Wednesday, June 8, 2011

RWANDA: UN unanimously adopts rights report on Rwanda

Karugarama addresses the Geneva meeting that unanimously approved the report on Rwanda, yesterday (Courtsey Photo)

GENEVA - In the framework of the Universal Periodic Review (UPR), the 47 members of the UN Human Rights Council (HRC), yesterday, unanimously adopted the National Report of Rwanda on the situation of the protection and promotion of human Rights in the country.
The report was discussed at the technical step during the HRC Intergovernmental Working Group held in Geneva in January 2011, and the outcomes, including recommendations made by members, were reported to the UN Human Rights Council for final consideration and adoption.
During his presentation to the Members of the Human Rights Council and Observer States and other partners, the Minister of Justice Tharcisse Karugarama, shed light on a few issues raised on the basis of totally wrong or false premises by some member states during the review in January 2011. 
Karugarama, who led the Rwandan delegation, mentioned that except for six recommendations that were rejected out of 73, all the other 67 recommendations have been accepted and they are currently at various levels of implementation.
Among the recommendations rejected include one which accuses Rwanda of recruiting child soldiers and one which states that the country should act quickly to avert human trafficking.
“There are no armed groups on the Rwandan territory at all. Rwanda has a professional army, a professional police force and a professional Correctional Services Force, all made up of adult men and women beyond the age of 18.
“This fact has been attested to by national, regional and international observers who have participated in the selection of Rwandan forces for the international peace-keeping missions,” Karugarama said.
 
The minister added that Rwandan forces have been deployed in diverse numbers for various missions particularly in Darfur, Haiti, Liberia, Ivory Coast, Comoros Islands, to mention but a few.
On human trafficking, the Justice Minister said Rwanda is unknown for human trafficking.

“Rwanda has however put in place preventive and precautionary measures by signing all International Conventions against human trafficking and criminalising it and punishing it in the Penal Code,”
“Rwanda has put in place a programme of Community Policing such that it is almost impossible for human trafficking to take place in the country or transit through it,” he told the gathering.  
Minister Karugarama said that the Rwandan Government is committed to the prevention and the fight against all forms of discrimination because the country heavily paid the price for discriminatory policies that led to the 1994 Genocide against the Tutsi.
 He stated that they would continue to cooperate with the Human Rights Council and all its mechanisms.
Rwanda was supported by all HRC Member States which make statements: Algeria, Cuba, Morocco, Moldova, Nigeria, Senegal and Uganda.
They commended Rwanda for its continued efforts and achievements in the process of protection and promotion of the human rights in various areas.
The minister made adequate explanations to concerns and statements raised by some NGOs.
Thereafter, the Human Rights Council unanimously adopted the Rwanda National UPR Report. 
The UPR was created by the UN General Assembly on 15 March 2006 by resolution 60/251, which established the Human Rights Council itself. It is a cooperative process which, by 2011, will have reviewed the human rights records of all UN Members. 
The ultimate aim of this new mechanism is to improve the human rights situation in all countries and address human rights violations wherever they occur, and to ensure equal treatment for every country when their human rights situations are assessed.

Source: Newtimes,Wednesday, June 8, 2011

Author: Edmund Kagire

Tuesday, June 7, 2011

Afrique: le top 10 des accros au pouvoir

Kadhafi, Obiang, Dos Santos, Mugabe... L'Afrique compte quelques chefs d'Etat au pouvoir depuis... très longtemps. Palmarès des records de longévité présidentielle.



«En Afrique, on ne peut pas désigner quelqu’un du doigt en disant qu’il est un ancien chef.» Cette phrase qu’aimait répéter l'Ivoirien Félix Houphouët-Boigny explique que l’alternance politique ne soit pas la valeur la mieux partagée en Afrique. Quand on a du mal à transmettre à ses enfants le sceptre présidentiel, on s’y accroche d’années en décennies. Le Nigérien Mamadou Tandja aura payé de sa réputation cet appétit insatiable. Mais son expérience ne semble guère servir de leçon.
Palmarès de dix présidents qui s’éternisent au pouvoir…

1. Mouammar el-Kadhafi, libyen, 69 ans. 42 ans au pouvoir

Il prétend échapper aux statistiques puisqu’il n’occupe pas officiellement le poste de Président. Fils de paysan bédouin, ce capitaine autoproclamé colonel est pourtant de facto le dirigeant de la Libye depuis le coup d’Etat du 1er septembre 1969, poste auquel il renonce officiellement en 1977, lorsqu’il transforme son pays en Jamahiriya («Etat des masses»). Fantasque, amateur de chameaux et d’amazones, le guide de la Révolution de la «Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste» espérait devenir le premier chef des Etats-Unis d'Afrique. En 2009, au XIIe sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba, il revendiquait, cette fois, le titre de «roi des rois d’Afrique». Kadhafi a vu défiler huit présidents américains. Mais, maintenant, son pouvoir semble menacé

