la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu. Un officier militaire sur place affirme que l’armée régulière riposte aux tirs des rebelles qui tentent de prendre la localité de Rumangabo, pourtant reprise hier par les FARDC.
L’armée congolaise compte poursuivre sa progression vers le chef-lieu du territoire de Rutshuru, affirme un notable dans la région.
Les troupes loyalistes, en provenance des localités de Kibumba et Ruragi environ 40 km de Goma, sont déjà dans la localité de Katale, à une quinzaine de kilomètres de Rutshuru-centre, affirme un officier militaire.
Des habitants sur place affirment que les rebelles contrôlent depuis hier mercredi les localités Kiwanja, Kalengera ainsi qu’à Rutshuru-centre où un calme apparent règne après d’âpres combats qui les ont opposés aux FARDC.
La majorité de population de ces localités a trouvé refuge autour de la base des casques bleus de la Monusco.
Les FARDC étaient parvenues à repousser les rebelles au cours des combats qui ont eu lieu mercredi dans la matinée à Rutshuru-centre. Mais, des témoins sur place ont attesté que le M23, qui a renforcé ses troupes, avait repris le contrôle de cette cité l’après-midi.
Ces rebelles tenaient aussi leurs positions à Kalengera, 60 km de Goma, d’où les FARDC tentaient de les déloger, selon toujours des témoins.

Source:  radiookapi.net, Dernière mise à jour le 26 juillet, 2012 à 1:28   

RDC: nouveaux combats au Nord-Kivu

       
Des rebelles du M23 à Kavumu, dans le Nord-Kivu.
Des rebelles du M23 à Kavumu, dans le Nord-Kivu.
Photo AFP/ Mélanie Gouby

                     
Les rebelles du M23 ont repris ce mercredi 25 juillet le contrôle des localités de Kiwanja et de Rutshuru-centre. La mission de l'ONU en RDC (la Monusco) affirme également qu'ils ont attaqué une base des casques bleus dans cette localité de Kiwanja, à 80 kilomètres au nord de Goma. Des accusations démenties par les rebelles du Mouvement du 23 mars.

       
Selon une porte-parole de la Mission des Nations unies en RDC (Monusco), les rebelles du M23 ont ouvert le feu en début d’après-midi ce mercredi 25 juillet sur la base des casques bleus indiens à Kiwanja.
Ces tirs ont blessé un casque bleu indien et tué un enfant dont l’âge n’a pas été révélé. Un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), qui était grièvement blessé, a lui aussi succombé de ses blessures quelques temps après.
L’enfant tué avait trouvé refuge dans cette base de soldats onusiens, comme d’ailleurs la grande partie de la population de Kiwanja, précise la Monusco.
Joint par téléphone, le porte-parole des mutins du M23 rejette les faits. Selon Vianney Kazarama, ses troupes ont certes récupéré Kiwanja et Rutshuru, mais n’ont pas ouvert le feu sur les soldats de l’ONU. Il accuse plutôt les casques bleus de partialité, et d’avoir tué 9 personnes à Rugari, à 40 kilomètres de Goma, mardi dernier au cours des bombardements. Informations que rejette la Monusco.
Du côté FARDC, on reconnaît la violence des combats de ce mercredi. A Rutshuru et Kiwanja, mais on avance aucun bilan. Un calme apparent est revenu dans la soirée.
    
 Source:  RFI, Article publié le : jeudi 26 juillet 2012 - Dernière modification le : jeudi 26 juillet 2012         

DRC: Uneasy calm inside Congo's rebel-held territory

Rebel soldier on the Uganda-DRC border  
The Democratic Republic of Congo is facing its most serious crisis for years, as a growing rebellion makes significant advances in the mineral-rich east of the country. The BBC's East Africa correspondent, Gabriel Gatehouse, has gained access to territory controlled by the rebels.
An uneasy calm pervades the frontier town of Bunagana. By day, impromptu markets spring up. There is a brisk trade in shoes, empty beer bottles and sacks of tiny dried fish.
Small groups of rebel soldiers patrol the main thoroughfare, a pot-holed mud-track that winds its way from the Ugandan border westwards into the Democratic Republic of Congo.
By night, residents say, Bunagana becomes a frightening and dangerous place, where armed men, often drunk, roam the streets.

