Welcome to the Rwanda-Drc-Burundi-Ouganda Blog. Well, this blog will gather daily, all interesting news related to some countries of the greatlakes region. Our attention will focus primarily on the DRC and Rwanda. I believe these two countries have come a long way and proceeding in the right direction (provided that they build, from now on stronger institutions!). In addition, some interesting news from Africa and other parts of the world will be posted from time to time.
Saturday, October 15, 2011
Tuesday, October 11, 2011
LIBYE: Les combattants pro-CNT en passe de contrôler Syrte
Au terme d'un mois de siège, les forces du nouveau régime libyen sont en passe de contrôler totalement Syrte, dernier bastion du régime avec Bani Walid. Le président du CNT Moustapha Abdeljalil s'est rendu à Syrte pour saluer les combattants.
Par Dépêche (texte)
AFP - Les combattants du nouveau régime en Libye étaient en passe mardi de prendre le contrôle total de la ville de Syrte où les hommes fidèles au leader déchu sont poussés dans leurs derniers retranchements, à l'issue de près d'un mois de siège sanglant.
Le Conseil national de transition (CNT), l'ex-rébellion qui a renversé le régime Kadhafi, attend la chute de Syrte pour proclamer la "libération totale" de la Libye, ouvrant la voie à la formation d'un gouvernement chargé de gérer la période de transition jusqu'à la tenue d'élections générales.
"La chute de Syrte sera un moment clé", a assuré mardi le plus haut responsable militaire de l'Otan, l'amiral Gianpaolo Di Paola, tout en précisant que ce ne serait pas "le seul facteur" pris en compte par l'Alliance pour décider de mettre fin aux opérations lancées fin mars.
Outre cette région d'origine de Mouammar Kadhafi qui a gouverné le pays pendant 42 ans, les forces du CNT assiègent l'oasis de Bani Walid, l'autre principal bastion de l'ancien régime, qu'elles espèrent prendre dans le sillage de la chute de Syrte.
Venant du front Est, les combattants du CNT ont pris à la mi-journée le contrôle du QG de la police dans le centre de Syrte, à 360 km à l'est de Tripoli, qui avait été déserté, le saccageant et déchirant les portraits de l'ancien "Guide" en fuite, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Des dizaines de combattants en liesse, klaxonnant et tirant en l'air, ont célébré cette prise symbolique. La joie est cependant retombée d'un coup quand l'un des combattants s'est écroulé, tué sur le coup par une balle tirée accidentellement par sa propre arme.
L'état-major pro-CNT pour le front Est s'est installé sur le toit du QG de la police, situé au milieu de plusieurs bâtiments officiels et dominant la ville, juste au nord de la place centrale, qui était toujours aux mains des pro-Kadhafi.
"C'est presque fait, il ne reste presque plus rien", a assuré l'un des chefs du front Est et de la brigade "Libye libre", Nasser al-Mgasbi, alors que les pro-Kadhafi étaient acculés dans une zone constituée de la place centrale et de secteurs plus au sud et à l'ouest où se concentraient les combats.
Régulièrement, un véhicule pro-CNT passait à toute vitesse pour évacuer un blessé. Depuis vendredi, les combats ont fait plus de 70 morts et des centaines de blessés côté CNT.
Selon les nouvelles autorités, même si quelques poches de résistance subsistent, la prise de la place centrale permettra d'annoncer que la ville est sous contrôle.
"Il nous reste encore deux kilomètres carrés à prendre pour libérer totalement la ville", a déclaré plus tôt dans la journée le commandant de la brigade "Libye libre" et l'un des chefs du front Est, Wissam ben Ahmed.
"Mais notre problème ce sont surtout les familles dont beaucoup ont peur de quitter leurs maisons, utilisées par les tireurs embusqués", a-t-il souligné.
Régulièrement, des convois de véhicules transportant des dizaines de civils et escortés par les pro-CNT sortaient mardi de la zone des combats, essentiellement des femmes, des enfants et des hommes âgés, parfois à bord de voitures de luxe.