2. Teodoro Obiang Nguema, équato-guinéen, 69 ans. 32 ans de pouvoir

Militaire spécialisé dans la conduite des véhicules, il est le neveu de Francisco Macías Nguema qui fut élu, en 1969, président de la République de l’ancienne colonie espagnole. Pistonné, Obiang gravit les échelons de la hiérarchie militaire, jusqu’au titre de vice-ministre des Forces armées populaires de Guinée équatoriale, en 1979. Il en profite pour renverser son oncle (qui sera fusillé), prendre le pouvoir comme président du Conseil militaire suprême avant d'être nommé, en 1982, Président de ce véritable émirat pétrolier. Il sera «élu» en 1989, puis réélu en 1996, en 2002 et en 2009. Score moyen: 98,19% des suffrages exprimés. On prête des pouvoirs exorbitants à sa famille, notamment son épouse et son premier fils, Teodorín. Teodoro Obiang Nguema occupera, jusqu’en janvier 2012, le fauteuil de président en exercice de l'Union africaine.

3. José Eduardo dos Santos, angolais, 69 ans. 32 ans de pouvoir

Fils d’un tailleur de pierre, militant très tôt contre le joug colonial portugais, Dos Santos est désigné, en 1979, successeur du père de l'indépendance angolaise Agostinho Neto. Sa présidence trentenaire est marquée par la longue guerre civile qui aurait fait 30.000 morts. Tout au long de ces années, il préside le marxiste-léniniste Mouvement populaire de libération de l'Angola (MPLA) et affronte l'Union nationale pour l'indépendance totale de l'Angola (Unita) de Jonas Savimbi. Ce dernier sera tué en 2002. La nouvelle Constitution du pays, adoptée en 2010, ne prévoit plus l'organisation d'élections présidentielles, mais la désignation, comme président de l’Angola, du président du parti arrivé en tête aux élections législatives. Un boulevard pour Eduardo Dos Santos?

4. Robert Mugabe, zimbabwéen, 87 ans. 31 ans de pouvoir

Même s’il a occupé des postes différents au sommet de l’Etat, on considère qu’il est au pouvoir depuis son accession au poste de Premier ministre en 1980. Il est formellement élu président de la République le 31 décembre 1987. Héros de l’indépendance de l’ancienne Rhodésie du Sud, ancien chef de guérilla, il a progressivement plongé le Zimbabwe dans une dictature ethno-nationaliste et dans la déchéance économique. Son pays était le grenier à blé de l’Afrique. Il a souffert, sous Mugabe, d’une inflation surréaliste et de pénuries alimentaires. S’il a accepté de partager le pouvoir, en 2008, avec l’opposant Morgan Tsvangirai, Robert Mugabe conserve ses prérogatives présidentielles. Il est le plus âgé des chefs d'Etat d'Afrique en exercice.

5. Paul Biya, camerounais, 78 ans. 29 ans de pouvoir

Fils d’un catéchiste, lui-même destiné à la prêtrise, Paul Biya’a Bi Mvondo se lance rapidement dans la politique. Dès 1962, il devient chargé de mission à la présidence de la République dans le gouvernement du président Ahmadou Ahidjo. Il deviendra Premier ministre, en 1975, avant la démission du chef de l’Etat, en 1982. Biya s’engouffre dans la brèche et devient le second président de la République du Cameroun, le 6 novembre 1982. Les premières élections multipartites se tiennent en 1992. Biya est élu Président en 1997 et en 2004. En 2007, il annonce son intention de modifier la Constitution qui limite alors le mandat présidentiel à deux exercices. Celui qui se fait appeler l’«homme-lion» entend bien se succéder à lui-même en novembre 2011. Il faut dire que «Popol» ne fait pas grand-chose pour s’user. Il a une réputation de «roi fainéant»