“Start Quote

 Maj John Musinguzi.
My men fought even though they had nothing to eat, but the Congolese army cannot win a war this way”
Maj John Musinguzi Army defector
Many prefer to walk across the border as dusk falls, crossing back into Congo in the morning. These people are dubbed "night-commuters."
"I lost everything," says Michel, a farmer.
At 65 years of age, he has seen more than his fair share of conflict. But he says the past few months have been some of the worst.
When the fighting reached Bunagana, Michel fled. When he returned, his crops and his farming implements were gone.
He says he can't be sure who stole his means of earning a living. Both the rebels and the regular Congolese Army have been accused of looting.
"They were soldiers, that's all I know," he says.
Fleeing rape The rebel ranks are swelled by a steady stream of defectors.
In Bunagana we met two new recruits - Lt Col Justin Papy and Maj John Musinguzi.
Trade continues in Bunagana Market traders work during the day in Bunagana, but many people cross into Uganda at night
Both had deserted four days previously. Both said they were motivated by the abysmal conditions in the Congolese army - salaries that amount to less than $100 (£65) per month for a senior officer - and which in any case often go unpaid - corruption, inefficiency, even a basic lack of accommodation for the men.
"One day we had to fight for four days in the bush with no food," said Maj Musinguzi.
"My men fought even though they had nothing to eat. But the Congolese army cannot win a war this way."
M23, as the rebel movement is known, do not appear to have huge numbers of men.
But they are growing in confidence. As recently as early July, Bunagana was home to a sizeable contingent of United Nations peacekeepers.
Now, the hill once occupied by the "blue-helmets" is a strategic rebel position overlooking the town.
The UN forces melted away in the face of the rebel advance.
The fighting has forced more than 200,000 people to flee their homes. Some of these families now live in the Nyakabande Transit Centre across the border inside Uganda.
Recent arrivals tell horrific stories. Noelle came to the camp last week, with her husband and three children.
"We saw the rebels coming from the mountain," she remembers.
"First we wanted to stay in our village. But then we saw that husbands, men who were strong, were taken by force. Children too.
"Then some of the women were raped in our village. That is why we decided to come here."
Ethnic tensions The rebels deny accusations of rape, of looting, and of forcibly recruiting young men and even boys to join their ranks and fight.

Troublesome neighbours

Map
  • April-June 1994: Genocide of Tutsis in Rwanda
  • June 1994: Paul Kagame's Tutsi rebels take power in Rwanda, Hutu fighters flee into Zaire (DR Congo)
  • Rwanda's army enters eastern Zaire to pursue Hutu fighters
  • 1997: Laurent Kabila's AFDL, backed by Rwanda, takes power in Kinshasa
  • 1998: Rwanda accuses Kabila of not acting against Hutu rebels and tries to topple him, sparking five years of conflict
  • 2003: War officially ends but Hutu and Tutsi militias continue to clash in eastern DR Congo
  • 2008: Tutsi-led CNDP rebels march on North Kivu capital, Goma - 250,000 people flee
  • 2009: Rwanda and DR Congo agree peace deal and CNDP integrated into Congolese army
  • 2012: Mutiny led by former CNDP leader Bosco "Terminator" Ntaganda
They deny, too, the growing evidence that their movement is being supported by neighbouring Rwanda. But many in the M23 movement are former members of another armed group, the CNDP.
In 1994, following the genocide in Rwanda, around a million ethnic Hutus fled across the border into DR Congo.
With them went some of the killers who had been responsible for the deaths of hundreds of thousands of Tutsis.
These former "genocidaires" formed themselves into an armed group called the FDLR. The CNDP was originally set up as a "defence force" to counter the FDLR.
There are fears that this latest rebellion could reignite old ethnic tensions.
Goma is the region's biggest town and it is still under government control.
We met Antoine, a Congolese Tutsi there. Recently he and some friends were attacked by a mob outside their university campus.
The attackers arrived on motorbikes, throwing stones and shouting at them to "go back to Rwanda".
Antoine believes the attack was ethnically motivated - being a Rwandan-speaking Tutsi, he says, he is automatically associated with M23.
"The police came but they didn't disperse the attackers. They simply rounded up the people who were being attacked and transported them to the border with Rwanda."
'People are dying' Having retreated from Bunagana, UN peacekeepers have formed a "security cordon" around Goma.
The deputy commander of the force, Maj Gen Andrew Foster, says his men are working in conjunction with the Congolese army to thwart any attempt by the rebels to advance on the town.