"Nous étions 9 familles dans une seule maison, soit 35 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Nous avions de l'eau mais pas d'électricité depuis 2 mois, nous nous nourrissions de riz et de pain", explique Youssef Sultane, la quarantaine.
Touché par une balle pendant l'évacuation, il a une jambe ensanglantée et couverte de mouches. Après un bref interrogatoire, les pro-CNT l'évacuent vers un hôpital à l'arrière.
La bataille de Syrte, ville symbole à laquelle les forces du CNT ont donné l'assaut le 15 septembre, a coûté la vie à des centaines de personnes. Mardi, au moins 9 combattants pro-CNT ont été tués et 77 blessés, selon des sources médicales. Depuis vendredi, les combattants pro-CNT ont enregistré plus de 80 tués.
A Bani Walid, vaste oasis au relief escarpé à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli, des dizaines de civils ont encore fui la ville mardi, avant qu'une myriade de chars, de pick-up armés et d'ambulances ne s'emparent de la route à une trentaine kilomètres de la ville.
"Nous nous préparons pour la grande bataille de demain", a affirmé Jamal Tomzini, jean, t-shirt blanc et AK-47 en bandoulière. Après un cafouillage qui a coûté la vie à 17 combattants pro-CNT dimanche, les combats sont suspendus, le temps d'unifier les rangs.
Mais le commandement militaire assure vouloir reprendre l'offensive dès mercredi, tout en espérant voir arriver des renforts après la chute de Syrte.
En visite à Tripoli, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a annoncé une aide de 10 millions de dollars à la Libye pour sécuriser les armes de destruction massive et déminer le pays.
Le conflit dans ce riche pays pétrolier a débuté le 15 février par une révolte populaire contre le régime qui s'est transformée en guerre civile ayant fait plus de 25.000 morts, selon le CNT.
Le Conseil national de transition (CNT), l'ex-rébellion qui a renversé le régime Kadhafi, attend la chute de Syrte pour proclamer la "libération totale" de la Libye, ouvrant la voie à la formation d'un gouvernement chargé de gérer la période de transition jusqu'à la tenue d'élections générales.
"La chute de Syrte sera un moment clé", a assuré mardi le plus haut responsable militaire de l'Otan, l'amiral Gianpaolo Di Paola, tout en précisant que ce ne serait pas "le seul facteur" pris en compte par l'Alliance pour décider de mettre fin aux opérations lancées fin mars.
Outre cette région d'origine de Mouammar Kadhafi qui a gouverné le pays pendant 42 ans, les forces du CNT assiègent l'oasis de Bani Walid, l'autre principal bastion de l'ancien régime, qu'elles espèrent prendre dans le sillage de la chute de Syrte.
Venant du front Est, les combattants du CNT ont pris à la mi-journée le contrôle du QG de la police dans le centre de Syrte, à 360 km à l'est de Tripoli, qui avait été déserté, le saccageant et déchirant les portraits de l'ancien "Guide" en fuite, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Des dizaines de combattants en liesse, klaxonnant et tirant en l'air, ont célébré cette prise symbolique. La joie est cependant retombée d'un coup quand l'un des combattants s'est écroulé, tué sur le coup par une balle tirée accidentellement par sa propre arme.
L'état-major pro-CNT pour le front Est s'est installé sur le toit du QG de la police, situé au milieu de plusieurs bâtiments officiels et dominant la ville, juste au nord de la place centrale, qui était toujours aux mains des pro-Kadhafi.
"C'est presque fait, il ne reste presque plus rien", a assuré l'un des chefs du front Est et de la brigade "Libye libre", Nasser al-Mgasbi, alors que les pro-Kadhafi étaient acculés dans une zone constituée de la place centrale et de secteurs plus au sud et à l'ouest où se concentraient les combats.
Régulièrement, un véhicule pro-CNT passait à toute vitesse pour évacuer un blessé. Depuis vendredi, les combats ont fait plus de 70 morts et des centaines de blessés côté CNT.
Selon les nouvelles autorités, même si quelques poches de résistance subsistent, la prise de la place centrale permettra d'annoncer que la ville est sous contrôle.