6. Yoweri Museveni, ougandais, 67 ans. 25 ans de pouvoir

Fils d'un riche propriétaire terrien, il est lui-même considéré, aujourd’hui, comme un millionnaire en dollars. Souvent exilé, au Mozambique ou en Tanzanie, il s’oppose successivement aux présidents ougandais Milton Obote et Idi Amin Dada. Battu aux élections de 1980, Museveni met sur pied l'Armée de résistance nationale, une guérilla qui prend le pouvoir en janvier 1986. D’abord marxiste, il se mue en «bon élève du FMI» et parangon des «new leaders» promus par l’administration américaine, quand bien même il considère le multipartisme comme un concept exclusivement occidental. Il est souvent accusé d’être intervenu —moyennant diamants de Kisangani et or d’Ituri— dans le conflit du Zaïre voisin, aux côtés de Laurent-Désiré Kabila puis de Jean-Pierre Bemba. Après avoir modifié la Constitution, il est réélu président de la République en février 2011. Un groupe de députés de la majorité envisage de réviser encore la Constitution pour allonger le mandat présidentiel de cinq à sept ans…

7. Blaise Compaoré, burkinabè, 60 ans. 24 ans de pouvoir

L’actuel chef de l’Etat burkinabè prend les armes, en août 1983, pour servir le pouvoir à Thomas Sankara alors emprisonné. Après quatre ans de gestion collective d’un pouvoir révolutionnaire, le président Sankara est assassiné. Le capitaine Compaoré devient le numéro un et décrète la «rectification». Le pays s’ouvre au multipartisme en 1991. Compaoré est élu président du Burkina Faso en 1998, 2005 et 2010. Les bailleurs de fonds apprécient que ce champion de la médiation sous-régionale ne fasse plus de vagues. Le «doyen» de l’Afrique de l’Ouest modifiera-t-il l’article 37 de la Constitution de 1991? Celle-ci stipule qu’il vient d’entamer son dernier mandat…

8. Omar el-Bechir, soudanais, 67 ans. 22 ans de pouvoir

Omar Hassan el-Bechir est un militaire pur jus. Il sert dans l'armée égyptienne pendant la guerre du Kippour, en 1973, conduit, à son retour, des opérations militaires contre l'Armée de libération du Soudan au sud du pays, devient général dans les années 1980 et mène le coup d'Etat militaire de 1989 qui renverse le Premier ministre élu Sadeq al-Mahdi. Il dissout tous les partis politiques, ainsi que le Parlement, et prend la tête du Conseil du commandement révolutionnaire pour le salut national. Il devient tout à la fois chef de l'État, Premier ministre, chef des forces armées et ministre de la Défense. Il passera les années 2000 à négocier avec les sécessionnistes du Sud du pays et à jouer un rôle plus qu’ambigu dans la guerre civile au Darfour. Réélu président en 2010, l’ancien chef de guerre el-Béchir souffle toujours le chaud et le froid, depuis le résultat du référendum qui prévoit l'indépendance du Sud-Soudan. Une épée de Damoclès plane sur sa tête: il est le premier chef d'Etat en exercice à être sous le coup d'un mandat d’arrêt international de la Cour pénale internationale pour crime de guerre, crime contre l'humanité et génocide dans le cadre de la guerre civile au Darfour.

9. Idriss Déby Itno, tchadien, 59 ans. 21 ans de pouvoir

C’est avec l'appui de la France et du Soudan qu’Idriss Déby, le 2 décembre 1990, chasse du pouvoir Hissène Habré. Quelques années plus tôt, Déby était pourtant le commandant en chef des Forces armées d’un président Habré qu’il avait aidé à gravir les échelons du pouvoir suprême. Il devient officiellement président de la République du Tchad le 28 février 1991, après adoption d’une Charte nationale. Si Idriss Déby a instauré le multipartisme tant vanté depuis le sommet de La Baule (France), il serait aussi responsable de violations des droits de l'Homme et de détournement, à des fins militaires, du fonds spécial alimenté par les nouveaux revenus du pétrole et destiné aux «générations futures». Son gouvernement vacille sans cesse, mais ne tombe pas…

10. Issayas Afewerki, érythréen, 65 ans. 18 ans de pouvoir

S’il n’est que dixième dans ce top ten, Issayas Afewerki peut tout de même revendiquer un record: il a été l’unique chef d’Etat de l'Erythrée indépendante. Son pays n’a obtenu qu’en mai 1993 sa pleine souveraineté vis-à-vis de l’Ethiopie à laquelle il était fédéré depuis la colonisation italienne. L’ingénieur marxiste Afewerki lutte, des années durant, dans le Front de libération de l'Erythrée (FLE) puis dans le Front populaire de libération de l'Erythrée (FPLE), à dominante chrétienne, alors que le FLE était plutôt musulman. Au pouvoir, Issayas Afewerki instaure un régime à parti unique, sans élections, s’appuie sur une économie centralisée, restreint la liberté de la presse, emprisonne les contestataires et fait preuve d’un interventionnisme dangereux dans la corne de l’Afrique…