“Start Quote

We have no confidence in them [the UN peacekeepers]”
Goma resident
"We are here to support the Congolese government and its army in dealing with the armed groups. Particularly where it is a threat to the local population."
But, with more than one rebel group to deal with and only 18,000 men to cover an area the size of western Europe, his force is stretched thin.
On the streets of Goma, life continues much as normal.
Many here are used to the looming threat of rebel invasion. But people are sceptical that the UN has what it takes to defend them and their town.
"We have no confidence in them," one young man says, as a UN convoy of white-painted armoured vehicles rumbles along the main thoroughfare.
"Congolese people are dying and they do nothing."
Many people, especially in the remoter villages, do in fact rely on UN forces to protect them when fighting breaks out, sometimes taking shelter in their bases.
But the reality is that the peacekeepers are perceived as ineffectual, both by the people they are mandated to protect, and by the rebels themselves.

Source: BBC News, 24 July 2012Last updated at 11:29 GMT

RDC/GOMA : KAHONGYA, SUKISA ET SES MOTARDS, ARMES D’EPURATION ETHNIQUE.


Il y a quelques jours, la ville de Goma se retrouvait brusquement en proie à la folle démence de monsieur NDAYAMBAJE Sukisa et d’une série de motards, de jeunes voyous et des sheges ayant comme mot d’ordre : « se payer du tutsi », quelque soit l’âge et le sexe. On se serait cru au bon temps de 1996, sous le règne du gouverneur MOTO MUPENDA, époque peu héroïque d’une chasse urbaine et effrénée du tutsi, et dont l’une des images mémorables reste bien sûr la traversée forcée de la grande barrière du conseiller principal du dit gouverneur, l’actuel sénateur Edouard MWAGACHUCHU, frappé aujourd’hui d’amnésie aigue, le coltan et la cassitérite l’ayant rendu sourd, muet, et aveugle.
Aux deux postes douaniers de la ville, les évènements resteront dans les mémoires par l’arrivée des motards fous et déchainés obligeant les agents de douanes à fermer leurs bureaux, injuriant les tutsis, le président Paul KAGAME et tous les saints du paradis. En ville, la chasse à l’homme est déclenchée : installation de barrière pour contrôler les véhicules et y extraire tout individu ayant un profil tutsi ou des ascendances évidentes. Passages à tabas pour les plus chanceux, enlèvements et disparussions jusqu’à ce jour pour ceux qui auront voulu se défendre dans la dignité. Prises d’assaut des institutions d’enseignements supérieurs et universitaires pour y extraire tout étudiant rwandais ou tutsis congolais, avec pour prime, tabassage, viol pour les filles dans les toilettes et bureaux, bref la totale, la bestialité dans toute son horreur. Les mamans rwandaises commerçantes qui tous les jours arrivent dans les marchés de Goma pour les approvisionner en légumes, viandes, lait, etc. voient, tétanisées, leur produits écrasés et dispersés sur la rue, leurs pagnes arrachés et sont obligées à rentrer nues au Rwanda.

