Tuesday, March 1, 2011

RDC: Top Congolese FDLR ally killed

DR CONGO - A Congolese army renegade, Col. Emmanuel Nsengiyumva, allegedly linked to the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) was killed, last Saturday.
Maj. Olivier Hamuli, a Congolese army spokesperson in North Kivu, says Nsengiyumva, leader of the Patriotic Front for the Liberation of Congo (FPLC), was killed during operations in a zone called Binza, in North Kivu.
The FDLR are remnants of the former Rwandan army (Ex-FAR) and Interahamwe militia responsible for the 1994 Genocide against the Tutsi.
They are reported to be working closely with FPLC in their insurgency that has left many people dead in the eastern DRC.
Hamuli said the slain colonel was allied to the FDLR’s Suki group and thus a target of the ongoing operation Amani Leo that is being carried out jointly by the Congolese military and the UN Mission in DRC, MONUSCO.

Source: Newtimes, Wednesday, March 2, 2011
Author: James Karuhanga

LIBYE: Terré dans Tripoli, le dirigeant libyen ne contrôle plus les champs de pétrole

Les champs de pétrole libyens seraient sous le contrôle de l'opposition, mais les exportations sont taries. Le Pentagone positionne des forces. Khadafi contrôle toujours Tripoli.

Après quatorze jours d'insurrection, l'opposition libyenne, regroupée sous l'égide d'un conseil national indépendant, contrôlerait désormais les principaux champs de pétrole, ainsi que l'essentiel du territoire libyen. Mouammar Kadhafi et les forces qui lui sont encore loyales seraient eux confinés à une partie de Tripoli et sa région. Aux abois, après quarante-deux ans de pouvoir sans partage, le dictateur essayait hier de reprendre la troisième ville libyenne, Misrata. « Mon peuple m'adore. Ils mourraient pour me protéger » a-t-il assuré à des médias étrangers.

La prise de contrôle des champs pétrolifères par l'opposition faisait dire hier au commissaire européen à l'Energie, Günther Oettinger, qu'une reprise des exportations était probable à court terme. Pourtant, les livraisons de brut libyen sont pratiquement arrêtées actuellement, a-t-on appris hier d'une source maritime. Le gisement Hamada a stoppé sa production et les gisements orientaux de Sarir, Nafoura et Misla ne fonctionnent qu'à la moitié de leur capacité.

La Libye, 17e producteur mondial de pétrole, avec 1,7 million de barils par jour (MBJ) sur un total mondial de 88 MBJ en janvier dernier, et 12e exportateur, avec 1,5 million de barils, presque exclusivement destinés à l'Union européenne, est un acteur important du marché pétrolier. Mais son absence peut facilement être compensée par l'utilisation de capacités tampons en Arabie saoudite. La flambée actuelle des cours du pétrole s'explique davantage par une crainte de déstabilisation des monarchies du golfe Persique que par l'absence de livraisons libyennes.

Un sommet européen
Confronté à la double menace de massacres à grande échelle et d'une vague de réfugiés, les pays occidentaux réfléchissaient, hier, à de nouvelles pressions. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a souligné que « toutes les options sont sur la table ». La veille, elle avait offert « t oute l'assistance nécessaire » des Etats-Unis à l'opposition libyenne, face à un dictateur accusé d'avoir fait tirer des avions sur des manifestants, ce qui serait passible de la Cour de justice internationale pour crime de guerre. Cette dernière a ouvert, hier, une enquête préliminaire sur les crimes commis en Libye. Le Pentagone a fait savoir hier qu'il positionnait des forces navales et aériennes autour de la Libye. Mais Hillary Clinton a exclut des frappes navales, tandis qu'un porte parole du Conseil national indépendant récusait toute « ingérence ou intervention militaire extérieure », ajoutant que « le peuple libyen peut arriver tout seul » à renverser Kadhafi. Il accepterait cependant volontiers des renseignements ou l'instauration d'une interdiction de survol afin d'empêcher l'aviation de Kadhafi d'acheminer des mercenaires ou de procéder à des bombardements. Londres plaide pour cette option, mais Paris a prévenu qu'il n'agirait qu'avec un feu vert de l'ONU et de l'OTAN.

L'Union européenne réfléchit, pour sa part, à la possibilité de convoquer « en fin de semaine » un sommet extraordinaire, à la demande de Paris et Londres, selon l'Elysée. Les Vingt-Sept ont aussi annoncé hier leur propre sanctions contre le colonel Kadhafi et 25 membres de sa famille, deux jours après les Etats-Unis et l'ONU. Washington a indiqué avoir déjà bloqué 30 milliards de dollars d'actifs libyens.