Hors catégorie dans ce palmarès, mention spéciale à Denis Sassou-Nguesso (Congolais, 68 ans). S’il n’a pas réussi à se maintenir quinze ans de suite au pouvoir, «Sassou» est parvenu à effectuer deux «tranches». Il a été président de la République populaire du Congo de 1979 à 1992 et il est, depuis 1997, le président en exercice de la République du Congo. Il totalise donc, au total, vingt-sept ans sur un fauteuil suprême entre-temps occupé par Pascal Lissouba…

Author: Damien Glez
Source: Slate Afrique, mise à jour 06/06/2011

COTE D'IVOIRE: Interview / Blé Goudé explose : « Je suis prêt… » « Je serai le dernier à lâcher Gbagbo »

Un intermédiaire à Paris faisant office de simple contact, un numéro de téléphone masqué pour un premier entretien, un autre mis immédiatement hors service après l'interview ...

Charles Blé Goudé voulait parler, mais a pris toutes les pré cautions pour que nous ne puissions pas le localiser. La voix authentifiée, quelques questions préalables pour s'assurer de l'identité de notre interlocuteur... Les précautions ont été réciproques.

Jeune Afrique: Pourquoi sortir aujourd'hui de ce long silence?

Charles Blé Goudé : Dans mon village, un adage dit que l'on ne parle pas dans le bruit. Vu le méli-mélo en Côte d'Ivoire, j'ai d'abord essayé de me mettre en sécu rité. C'est alors que de folles rumeurs ont commencé à courir annonçant ma mort. Elles ont été diffusées pour décourager nos militants et les dissuader de continuer à se battre. Voilà pourquoi je donne de la voix: pour montrer que je suis vivant et faire savoir ce que vivent chaque jour les Ivoiriens. Ils sont pillés, violés, pris en otages, tués ...

Revenons sur la Journée du 11 avril et la chute de Laurent Gbagbo. Où étiez vous?

Je n'étais pas dans sa résidence de Cocody. Je n'ai pas été, non plus, arrêté, puis relâché, par les FRCI [Forces répu blicaines de Côte d'Ivoire, pro-Ouattara, NDLR]. J'avais pris mes dispositions. En tant qu'ancien secrétaire général de la Fesci [Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire, NDLR], je suis habitué à la clan destinité. Vous imaginez bien que pour des raisons de sécurité je ne peux pas vous dire où je me trouve. Mais dès que les conditions seront réunies, je réapparaîtrai.

Quel a été votre sentiment en voyant les images de Laurent Gbagbo arrêté?

Cela m'a rappelé Patrice Lumumba livré aux hommes de Mobutu et de Tshombe. Laurent Gbagbo a été livré aux forces de Ouattara, et la France a prétendu qu'elle n'y était pour rien.

Je demande aux Africains de retenir cette date du 1l avril: l'Histoire s'est répétée.

Vous aviez lancé une campagne d'enrôlement au sein de l'armée. Cela n'aura pas suffi ...

Nos adversaires distribuaient des kala chnikovs à des civils, à Abobo et dans toutes leurs zones. J'ai donc demandé au chef d'état-major de l'armée de permettre aux jeunes de rentrer dans l'armée de façon régulière. Malheureusement, les événements se sont précipités et ils n'ont pas eu le temps d'être enrôlés.

Avec Laurent Gbago en prison, peut-on appeler à la réconciliation ?

Les nouvelles autorités vous accusent d'avoir distribué des armes ...
C'est faux.

En tout cas, les Jeunes patriotes ne sont pas descendus dans la rue pour défendre Gbagbo, contrairement à novembre 2004 ?

Les deux situations ne sont pas com parables. En 2004, l'armée française avait tiré sur l'aviation de Gbagbo et les rebelles étaient contenus dans le nord du pays. Cette fois, on ne savait plus qui tirait sur qui à Abidjan, où les rebelles étaient embusqués. Dans ces condi­tions, j'ai refusé d'appeler les Jeunes patriotes à descendre dans la rue pour éviter des tueries massives. Ç'aurait été du suicide.

Cette attitude ne revenait-elle pas à lâcher Gbagbo?

Je serai le dernier à lâcher Gbagbo.

Avez-vous eu des contacts avec lui jusqu'au 11 avril ?

Oui, mais les choses sont allées tellement vite ! Et les communications étaient devenues difficiles ...