"Il nous reste encore deux kilomètres carrés à prendre pour libérer totalement la ville", a déclaré plus tôt dans la journée le commandant de la brigade "Libye libre" et l'un des chefs du front Est, Wissam ben Ahmed.
"Mais notre problème ce sont surtout les familles dont beaucoup ont peur de quitter leurs maisons, utilisées par les tireurs embusqués", a-t-il souligné.
Régulièrement, des convois de véhicules transportant des dizaines de civils et escortés par les pro-CNT sortaient mardi de la zone des combats, essentiellement des femmes, des enfants et des hommes âgés, parfois à bord de voitures de luxe.
"Nous étions 9 familles dans une seule maison, soit 35 personnes, en majorité des femmes et des enfants. Nous avions de l'eau mais pas d'électricité depuis 2 mois, nous nous nourrissions de riz et de pain", explique Youssef Sultane, la quarantaine.
Touché par une balle pendant l'évacuation, il a une jambe ensanglantée et couverte de mouches. Après un bref interrogatoire, les pro-CNT l'évacuent vers un hôpital à l'arrière.
La bataille de Syrte, ville symbole à laquelle les forces du CNT ont donné l'assaut le 15 septembre, a coûté la vie à des centaines de personnes. Mardi, au moins 9 combattants pro-CNT ont été tués et 77 blessés, selon des sources médicales. Depuis vendredi, les combattants pro-CNT ont enregistré plus de 80 tués.
A Bani Walid, vaste oasis au relief escarpé à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli, des dizaines de civils ont encore fui la ville mardi, avant qu'une myriade de chars, de pick-up armés et d'ambulances ne s'emparent de la route à une trentaine kilomètres de la ville.
"Nous nous préparons pour la grande bataille de demain", a affirmé Jamal Tomzini, jean, t-shirt blanc et AK-47 en bandoulière. Après un cafouillage qui a coûté la vie à 17 combattants pro-CNT dimanche, les combats sont suspendus, le temps d'unifier les rangs.
Mais le commandement militaire assure vouloir reprendre l'offensive dès mercredi, tout en espérant voir arriver des renforts après la chute de Syrte.
En visite à Tripoli, le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a annoncé une aide de 10 millions de dollars à la Libye pour sécuriser les armes de destruction massive et déminer le pays.
Le conflit dans ce riche pays pétrolier a débuté le 15 février par une révolte populaire contre le régime qui s'est transformée en guerre civile ayant fait plus de 25.000 morts, selon le CNT.
Source: FRANCE 24,
Dernière modification : 11/10/2011
Libya: NTC head Jalil visits embattled Sirte
The head of Libya's interim authority Mustafa Abdel Jalil has appeared in the embattled city Sirte, say reports.
Mr Jalil was greeted by cheering National Transitional Council (NTC) troops, firing weapons in celebration, said Reuters news agency.Sirte is the home town of fugitive leader Col Muammar Gaddafi and one of the last loyalist strongholds.
The anti-Gaddafi forces have cornered the loyalists in a small area of the city but are facing stout resistance.
Nato officials have said they are surprised that the pro-Gaddafi fighters are continuing to fight with such resilience in the city.
The NTC says that once Sirte falls, they will declare Libya to be fully liberated.
Nato's chief military officer Adm Giampaolo Di Paola said the loyalist forces were acting like a cornered, "ferocious beast".
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“Start Quote
End Quote Civilian fleeing SirteThere are explosions all the time. There is no water. There is nothing.”
He said he was "surprised by their capacity to resist" but that they also had no other choice but to "fight until the end".
Nato spokesman Roland Lavoie said that with NTC forces now in control of much of the city and supply lines to the loyalists cut off, "it just does not make sense" for them to still be fighting."This could certainly be qualified as surprising both from a military and political point of view," as they "could not change or influence the outcome of this conflict".
'Tyres slashed'
Since launching what they said would be their final offensive on Sirte on Friday, NTC forces - coming from both the east and west - have pushed the loyalists into a small area of land close to the sea.