Author: YVES BOURDILLON


Source:  Les Echos, du 01/03/11 | 02:00

RDC: Tentative de coup d’Etat en RDC ?

Que veulent et qui sont les mystérieux assaillants de la résidence présidentielle, en République démocratique du Congo (RDC) ? Des hommes non identifiés ont attaqué dimanche le domicile principale du président de la République, Joseph Kabila, à Kinshasa. La garde républicaine (GR) est parvenue à reprendre le contrôle de la situation après une vingtaine de minutes d’affrontements. Les rescapés devraient être auditionnés par la justice.

Le calme est revenu à Kinshasa. Pourtant de nombreuses interrogations demeurent. Des hommes lourdement armés ont tenté dimanche d’investir la résidence présidentielle de Joseph Kabila, président de la République démocratique du Congo (RDC). L’attaque a eu lieu à 13h30 (heure locale). Les hommes n’ont cependant pas réussi à franchir le premier cordon de sécurité présidentiel. Durant quinze à vingt minutes, des tirs entre les assaillants et les hommes de la Garde républicaine (GR) ont été entendus aux environs de la résidence du chef de l’Etat, derrière le Grand Hôtel Kinshasa, dans la commune de Gombe, une zone résidentielle.

Le porte-parole du gouvernement congolais et ministre de la communication, Lambert Mende, fait état de six morts du côté des assaillants. « Six assaillants ont été tué, d’autres blessés et quelques uns ont été fait prisonniers » a -t-il déclaré à l’AFP. Le gouvernement a repris le contrôle de la situation dans l’après-midi. Pour l’heure, un total de deux morts du côté des forces de sécurité présidentielles est évoqué, selon un témoin rapporte Le nouvelobs. Les services de sécurité et la police vont interroger les assaillants qui ont été arrêtés. Ils devront répondre de leurs actes devant la justice.

Une tentative de coup d’Etat avant le élections de novembre ?

Un coup d’Etat manqué avant les élections de novembre 2011 au cours desquelles Joseph Kabila devrait briguer un nouveau mandat ? Difficile de répondre à cette question sans les déclarations des assaillants, qui n’ont pas revendiqué l’attaque. Pour Lambert Mende, « ces gens ont voulu attenter à la personne physique du président , mais le pays tourne normalement, toutes les institutions fonctionnent ».

Lors des élections de novembre, le président en exercice devrait affronter, entre autres, l’ancien président du parlement national, Vital Kamerhe, et l’ancien premier ministre Etienne Tshisekedi.

Joseph Kabila a été élu président lors des premières élections démocratiques du pays, en 2006. Il a remporté un scrutin très mouvementé face à Jean-Pierre Bemba, qui fait actuellement face à la justice internationale. Il exerce la fonction présidentielle depuis l’assassinat de son père, Laurent-Désiré Kabila, en 2001, à Kinshasa.

L’Est de la RDC est toujours en proie à l’instabilité en raison de la présence dans cette partie du pays de plusieurs groupes armés et de milices locales.

Author: Michelle Nougoum


Source: Afrik.com, du lundi 28 février 2011

RDC: Des arrestations après l’attaque de la résidence de J. Kabila

Présidée par le chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, le Conseil supérieur de la défense s’est penché, hier lundi 28 février, sur la situation qui a prévalu à Kinshasa dimanche dernier en début d’après-midi. L’on sait d’ores et déjà que des arrestations – une trentaine, selon des sources officielles – ont eu lieu dans différents services, tant de l’armée que de la sécurité. Des investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur ce grave incident, rapporte, pour sa part, la presse présidentielle. Décidément, des têtes vont tomber.

48 heures après l’attaque armée par un groupe d’assaillants, non autrement identifiés, de la résidence du chef de l’Etat, Joseph Kabila Kabange, l’on est encore loin de comprendre ce qui s’est réellement passé dimanche en début d’après-midi dans le secteur abritant la résidence du chef de l’Etat.

Hier lundi 28 février, le Conseil supérieur de la défense s’est, autour du président de la République, penché sur le sujet. Des décisions, il y en a eu sûrement à l’issue des échanges. Sans en révéler la teneur, le Conseil a dit poursuivre les investigations en accroissant notamment les mesures de sécurité en vue de garantir spécialement la tenue du prochain scrutin électoral.

Mais déjà, l’on signale des arrestations – une trentaine, selon diverses sources – dans le rang des forces armées et des services de sécurité.