Vous a-t-il demandé de faire descendre les Jeunes patriotes dans la rue ?

Laurent Gbagbo a toujours tenu à la vie des Jeunes patriotes.

Reconnaître le verdict des urnes aurait évité toutes ces violences ...

Ce débat est derrière nous par la volonté de la France.

Mais, selon vous, qui est le président élu?

Ce n'est pas à moi de désigner le président élu.

Reconnaissez-vous les résultats de l'élection présidentielle?

Les armes ont parlé. La France a fait décoller ses hélicoptères et a déployé ses blindés. Elle a détruit le palais présidentiel et livré Laurent Gbagbo aux forces de M. Ouattara, investi président. A présent, la seule question valable est: « comment fait-on pour rebondir ? »

Souhaitez-vous participer à la réconciliation entre les Ivoiriens?

L'avenir d'un pays doit dépasser les considérations personnelles. En 2006, je me suis rapproché de la jeunesse de l'op position. En 2007, au moment des accords de Ouagadougou, j'ai initié la Caravane de la paix et j'ai parcouru tout le pays ... Je ne peux avoir fait tout cela et me renier parce que Laurent Gbagbo n'est plus au pouvoir. En clair, je suis prêt à jouer ma partition. Les Ivoiriens doivent se parler, et les acteurs politiques - au pouvoir ou dans l'opposition - doivent reconnaître leur part de responsabilité.

Pouvez-vous jouer cette partition alors que vous êtes sous sanctions de l'ONU et éventuellement sous la menace de poursuites de la Cour pénale Interna tionale (CPI) ?

Premièrement, je ne suis pas sous la menace de la Cour pénale internationale. Quant à la liste des Nations unies, je l'ai toujours dénoncée. Si quelqu'un doit être récompensé et félicité pour ses activités en faveur de la paix, c'est Blé Goudé Charles. Il faut le reconnaître humblement. J'ai permis à la Côte d'Ivoire d'éviter la catastrophe à plusieurs reprises.

Malheureusement, ce n'est pas reconnu.

Êtes-vous prêt à rentrer au pays?

Qui ne souhaite pas rentrer dans son pays ...

Exigez-vous la libération du couple Gbagbo?

Bien entendu. Leur place n'est pas en prison, il faut qu'ils puissent participer à la vie politique.

Avec Laurent Gbagbo en prison et ses compagnons traqués, peut-on appeler à la réconciliation ? Peut-on également parler de justice sans police, sans gendarmerie, sans prisons ? La Côte d'Ivoire a seulement deux prisons actuellement: le Golf Hôtel et l'hôtel de la Pergola.

Vous estimez avoir un destin présidentiel et avez donné rendez-vous à Guillaume Soro pour l’élection présidentielle de 2015 (voir J.A. n° 2616). En attendant, où vous situez-vous sur l'échiquier politique?

Je veux mener ma vie d'opposant, mais en dehors du FPI (Front populaire ivoirien, le parti de Gbagbo, NDLR). Dès que les conditions sécuritaires seront là, je réunirai en congrès extraordinaire les Jeunes patriotes et tous les Ivoiriens avec qui l'on peut travailler.

En vous considérant comme un opposant, vous reconnaissez la victoire de Ouattara et vous tournez la page Gbagbo ...

[Rires.] Gbagbo est en prison et doit être libéré. C'est important.

Dans votre lettre rendue publique le 31 mai, vous parlez de bourreaux et de tortionnaires à propos des forces pro -Ouattara. Pas un mot sur les crimes du camp Gbagbo ...

Chacun doit reconnaître sa part de responsabilité dans ce qui s'est passé.

Regrettez-vous certains de vos propos ultranationalistes ?

Quand le général de Gaulle a appelé depuis Londres les Français à libérer la France, était-il un leader ultranationaliste ?

Vous n'avez jamais appelé à la violence ?

J'ai appelé à la résistance aux mains nues lors de mes meetings. C'est cela que vous appelez de la violence! Quand certains utilisent des kalachnikovs, vous ne parlez pas de violence ... Les Jeunes patriotes ont organisé des sit-in comme les jeunes espagnols en ce moment à Madrid. Mais puisqu'ils sont Africains, on considère qu'ils sont violents. C'est du racisme.

Que pensez-vous des premiers actes du président Ouattara?

Il est trop tôt pour juger un gouvernement après quelques semaines d'exercice. Mais je l'appelle à régler la question sécuritaire et celle des libertés : que les partis politiques puissent reprendre leurs activités et que les Ivoiriens puissent se rassembler. Les survivants de cette guerre ont un devoir, faire la réconciliation. Pour cela, il faut calmer les extrémistes des deux camps.