"There remains still 2 sq km (0.8 sq miles) to take to free the city completely," NTC commander Wissam bin Ahmid told the AFP news agency, adding that they were still facing sniper fire in the streets.
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Wyre Davies BBC News, Tripoli
At a checkpoint just outside Sirte each car is being searched thoroughly before it is allowed to pass. It is suspected that dozens of pro-Gaddafi fighters, who have abandoned their weapons and uniforms, are hiding in the cars and vans, trying to pass themselves off as civilians.
We saw several men who had been ordered out of their vehicles, being questioned by the roadside. Many had no identification papers and had unconvincing stories.
All denied being involved in the fighting, and although they appear to have been treated well, many were clearly frightened.
Analysis
We saw several men who had been ordered out of their vehicles, being questioned by the roadside. Many had no identification papers and had unconvincing stories.
All denied being involved in the fighting, and although they appear to have been treated well, many were clearly frightened.
"Our main worry are the families still in the city who are too afraid to leave their houses as the snipers are using them as firing posts."
The anti-Gaddafi forces have captured many of the major facilities which being used as loyalist bases, including a conference centre and hospital.On Tuesday, they said they had captured a police headquarters after finding it deserted, AFP reported.
The troops ransacked the building, said the agency, destroying images of Col Gaddafi, whose whereabouts are still unknown.
Both sides are still sustaining losses, including at least one NTC fighter killed by so-called friendly fire.
Thousands of people have fled Sirte in recent weeks but an unknown number of civilians are thought to have stayed behind - many are reported to have believed pro-Gaddafi warnings that they would be killed or captured by the NTC.
The BBC's Wyre Davies, on the outskirts of Sirte, says a lull in fighting on Tuesday morning enabled hundreds more people to flee the city.
"There are explosions all the time," one woman travelling in a car with seven children told Reuters news agency. "There is no water. There is nothing."
"The Gaddafi forces prevented us from leaving, slashing the tyres of cars in garages and forcing us to turn back," he said.
Cars leaving Sirte are being stopped and searched carefully at checkpoints, says our correspondent, over suspicions that pro-Gaddafi fighters are trying to pass themselves off as civilians to escape.
The NTC troops are also preparing to mount an assault on Bani Walid, another Gaddafi stronghold further south in the desert.
But Mr Lavoie said there was "no evidence of significant pro-Gaddafi presence or activity in the rest of the country".
Nato is carrying out air strikes over Libya under a UN resolution to protect the civilian population. It has vowed to continue until the former regime no longer poses a threat.
On Sunday, Secretary General Anders Fogh Rasmussen said the alliance was "pretty close to the very end of this operation".
Source: BBC News, 11 October 2011 Last updated at 17:21 GMT
LIBYE: Libye post Kadhafi
À Syrte quelque 70 000 civils, matraqués depuis trois semaines par les aéronefs et les drones de l’Otan, pilonnés par les mitrailleuses lourdes montées sur pick-up, privés d’eau, de médicaments et de vivres, connaissent un authentique calvaire. Curieusement les Ong et l’intelligentsia humanitairiennes, les « autorités morales », religieuses et les prétendues oppositions politiques, la bouclent… Ne parlons pas des Nations Unies et du Conseil de Sécurité qui avait voté la Résolution 1973, spécifiquement et exclusivement pour la protection des populations civiles menacées d’un « bain de sang » par le féroce Guide de la Jamahiriya libyenne, qui se font complices d’une criminelle forfaiture. Que dire en effet de l’incroyable dévoiement d’une Résolution – un acte juridique international ; or sur quelles fondations repose la civilisation si ce n’est sur celles d’une certaine légalité ? 1 - s’appuyant sur ce droit d’ingérence humanitaire propulsé en 2000 à la suite des grands massacres génocidaires de 1994 au Rouanda 2.