Selon l’AFP, qui cite le ministre de la Communication et des Médias, « plus d’une trentaine » de personnes seraient déjà aux arrêts, « dont 16 dimanche et plus dans la nuit de dimanche à lundi ».

La même source, qui cite à ce propos des sources onusiennes, la tentative de coup de force de dimanche à Kinshasa a mobilisé une centaine d’hommes qui ont mené un assaut simultané en deux points de la capitale congolaise : la résidence présidentielle de la Gombe et le camp militaire logistique de Kokolo, dans le quartier Lingwala, juste en face du siège de la télévision nationale, RTNC. Ainsi, pense-t-elle, « loin d’être une attaque désespérée et peu organisée, l’assaut ressemble plutôt à une offensive de grande ampleur ».

Avec les arrestations, la lumière devait donc être faite dans les tout prochains jours sur ce qui s’est réellement passé le dimanche 27 février 2011 autour de la résidence du chef de l’Etat.

LA MACHINE JUDICIAIRE EN MARCHE

Selon la presse présidentielle, le Procureur général de la République s’est déjà saisi du dossier pour approfondir les investigations. « Tout naturellement, le procureur général de la République s'est saisi du dossier, et c'est à l'issue des investigations que l'on pourra connaître les motivations de ce qui s'apparente bien à une entreprise de déstabilisation de l'ordre institutionnel », note-t-elle.

Pour sa part, le Conseil supérieur de la défense, qui s’est penché essentiellement sur « la situation relative à l’attaque de la résidence du chef de l’Etat, des sièges des autres institutions et des installations de la base logistique centrale des forces armées », a, après avoir salué la bravoure des forces armées, de la Police nationale et des services de sécurité, annoncé avoir pris un « train de mesures » afin « d’accroître davantage la sécurité ».

Pour le Conseil, ces mesures sont destinées à « assurer davantage le déroulement normal des élections ainsi que le développement de notre pays (Ndlr : la RDC) ».

Les prochains jours réservent donc bien des surprises. Avec l’implication du PGR, et déjà des arrestations dans différents services stratégiques du pays, l’ont devait enfin savoir ce qui s’est réellement passé le dimanche 27 février 2011 autour de la résidence du chef de l’Etat et dans l’enceinte du camp Kokolo.

Ci-dessous, le communiqué du Conseil supérieur de la défense, rendu par le ministre de la Défense et des Anciens combattants.

Communiqué de presse du Conseil supérieur de la défense

1. Le Président de la République, chef de l’Etat et commandant suprême des Forces armées de la République démocratique du Congo et de la Police nationale congolaise, et président du Conseil supérieur de la défense, son excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, a présidé, à ses bureaux situés en sa résidence de GLM, ce lundi 28 février 2011, une réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la défense, regroupant autour de lui :

- le Premier ministre, chef du gouvernement Monsieur Muzito Adolphe ;

- Monsieur Lumanu Bwana Nsefu Adolphe, vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur et Sécurité ;

- Monsieur Mwando Nsimba Charles, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants ;

- Monsieur Thambwe Mwamba Alexis, ministre des Affaires étrangères

- Le lieutenant-général Etumba Didier, chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo ;

- L’inspecteur divisionnaire adjoint Bisengimana Charles, inspecteur général de la Police nationale congolaise, ad intérim ;

- Le général-major Massamba Mussungu, chef d’état-major de la force aérienne ;

• Le général de brigade Mbala Célestin, chef d’état-major particulier du président de la République, ad intérim.

Invités :

- Monsieur Beya Siku Gustave, directeur de cabinet du président de la République ;

- Monsieur Pierre Lumbi, conseiller spécial en matière de sécurité du président de la République

- Monsieur Darwezi, l’administrateur général de l’ANR ;

- Monsieur Beya, directeur général de la DGM.

- Le général de Brigade Kitenge Tundwa, chef d’état-major de renseignements militaires ;

- L’inspecteur divisionnaire adjoint Unyon Vakpa, directeur de renseignements et services spéciaux de la Police nationale congolaise

- Monsieur Kimbuta Yango, gouverneur de la ville de Kinshasa

- Le général de Brigade Banze Lubundji, commandant de la Garde républicaine.

2. - Un seul point a figuré à l’ordre du jour, à savoir la situation relative à l’attaque de la résidence du chef de l’Etat, des sièges des autres institutions et des installations de la base logistique centrale des forces armées.