A travers les rues de Goma ces sont des véritables drames qui se jouent devant le regard impassible de la MONUSCO, qui laissent ces pasdarans de la modernité congolaise accomplir leur sombres besognes. Leur attitude nous a rappelé le triste temps de la MINUAR dans la république voisine du Rwanda. Autre temps, autre lieu, mais même attitude devant l’avilissement des palestiniens de la RDC, que sont les tutsis de ce pays dont pourtant les populations et ses dirigeants ne cessent de vanter à longueur de discours, leur sens éternel de l’hospitalité.

Ce jour là, Dieu a décidé de ne point intervenir pour sauver certaines victimes disparues probablement dans les eaux profondes du lac Kivu du côte des geôles et cachots sinistres de KINYOGOTE, préférant simplement inscrire ces crimes odieux et charges de haine au livre des comptes du peuple congolais, qu’il leur ouvrira aux derniers jours des temps, leur posant simplement la question comme à Caen : « mais qu’avez-vous fait des vos frères tutsis ? » voila pour le macabre scenario de ce jour et ses acteurs.

Voyons maintenant les producteurs, scénaristes et metteurs en scènes de ce triste film.

Deux jours avant ce triste évènement se sont réunis à trois reprises l’équipe de tournage en la résidence du gouverneur Julien PALUKU, constituée de ce dernier, des colonels Innocents GAHIZI et KABUNDI, du Mai-mai Mongol MIGANDA et du patron des motards de Goma, le virulent NDAYABAJE Sukisa. Raison de la réunion : planification du pogrom tutsi dans la ville de Goma. Il faut créer la peur, il faut des éliminations, des enlèvements, instaurer la terreur, etc.… bref 50 000 dollars américains sont débloqués à cet effet car il faut fermer les yeux de certains messieurs de la police et des services spécialisés.


Comment notre rédaction le sait-il ? l’un de ces messieurs, probablement en mal de positionnement, préviendra le M23 le matin du crime, mais hélas trop tard pour bloquer le sinistre mécanisme, si mal monté d’ailleurs qu’ironie du sort, le colonel KABUNDI sera lui-même victime de certains spadassins de motards qui ne le connaissant pas, et qui s’en prendront physiquement à lui au rond point signers, délit de facies oblige.

La suite est moins connue mais la voici. Le M23, alerté par des nombreux sympathisants de Goma réagit directement en contactant quelques chancelleries à KINSHASA, qui après une rapide vérification des faits interpellent le ministre de l’intérieur qui a son tour demande au gouverneur d’arrêter l’opération. Et voici le gouverneur se fendre d’une déclaration pleurnicharde de veuve éplorée, dénonçant avec trémolos les dérives très condamnables des motards, affirmant qu’un climat interethnique serein règne au Nord-Kivu et patati et patati. Déclaration lamentable, pitoyable, peu crédible surtout venant d’un tel personnage.



Il n’a été question d’aucune enquête pour agression, vandalisme, enlèvement, coups et blessures, d’aucune arrestation des personnes pourtant bien identifiées, de destruction méchantes de biens tiers, rien de rien de tout ne cela. A croire que cette campagne de haine, de destruction, d’atteinte à l’intégrité physique de personnes, d’enlèvement, de viol, bref que cette journée fut un jour comme un autre et que rien de tout cela n’a vraiment existé.

Or MENDE « Oh ! Ma langue Ah ! », Qui lui a des enfants à KIGALI, a suspendu le DG de la RTNC pour propagation de haine ethnique à travers la chaine nationale par la diffusion en directe de la matinée folle du PPRD à la Fikin. Voilà un homme qui sait protéger ses arrières et n’a aucune envie de se retrouver à la Haye.

Quant à notre sacré KAHONGYA, toujours farceur et m’enfoutiste mauvais chic mauvais genre, il doit se mettre en tête que la justice du M23 ne l’oubliera point.


Source: http://www.soleildugraben.com