Un dévoiement inouï de la légalité internationale
On a vu depuis comment des intentions louables à l’origine se trouvent vite dévoyées par d’habiles récupérateurs… comme chacun sait l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions ! Sur la base des travaux d’une Commission indépendante, en 2005 l’Assemblée générale de l’ONU insère dans sa déclaration finale la notion de « devoir » incombant en dernier ressort à la Communauté internationale en vue de protéger les populations victimes de leurs propres dirigeants ! C’est sur cette base qu’est votée le 17 mars 2011 au Conseil de Sécurité la résolution 1973 relative à la Libye, laquelle autorise « toutes mesures nécessaires… sauf occupation étrangère d’aucune sorte pour la protection des populations et des zones civiles menacées d’attaque ».
Un premier détournement du texte intervient deux jours plus tard avec la déclaration du Sommet de Paris : « Nous assurons le peuple libyen de notre détermination à être à ses côtés pour l’aider à réaliser ses aspirations et à bâtir son avenir et ses institutions dans un cadre démocratique », et M. Sarkozy d’ajouter « nous plaçons l’intervention imminente sous les auspices de la conscience universelle… Nous intervenons pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin ». Nous sommes déjà ici très au-delà de ce pourquoi le Conseil de Sécurité avait donné son feu vert, et l’on serait tenté de demander ici au président de tous les Hexagonaux de quoi il se mêle au lieu de sortir le pays de la crise ?
Une France se constitue d’entrée de jeu partie prenante, partisane dans un conflit qui n’est pas le sien. La présidence s’engage dans le camp du Loup contre l’Agneau du fabuliste. Agneau ne signifiant pas que M. Kadhafi soit un saint innocent - la question n’est pas là, en l’occurrence le droit comme modus vivendi entre les nations ne se réduit pas la morale - mais symbolise l’arbitraire de la relation du fort au faible. Les loups ne se croquent pas entre eux préférant des agneaux aux pattes malagiles… l’Afghanistan militairement et démographiquement ne représentait rien ; quant à l’Irak elle était à genoux après treize années de blocus et venait de détruire ses derniers missiles à coutes portées parce que leur rayon d’action était de 180 Km au lieu des 150 autorisés par les Résolutions du CS 3. Il est en effet plus facile de détruire un ennemi désarmé et mal en point que de s’attaquer à un adversaire en parfait ordre de bataille… ce pourquoi l’Otan na pas mené d’offensive terrestre en Serbie se contentant de réduire à néant depuis les airs le potentiel économique du pays.
Le 21 mars à Bruxelles le Ministre Juppé – aficionado des déclarations contradictoires tant il est convaincu que l’opinion, abonnée permanente à TF1, oublie d’un jour à l’autre les propos et la présentation des événements de la veille - fait quelque peu marche arrière, histoire d’embobiner les sceptiques, les masses devant toujours être mises au pied du mur : « Cette résolution nous demande de protéger les populations civiles contre les exactions du régime Kadhafi. C’est ce que nous faisons. Elle ne nous demande pas de mettre en place un autre régime ».
Le 28 mars les duettistes Sarkozy et Cameron enchaînent : « Il n’y a de solution durable que politique… Ainsi que le souligne la résolution de la Ligue arabe, le régime actuel a perdu toute légitimité. Kadhafi doit donc partir immédiatement ». Les forces aériennes de l’Otan commencent alors à faire pencher la balance du bon côté, celui des amis de M. Lévy ci-devant missi dominici du staff élyséen ! L’Otan, hors caméras, fait intervenir drones de repérage et des hélicoptères de combat et dépêche sur les divers théâtres d’opération des conseillers, autrement dit des éléments des forces spéciales, elle livre armes et équipements. Autant d’actions exorbitantes d’une légalité internationale a minima. Des dérives qui apparaitront en plein jour lorsque M. Nagy-Bocsa, posant à Tripoli au seigneur de guerre, évoquera un plan d’opération fondé essentiellement sur une étroite coordination entre insurgés et missions aériennes de l’Otan.