- Le Conseil rappelle à l’opinion qu’un groupe armé a tenté ce dimanche 27 février 2011 en début d’après-midi de troubler l’ordre public en attaquant la résidence officielle du président de la République, les sièges des autres institutions et la base logistique centrale des forces armées.

- Nos forces de sécurité les ont maîtrisés faisant des morts et des capturés parmi eux.

- Le Conseil tient à adresser ses sincères félicitations aux éléments des forces armées, de la Police nationale et des services de sécurité qui ont fait montre d’efficacité contre ces assaillants

- Le Conseil a noté avec satisfaction le calme observé par notre population qui continué à vaquer à ses occupations en toute quiétude et l’appelle à la vigilance.

- Tout un train de mesures a été pris afin d’accroître davantage la sécurité, en vue d’assurer le déroulement normal des élections ainsi que le développement de notre pays.

Fait à Kinshasa, le 28 février 2011

Pour le Conseil Supérieur de la Défense

Charles Mwando Nsimba

Ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants



Source: Le Potentiel, du  01/03/2011 

RDC: la presse présidentielle donne des précisions sur l'attaque contre la résidence de Kabila (PAPIER GENERAL)

KINSHASA -- Le commando qui a attaqué le dimanche 27 février 2011 la résidence du président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila Kabange "dans les environs de la clinique de Ngaliema, commune de Gombe, à Kinshasa", était composé "d'insurgés évalué à près d'une cinquantaine d'éléments", a précisé lundi la presse du président congolais sur son site Internet. "Munis d'armes lourdes et légères en plus d'armes blanches ( machettes, flèches, couteaux), ceinturés de gris-gris, ces éléments ont été mis en déroute par la Garde républicaine à la première barrière située non loin du Grand Hôtel Kinshasa", indique la source. La même source indique que "le bilan provisoire est de deux blessés graves côté Garde républicaine et sept insurgés abattus sur le champ. Le reste du groupe s'est scindé : une partie s'étant dirigée vers le camp Kokolo, une autre ayant tenté de traverser le fleuve Congo".

"La première partie d'insurgés s'est répandue dans la commune de Kasa-Vubu où la plupart de ses éléments ont été neutralisés, tandis que celle qui a pris la direction du fleuve a été rattrapée par la force navale", indique la dépêche de la presse présidentielle, ajoutant que "pas une balle, pas une flèche n'a atteint la résidence du chef de l'Etat ; ce qui signifie que le président Joseph Kabila et sa famille sont bel et bien chez eux".

La presse du président Kabila indique également que "plusieurs signaux du rétablissement de la sécurité ont été observés le dimanche : le gouvernement n'a pas décrété un couvre-feu, le match opposant V. Club au club tanzanien Zanzibar Ocean View s'est déroulé au stade des Martyrs dans la sérénité, les Kinois ont vaqué librement à leurs occupations, le transport public n'a nullement été perturbé".

"Le lundi 28 février 2011, Kinshasa s'est réveillé avec sa bonne humeur habituelle. Tout naturellement, le procureur général de la République s'est saisi du dossier, et c'est à l'issue des investigations que l'on pourra connaître les motivations de ce qui s'apparente bien à une entreprise de déstabilisation de l'ordre institutionnel. Ceci est d'autant vrai que l'attaque ne pouvait que viser le chef de l'Etat avec toutes les conséquences que l'on devine sur la gestion de l'Etat, à quelque huit mois de l'élection présidentielle prévue pour novembre 2011", note encore la dépêche de la presse présidentielle.

"Survenant au lendemain de la prestation de serment par les membres de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui ont réussi, en moins de trois semaines, à se doter du règlement intérieur ayant obtenu l'avis conforme de la Cour suprême de justice et à se répartir les postes par la formule consensuelle alors que certains oiseaux de mauvais augure prévoyaient une énième bagarre, cette attaque porte un message clair : le rejet pur et simple de la conquête du Pouvoir par voie démocratique", commente la dépêche.

Après une allusion à l'article 5 de la Constitution congolaise qui dispose que "la souveraineté nationale appartient au peuple. Tout pouvoir émane du peuple qui l'exerce directement par voie de référendum ou d'élections et indirectement par ses représentants" la presse du président Joseph Kabila s'interroge :"pourquoi cette attaque au moment où la majorité et l'opposition ne réfléchissent plus qu'en termes d'élections !"

"II n'est pas exclu que la motivation principale (de l'attaque) soit la peur de voir Joseph Kabila rempiler..", conclue-t-elle.