Dans votre lettre, vous parlez également de « postophilie » pour dénoncer ceux qui courent après les postes. A qui pensez-vous ?

Il y a une expression en Côte d'Ivoire qui dit: « On sèche ses habits là où le soleil brille. » Il y a des caméléons politiques dans notre pays. Ils sont toujours prêts à servir les nouveaux présidents. Il faut arrêter la politique du ventre.

Pensez-vous à Guillaume Soro?

Non, pas du tout. Je ne veux pas parler du Premier ministre. Nous avons eu des relations privilégiées à la Fesci. Je n'ai pas de rancune.

Est-ce toujours votre frère?

Joker.

En cas de retour au pays, envisagez-vous d'être candidat aux élections législatives?

Mes ambitions politiques demeurent intactes et sont plus que jamais justifiées.

Si Chartes Konan Banny vous appelle à témoigner devant la Commission Vérité, Dialogue et Réconciliation, irez-vous?

Je suis prêt à aller partout où l'on parlera de réconciliation.

Êtes-vous prêt à discuter avec les nouvelles autorités?

Bien sûr. Je suis prêt à les aider et à remettre sur pied une caravane de la paix.

En attendant, une cavale, c'est long et difficile. Combien de temps pouvez-vous tenir?

Je ne suis pas dans la clandestinité pour la première fois. Je suis né au campement. J'ai l'habitude de manger les fruits de la forêt. Je peux tenir comme cela des années. En revanche, je suis inquiet pour ma famille et mes proches. Mon village a été incendié.

On vous dit très riche, cela peut aider lorsqu'on est dans la clandestinité ...

Je ne suis pas riche. On m'a collé cette étiquette. Je suis riche de mes idées, de mes relations et de ma valeur morale.

Avez-vous peur?

Non, pas pour moi, mais pour la Côte d'Ivoire.

Priez-vous souvent?

Je crois fermement en l'éternel des armées et au Dieu de justice. Je prie quotidiennement au lever et avant de me coucher

Source : Jeune Afrique


Source secondaire: Soir Info, du 07/06/2011

Côte d'Ivoire : comment les Gbagbo ont eu très, très chaud

 
Laurent Gbagbo n'a pas souhaité être détenu avec sa femme Simone. 
Laurent Gbagbo n'a pas souhaité être détenu avec sa femme Simone. © D.R.
À peine capturés, le 11 avril, Laurent et Simone Gbagbo ont été victimes d’une tentative d’assassinat. Qui n’a pas abouti grâce à la sécurité présidentielle de Alassane Ouattara.
Le soir de leur capture, le 11 avril, Laurent et Simone Gbagbo ont cru que leur dernière heure était arrivée. Plusieurs éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ont voulu forcer la porte de leur chambre, la 468, au quatrième étage du Golf Hôtel, afin de les tuer. Aussitôt alerté, Alassane Ouattara, qui dormait au deuxième étage, a envoyé sa garde rapprochée pour les protéger. Afin d’éviter le pire, le couple a été évacué dès le lendemain matin. Aujourd’hui, Ouattara veille à ce que ses deux ennemis intimes ne soient pas empoisonnés.
À Korhogo, Laurent est aujourd’hui nourri par la famille d’Amadou Gon Coulibaly, le secrétaire général de la présidence. Aux membres des FRCI chargés de le surveiller, il a demandé une Bible et une bibliographie sur Félix Houphouët-Boigny. « Vous savez, ce qui est important dans la vie, c’est de bien choisir sa femme », leur a-t-il un jour déclaré. Il demande régulièrement des nouvelles de Nady Bamba, sa seconde épouse. À Odienné, Simone est quant à elle alimentée par la propre famille maternelle du nouveau chef de l’État.