Source: Xinhuanet, du 01/03/2011

RDC: Attentat contre J.Kabila : Les assaillants venaient de Brazzaville

*Un élément parmi les assaillants arrêtés portait une carte des miliciens du Mlc. *Une source de la Monusco, au lieu de s’inquiéter de l’attaque contre le Chef de l’Etat, prétend que bientôt il y aura rafle des opposants. *Le Conseil supérieur de la défense félicite les éléments des Fardc et de la police nationale pour leur intervention efficace contre les assaillants.

Les Kinois ont vécu des moments de frayeur le dimanche 27 février 2011. En début d’après-midi, une centaine d’assaillants a attaqué la résidence du Chef de l’Etat au bord du fleuve dans la commune de la Gombe. Armés d’armes lourdes et légères ainsi que de flèches, machettes, et autres armes blanches, les assaillants rappelaient certains combattants traditionnels à cause de gris-gris qu’ils portaient sensés les protéger contre les balles de la garde présidentielle.

Ils se sont organisés pour mener deux attaques simultanées à la résidence du Chef de l’Etat et au camp colonel Kokolo. Dans cette base logistique des Fardc, le but était sans aucun doute de s’emparer des dépôts d’armes et de munitions. On en sait un peu plus sur cette attaque. Mais il faut attendre que l’enquête livre les détails. Une question revient sur toutes les lèvres. C’est celle sur la provenance des assaillants. Les éléments pris sur les assaillants démontrent que la bande venait de la rive droite du fleuve, donc de Brazzaville en République du Congo.

Un élément du Mlc parmi les assaillants

Il a aussi été pris sur les assaillants une carte militaire qui établit que l’élément appartient au groupe des anciens miliciens du Mlc. Après l’attaque, certains éléments ont tenté de regagner Brazzaville. Ils ont été cueillis par la force navale. L’autre groupe a tenté de disparaître dans la nature en se dispersant dans la cité. Ce sont ces éléments que les Fardc ont pourchassés dans les communes de Kasa-Vubu, Lingwala et autres environnant le camp militaire colonel Kokolo.

Le bilan des opérations a beaucoup évolué notamment avec les arrestations qui ont été opérées nuitamment. On parle aujourd’hui, en attendant la fin de l’enquête, de dix tués parmi les assaillants dont sept à la résidence du Chef de l’Etat. Une trentaine de prisonniers sont aux mains des forces de sécurité. On compte également un blessé grave parmi les éléments de la garde républicaine. L’information selon laquelle cinq soldats de la garde républicaine auraient été tués lors de l’attaque du camp colonel Kokolo reste à confirmer dans la mesure où aucune source officielle n’a confirmé cela. Il est également établi à ce jour que le Chef de l’Etat était absent de sa résidence. Car, comme dans ses habitudes, il est allé visiter certains chantiers notamment le boulevard Lumumba en pleins travaux de réfection.

Il se pose maintenant beaucoup de questions sur cette insécurité quasi permanente dont la ville voisine de Brazzaville serait la source en dépit des assurances que se donnent les dirigeants de deux pays. En effet, ceux qui veulent se soustraire de la justice congolaise n’ont qu’à traverser le fleuve pour se trouver comme des poissons dans l’eau à Brazzaville. C’est ainsi que Brazzaville abrite les ex-soldats de l’armée de Mobutu dont se sert certains mobutistes exilés en Europe et qui n’ont pas hésité à revendiquer les actes terroristes sur le territoire congolais.

Brazzaville, une source permanente d’insécurité

Brazzaville n’offre à Kinshasa aucune garantie de sécurité tout en refusant de rapatrier les terroristes. On avait parlé du chef des Enyele qui avait semé la désolation au nord de la province de l’Equateur. Jusqu’à ce jour, Brazzaville n’a jamais accepté le transfèrement de Udjani. Comme il n’y a pas un sans deux, c’était le tour du général Faustin Munene. Soupçonné par la justice militaire de la Rdc des actions pouvant porter atteinte à la sécurité du pays, il s’est sauvé à Brazzaville. Arrêté, Munene bénéficie comme Udjani, de la protection de Brazzaville qui trouve des raisons pour ne pas l’extrader. Par contre, Kinshasa envoie à Brazzaville le moindre élément dangereux à la sécurité de ce pays appréhendé en territoire rd-congolais.

L’attaque de la résidence de Joseph Kabila par des hommes venant de Brazzaville relance cette question de collaboration franche entre les deux pays dont la cohabitation pacifique réside dans la capacité des dirigeants de se sécuriser mutuellement. Dans le cas contraire, on ne voit pas pourquoi il y aurait la sécurité pour Brazzaville s’il n’y a pas de sécurité pour Kinshasa. On ne sait pas quelle loi établirait ce monopole de Brazzaville d’héberger impunément ceux qui déstabilisent les institutions et la population de Kinshasa.

Sans aucun doute, les autorités de Brazzaville clameront sur tous les toits n’avoir aucun lien avec les assaillants. Mais, pourquoi ne pas offrir à Kinshasa la garde des éléments douteux et dangereux à la sécurité de la Rdc ? Il y a dans cette affaire une attitude qui commence à devenir insupportable. Il nous revient qu’un bateau, dont la cale a servi de cache d’armes a été découvert au port de Kinshasa. On croit savoir que ces armes ont un lien avec les attaques menées à Kinshasa le dimanche. Le contraire étonnerait lorsqu’on sait qu’il ne s’agit pas d’armes pour chasser les oiseaux.

Monusco, une attitude suspecte

L’attitude de la Monusco dans cette affaire suscite également des interrogations lorsque sous anonymat, une source onusienne déclare à l’Afp qu’ « Il va y avoir des rafles d’opposants pour mettre tout ça sur le compte de l’opposition ». Comment comprendre cette observation irresponsable ? Cette source de l’Onu ne semble pas s’inquiéter de la vie du Chef de l’Etat contre qui une attaque avérée à été lancée. Elle verse dans l’absurdité de l’attaque des opposants. Si l’enquête démontre qu’un opposant ou un groupe d’opposants a un lien avec cette attaque, faut-il l’absoudre pour la bonne et simple raison que les élections seraient proches ?

La Monusco qui se dit observateur neutre et averti de la scène politique congolaise, peut-elle affirmer qu’un opposant, par le temps qui court, ferait peur à Kabila au point de chercher à l’arrêter en lui mettant sur le dos l’attaque de dimanche ? C’est du n’importe quoi. Si la Monusco s’attendait à des arrestations arbitraires pour se donner du travail, elle doit revoir ses calculs. On connaît des pays où une simple grenade lancée dans la cité donnerait occasion à l’arrestation des opposants. La Rdc se veut un Etat de droit. La Rdc ne veut pas faire les choses à moitié. Si la Monusco et certains voisins considèrent cela comme de la faiblesse, ils doivent se détromper.

Le Conseil supérieur de la défense qui s’est réuni hier sous la présidence de Joseph Kabila, a rendu hommage aux éléments de la garde républicaine et aux autres soldats des Fardc et de la police nationale pour avoir réagi avec efficacité à ces attaques contre la résidence du président de la République et de la base logistique. Le conseil a noté avec satisfaction le calme observé par la population qui a continué à vaquer à ses occupations en toute quiétude et l’appelle à la vigilance. Cela n’a pas empêché le conseil à prendre un train de mesures afin d’accroître davantage la sécurité, en vue d’assurer le déroulement normal des élections ainsi que le développement du pays.




Source: L'Avenir Quotidien, 01/03/2011

RDC: Jean Kalama-Ilunga: "Joseph Kabila est un homme seul"

Disponible, solidaire et très en alerte sur les situations politiques de la République démocratique du Congo, Jean Kalama-Ilunga est l'une des pointures de l'intelligentsia congolaise. Prospectiviste, l'ancien conseiller culturel de M'zée Laurent-Désiré Kabila est un anti-langue de bois. C'est toujours à froid, sans passion qu'il analyse les soubresauts que vit le Congo. Depuis que Joseph Kabila a délaissé le Mzéïsme qui rime avec le Kabilisme pour embrasser les dinosaures-Mobutistes qui plombent son régime devenu une dictature totalitaire, Jean Kalama-Ilunga l'a délaissé. Joseph Kabila a montré à plusieurs reprises sa trahison à l'égard du Congo, notamment dans son allégeance à l'égard de son mentor Paul Kagamé et du Rwanda.
Jean Kalama-Ilunga, résistant et patriote

Le clivage est très claire aujourd'hui entre les Joséphistes et les patriotes-résistants. Pour ces derniers, le régime de Kinshasa est dictatorial totalitaire. Nous vous proposons la réponse de Jean-Kalama-Ilunga à nos questions, il y a moins de 4 mois. C'était avant l'attaque qu'a connu sa résidence hier dimanche 27 février 2011.