Jeuneafrique, du 06/06/2011 à 16h:44

RWANDA: Boosting English learning

Several organisations have set English learning and speaking a priority in Rwanda. It is no doubt that the country’s full transformation into the Anglophone system has caused ripples across the education system as students have to brace themselves for testing in the language.
Those learning English as their third language have the stage set for drama. According to psychologists, people think in their mother tongues and then translate ideas to the second or third language.
Imagine a student thinking in Kinyarwanda, translating information to French and then English!
French and English Grammar are almost direct opposites. A student not good at both English and French may find it taxing to translate ideas from one language to another.
The Government’s intervention in promoting English is an immeasurable contribution to the whole process.
Periodic English training programs have seen a drastic improvement in the now fully Anglophone systems.
The British Council has also made an indelible mark in promoting the teaching and learning of English. Through its free website, teachers and students can access voluminous teaching and learning resources that have been professionally crafted.
How many teachers and students have already benefited from the golden resource, is still unclear. However, all is not lost as good will exists across the teaching and learning fraternity.
The US embassy is also on a rigorous English promotion campaign. A look at their itinerary indicated a very tight schedule for their crew. They plan to cris-cross the country in their campaign.
The campaign involves showing a movie and giving a quiz at the end.
The Ministry of Education is not left behind. It has been at the forefront in promoting English essay writing competitions.
In a bid to raise English to VIP status, an essay writing competition that will challenge students from Senior three to six is organised.
The competition to be held on June 16th 2011, will see the best two writers from each district getting VIP honor by sitting next to His Excellency the President and Her Excellency the First Lady during the Liberation Day Celebrations in July.
Many students are fighting tooth and nail to capture the top positions in their districts in order to get one of the rarest chances of sitting next to the Head of State and getting VIP treatment.
The East African Essay Competition that is currently ongoing is yet another platform that is showcasing students from Rwanda with those in the wider EAC bloc.
Great effort is needed from both students and teachers if greater gains are to be realized.
The enormous resources that have been invested in the education sector by the Government and Non-Governmental Organizations have to translate into real benefits for the whole nation.

Author: Nyamosi zacharia, email adress:znyamosi@yahoo.com
Source: Newtimes,Tuesday, June 7, 2011

RWANDA: MINEDUC : CREATION D'UNE SEULE UNIVERSITE NATIONALE

Lors de la réunion avec les représentants des professeurs des institutions publiques et privées d’enseignement supérieur, ce vendredi le 03 juin 2011, le Ministre de l’éducation, Pierre Damien Habumuremyi, a annoncé la fusion de toutes les institutions publiques d’enseignement supérieur pour créer une seule université nationale dont les campus jouissent équitablement des ressources, des infrastructures et des équipements disponibles. 
Selon le Ministre de l’éducation, Pierre Damien Habumuremyi, lors de l’ouverture de la réunion avec les représentants des professeurs des institutions publiques et privées d’enseignement supérieur, ce vendredi le 03 juin 2011, la politique du pays dans l’enseignement supérieur prévoit, prochainement, la fusion de toutes les institutions publiques d’enseignement supérieur pour créer une seule université nationale. « Cette politique a été approuvée. Des stratégies de son exécution seront bientôt établies pour permettre aux institutions publiques existantes d’enseignement supérieur de partager équitablement des professeurs, des moyens financiers, des infrastructures, des équipements dont les laboratoires, les ordinateurs, les bibliothèques, etc. », a-t-il ajouté avant de préciser qu’aucune institution, aucun professeur, aucun étudiant ne sera déplacée pour cette raison mais que toutes ces institutions seront placées dans une même structure avec une seule organisation administrative et académique.
S’agissant des intérêts de cette fusion, le Ministre Habumuremyi a souligné que les institutions publiques d’enseignement supérieur ne vont plus utiliser leurs patrimoines respectifs avec exclusivité. Mais au contraire, a-t-il précisé, ces patrimoines seront disponibles à tout le monde pourvu qu’il soit professeur, chercheur ou étudiant faisant partie de la grande communauté de la nouvelle université nationale. « Pourquoi, par exemple, un étudiant de KHI qui voudrait utiliser les laboratoires de l’UNR dans ses recherches soit obligé d’attendre qu’il y ait signature des accords de partenariat entre ces institutions alors que toutes les deux utilisent le budget national et que l’étudiant, en question, est un Rwandais ?», a regretté le Ministre Habumuremyi.  
Revenant sur l’objectif de son rencontre avec les représentants des professeurs des institutions publiques et privées d’enseignement supérieur, le Ministre Habumuremyi a indiqué que la qualité de l’enseignement recherché pour transformer la société rwandaise ne sera réalisable qu’avec le concours des professeurs. Ainsi, a-t-il poursuivi, il importe de prendre des stratégies par rapport aux méthodes d’enseignement, aux procédures d’évaluation, de correction et de cotation des étudiants, aux critères de promotion des étudiants et d’octroi des certificats aux lauréats de chaque année académique ou des diplômes aux lauréats des cycles, etc. dans le but de respecter le nouveau cadre de l’enseignement modulaire et, ainsi, mettre en place la culture d’excellence dans les institutions d’enseignement supérieur.
Concernant le bien-être des professeurs des institutions d’enseignement supérieur,  le Ministre Habumuremyi a fait savoir que ces institutions doivent générer de l’argent à partir des travaux de recherche et de consultance ainsi que d’autres services rémunérés offerts à la communauté. « Des fonds constitués au niveau des institutions d’enseignement supérieur peuvent être utilisés pour majorer les salaires des professeurs », a-t-il précisé.  
L’annonce de la création d’une seule université nationale intervient au moment où le Rwanda vient de réorganiser le calendrier de l’année académique qui débute, désormais, au mois de septembre pour prendre fin au mois de juin en conformité avec les autres pays de la Communauté Est Africaine (EAC).  Cette harmonisation au niveau supérieur, qui laisse intact l’actuel calendrier scolaire du primaire et du secondaire, permet entre autres de suivre l’année budgétaire, d’avoir l’échange des étudiants au sein de l’EAC au même moment de la rentrée académique, de réduire la période d’attente entre la publication des résultats des lauréats du secondaire et la rentrée académique, etc. 