Réveil-FM: Quel conseil prodiguez-vous à Joseph Kabila et les Joséphistes pour sauver notre pays qui navigue à vue et sans véritable capitaine?
Jean-Kalama Ilunga: Joseph Kabila n’a nullement besoin de conseils de ma part pour faire quoique ce soit politiquement pour la RDCongo. Fondamentalement, ma conception du pouvoir politique diverge de la sienne car la mienne est strictement tournée vers le respect des aspirations du peuple congolais qui m’impose d’être toujours à son service quel que soit le niveau, même en dehors des institutions!

Ma conception est celle qui respecte la vie de nos concitoyens et qui respecte l’objet unique de la politique qui est celui d’apporter, avant tout, le bien-être à nos concitoyens!

Pour moi, Dieu est Maître de la vie, de toute chose, même du pouvoir quel qu’il soit! Sur cette question, j’ai toujours choisi de m’en remettre à Lui!

Il est donc illusoire d’espérer pouvoir être écouté par une personne, au pouvoir depuis bientôt 10 ans, épuisé visiblement et rattrapé par l’usure du pouvoir! En tout état de cause, depuis 10 ans qu’il est au pouvoir, Joseph Kabila a épuisé tous ses degrés de liberté pour causes de fréquentations qui laissent à désirer : stratèges à la petite cuillère, affairistes à courte vue, commissionnaires de la prédation internationale…!

Un parcours alambiqué et parfois rocambolesque au sommet de l’Etat de la République Démocratique du Congo marqué par du conjoncturel qui tient lieu du structurel, des accointances contre-nature avec les criminels au pouvoir au Rwanda démontrant la permanence et la banalisation de la haute trahison!

Pourtant il dispose d’une batterie de conseillers de tout bord : scientifiques, politiques, occultes …etc qui se bousculent au portillon, se piétinent, chacun voulant passer pour la personne la plus écoutée par le président, mais être écoutée sur quoi exactement ?

Dieu seul sait! Au regard de la complexité qui prévaut sur toutes les questions d’Etat, je doute fort que le ’’raïs’’ puisse prêter une oreille attentive à ce que certains conseillers, pourtant crédibles, lui apportent!

Aujourd’hui, tous ceux qui tournent autour de lui, ne sachant pas ce qu’il pense, sont terrorisés en sa présence!

Il faut noter que le maniement du machiavélisme dans un environnement qui n’est pas une monarchie absolue est un exercice qui finit par tourner contre celui qui en use!

La République démocratique du Congo n’est pas une monarchie, alors gare au retour de la manivelle!

En fait, quel conseiller peut encore oser dire la vérité à Joseph Kabila sans risquer d’être frappé d’ostracisme, d’être viré sans préavis ou d’être coupé en petits morceaux et jeté dans le fleuve?

Pour cela, je ne suis pas surpris que pour être ’’Satellite’’ autour du ’’Roi soleil’’ comme on le désigne , la plupart d’entre eux soient obligés de se dépasser comme ’’Danseur du djalelo’’, de toujours le caresser dans le sens des poils, de lui cirer les pompes pour gagner quelque chose, de le rouler dans la farine et l’entourlouper en lui jetant les fleurs et en riant bêtement alors qu’il n’esquisse qu’un sourire, d’être le champion de la délation en lui créant des ennemis fictifs pour lui faire peur afin de rester longtemps dans ses bonnes grâces!

En tout état de cause, les vrais conseillers qui sont écoutés par Joseph Kabila sont occultes! Il s’agit des criminels au pouvoir au Rwanda : Paul Kagame et James Kabarebe!

C’est une évidence aujourd’hui et je ne m’en voile pas la face : le leadership qui pilote la RDCongo derrière le masque qu’est Joseph Kabila, est détenu par ces tueurs tutsi au pouvoir au Rwanda! C’est inacceptable!

Il ressort, par ailleurs, que l’institution présidence de la République est non seulement prise en otage, elle est complètement noyautée du fait des cette soumission avérée de Joseph Kabila au pouvoir criminel rwandais!

Il est l’allié des ennemis du peuple congolais donc, contre la République Démocratique du Congo!

Lors du cinquantenaire, Paul Kagame a brillé par son insolence en arrivant avec 2 heures de retard à la manifestation officielle et il a démontré qu’il était le patron lorsque Joseph Kabila ordonna de retarder le début pour attendre l’arrivée de ce dernier!Comment en est-il arrivé là ?

Quelle affaire secrète Joseph Kabila avait-il réalisé avec ces tueurs tutsi au pouvoir au Rwanda qui l’empêche de leur opposer la résistance et qui le contraint à une caporalisation aussi humiliante ?