Source: La Nouvelle Relève, Vol No: 874 [ 06 Jun - 09 Jun 2011 ]

Author: VIATEUR BIZIMANA

Friday, June 3, 2011

RDC: Les causes de l’instabilité au Nord-Kivu, selon le gouverneur Julien Paluku.

 
GOMA- Quatre causes sont à l’origine de l’instabilité dans la province du Nord-Kivu (est de la RDC), selon le gouverneur de la province Julien Paluku: la pauvreté, l’insécurité entretenue par les miliciens FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), la gouvernance de crise et les crises multiformes qui surgissent dans la province.
L’autorité provinciale qui restituait, au cours d’une conférence de presse mardi à Goma, les résultats du dialogue social amorcé dans le territoire de Rutshuru et dans la ville de Goma, a  affirmé qu’il n’y a pas du tout de risques d’affrontement interethnique au Nord-Kivu où les communautés vivent, selon lui, « en toute symbiose, contrairement à ce que pensent certains tireurs de ficelle animés de mauvaise volonté ».
La recrudescence de l’insécurité due à la présence des FDLR (étrangers et locaux), la problématique de l’insuffisance des kits d’enrôlement, la non prise en compte de Rutshuru et de Goma comme centres de délivrance des passeports biométriques, l’absence supposée des ressortissants de Rutshuru du gouvernement provincial et l’orientation de tous les investissements vers la partie Nord de la province (Lubero, Butembo et Beni) sont quelques unes des  inquiétudes recensées pendant le séjour du gouverneur au chef-lieu du territoire de Rutshuru.
Dans la ville de Goma, M. Paluku a dit avoir recueilli des réclamations telles que la multiplicité des taxes, évoquée par les opérateurs économiques, la pollution atmosphérique par la poussière due aux travaux de modernisation de la voirie urbaine, la non implication des autorités dans le rapatriement des refugiés vivant au Rwanda et en Ouganda et l’immobilisation à Kisangani du bus offert aux étudiants de Goma par le Chef de l’Etat.
Des analyses faites au terme de ce dialogue, il ressort que toutes ces inquiétudes ont pour origine une crise de représentativité, a affirmé le gouverneur Julien Paluku, qui a mis devant leurs responsabilités les partis politiques dont la mission principale, selon lui,  est d’assurer l’éducation civique des populations, appelées à juger les dirigeants dans le respect des mécanismes établis par la loi « sans pour autant ethniciser les problèmes ».  « Je n’ai pas encore personnellement observé de signaux d’un affrontement ethnique entre les communautés vivant au Nord-Kivu », a déclaré le chef de l’exécutif provincial du Nord-Kivu, en mettant toutefois en garde contre « toute tentative d’instrumentalisation inutile de la base » qui, a-t-il souligné, n’est profitable qu’à des personnes « haut placées » dans la société.
Le gouverneur Paluku propose la mise sur pied d’un cadre permanent de dialogue comme solution à toutes les inquiétudes soulevées. Il estime également que la question du rapatriement des refugiés repose sur le principe sacrosaint du droit international humanitaire qui consacre le volontariat comme base de tout retour d’un refugié ou d’un déplacé sur son sol.  A la jeunesse de la ville de Goma et de partout au Nord-Kivu, le gouverneur Julien Paluku a conseillé de « ne pas céder à la manipulation », d’où qu’elle viendrait, mais plutôt de prouver les capacités d’expression de sa volonté par ses  propres moyens.  
 
Source: Agence Congolaise de Presse
Author: Julien Paluku, Gouverneur de GOMA