Quel est le contenu du chantage des tueurs tutsi susceptible de clouer Joseph Kabila au pilori?

Que cache-t-il ?

Toutes les hypothèses seront décortiquées!
Oui, Joseph Kabila a encore la chance de partir du pouvoir avec élégance! C’est possible!

Il y a des moments dans la vie où il faut savoir faire le bon choix! Chaque personne autour de Joseph Kabila croit, dur comme fer, qu’il fait partie des fameux 15 alors que lui-même n’y pense même plus!

Je suis conscient de la gravité de cette déclaration solennelle et des conséquences qu’elle va engendrer! Je sais que ceux qui sont dans la ’’mangeoire’’ ne seront pas contents et qu’ils s’empresseront d’organiser des ’’messes noires’’ pour chercher comment faire de moi, le pseudo-nouvel ennemi n°1 de Joseph Kabila en lui racontant n’importe quoi pourvu que ça lui fasse peur!

Ce ne sera qu’une entourloupe en plus! Je sais que ça sera la débande dans les rangs de ceux qui ont affublé à Joseph Kabila l’étiquette ’’d’autorité morale’’, un flou qui ne veut absolument rien dire sinon une arnaque destinée à le posséder et le déplumer en le plaçant devant l’obligation d’ouvrir le tiroir-caisse pour financer leurs campagnes avec l’argent public logé à la banque centrale! Je sais que certains iront verser les larmes de crocodiles à ses pieds pour lui exprimer leur amour factice en le suppliant de rester au pouvoir si pas ’’100 ans’’ même 1000 ans, on connait la chanson!

Sur le fond, Joseph Kabila est en vrai, un homme seul!
Un homme pathétiquement seul face au conglomérat d’opportunistes qui font semblant d’être ses fidèles, ses partisans zélés, embourbés dans la vacuité idéologique qui seront les premiers à détaler et à changer casaque à la moindre secousse! Ils se transformeront, comme par enchantement, en censeurs zélés pour condamner leur ’’idole’’ d’aujourd’hui en le trahissant, en lui faisant porter tous les péchés afin de tourner cyniquement la page ’’Joseph Kabila’’ et passer à autre chose!

En guise de dernier mot, je soutiens que Joseph Kabila n’a plus de choix:

- Soit, il s’entête dans l’option de faire du forcing pour s’accrocher au pouvoir par n’importe quel moyen! Il réussira bien sûr à se maintenir au pouvoir mais, mener la RDCongo vers le chaos, une catastrophe irréversible!

Par conséquent, il devra s’attendre soit à une fin brutale soit à un départ en cavale pour se cacher dans un pays où il sera un hôte indésirable!

- Soit, il prend l’option de partir avec élégance, en choisissant de ne pas être candidat aux élections présidentielles de 2011! Il se mettra en position d’arbitre et doit prévaloir sa volonté politique de permettre aux congolais de choisir les dirigeants crédibles qui seront à leur service! Il aura le soutien du peuple congolais qui se placera derrière lui!

Pour y arriver, il pourra s’appuyer sur le pouvoir judiciaire en vue de l’application d’une justice juste pour que l’accès au pouvoir soit interdit aux aventuriers, pilleurs, criminels, et autres détourneurs des biens sociaux…et mettre un terme à l’impunité institutionnalisée et à la corruption structurelle! En partant du pouvoir avec élégance, Joseph Kabila pourra avoir la chance d’être cité comme modèle en Afrique et au monde!

La RDCongo aura la possibilité de faire face à ses ennemis!
Lépold Sédar Senghor, Nelson Mandela et d’autres rares africains étaient partis du pouvoir avec élégance pour donner la chance à la construction d’un nouvel avenir à leur pays respectif !
C’est que je viens d’exposer, constitue une épine dans la gorge des animateurs des forces d’inertie qui, en désespoir de cause, vont s’agiter dans tous les sens pour maintenir en otage les institutions et le pouvoir en RDCongo!

De toute manière, Joseph Kabila dispose de mes coordonnées, je ne lui ferme pas ma porte s’il choisit l’option de se retirer avec élégance! S’il a besoin d’une explication, d’une analyse approfondie, d’un autre son de cloche au regard du mutisme qui sera la règle de ceux qui tournent autour de lui pour ne pas lui dire la dure vérité, je serai ouvert et prêt à lui en parler sans intermédiaire pour sauver la RDCongo! Je vous remercie!


Author: Freddy Mulongo


Source: Le Post.fr, du 01/03/2011