Le 20 août, le Conseil National de Transition, vitrine politique de la rébellion partie de Benghazi, déclare que l’offensive « Sirène » qui allait aboutir à la prise de Tripoli, se déroule en coordination avec « l’Otan qui y est largement impliquée » 4. Qui dit mieux ? La rébellion annonce alors la capture de Saïf al-Islam, fils chéri et héritier putatif du colonel Kadhafi, lequel fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. Une arrestation ainsi confirmée deux jours plus tard par le Procureur de la Cour, Luis Moreno-Ocampo. L’information se révélera être du pipo et une remarquable ruse destinée à démoraliser et démobiliser les combattants loyalistes de la capitale. Reste que les médias ont relayé avec gourmandise une information a priori suspecte de bidonnage !
Timisoara bis, les ossuaires de dromadaires transmutés en charniers kadhafistes
Car tout dans cette guerre est plus ou moins tissé de tromperie, plus ou moins grossière, comme le rend évident l’interminable préparation de l’assaut contre Syrte où nombre de civils se trouvent aujourd’hui piégé… une sordide répétition de la prise, en Irak, de Falloujah par les troupes américaines dans la nuit du 6 au 7 novembre 2004 à grand renfort de bombes au phosphore. Une bataille qui se prolonge, démontrant par là même que les choses sont encore loin d’être terminées a contrario de ce qu’affirment en chœur l’Otan et le CNT. Là encore les civils sont en première ligne, c’est à dire dans la ligne de mire d’une coalition constituée en principe pour leur porter secours… mais la faute en revient exclusivement aux assiégés qui « les prennent en otage ». Dixit la presse indépendante !
Des médias indépendants et en mal de scoop, à tel point qu’ils nous ont sorti sans rire une resucée du charnier de Timisoara. Mais à la place des corps rafistolés extraits d’une morgue, les macchabées étaient cet fois-ci des dromadaires dont les os déterrés blanchissent maintenant sous le soleil de Satan 5. Mais pourquoi se fatiguer lorsque « nos » correspondants de guerre - le plus souvent assez ignorants de tout et davantage préoccupés de raconter leurs « coups » aux bars d’hôtel que de suer sang et eau sur le terrain – peuvent se fournir directement à bonne source : à savoir auprès des Services de communication de l’Alliance atlantique qui leur fournit reportages, images, vidéos clef en main… du préfabriqué-prémonté que les journalistes se contentent d’adapter suivant leurs besoins. Du prédigéré en somme qui explique le comique involontaire d’informations régulièrement démenties, évidemment falsifiées, presque burlesques à force d’être controuvées 6. Mais finalement ça passe dans l’épaisseur du trait, car le chaland (le consommateur d’info lambda) n’a pas de tribune pour râler !
Ainsi donc à l’Otan, trucages et montages sont les deux mamelles de la politique de communication… impossible cependant de tout verrouiller et il arrive que les chefs eux-mêmes s’emmêlent les pinceaux et mangent le morceau. Au moins aux yeux et à l’oreilles de ceux dont l’esprit chagrin et critique reste en éveil. Un cas parmi cent autres : l’Otan a officiellement disparu des écrans radars télévisuels. On ne parle plus en effet ces temps-ci dans les lucarnes que des insurgés partis à la conquête des dernières « poches » de résistance. Pourtant l’Otan le moins discrètement du monde continue à prodiguer son appui aérien et ses bombes au profit exclusif des forces rebelles adoubés par la l’UE et le reste du monde 7 !
Quand l’Otan alimente le Djihad international
Dans ce contexte euphorique, le général Vincent Tesnière, numéro deux de l’état-major multinational de l’Otan, profitant d’un point de presse en Italie, à Poggio Renatico, n’a pas manqué d’insister – avec une belle inconscience - sur le rôle déterminant des drones armés dans la phase actuelle du conflit. Matériels réinjectés récemment par les Américain, nul n’ignorant que les drones tueurs sont les outils d’excellence pour la protection de civils pris au piège d’une ville encerclée ! Or le général Tesnière - affirmant avec un cynisme consommé et assez peu de jugeote - qu’il n’y aura pas – oh grand jamais ! - de « désignation des cibles depuis le sol car nous n’avons pas de coordination avec les forces anti-Kadhafi… et que nous ne sommes pas au service des rebelles ». Bonjour le carnage. Alors que ce haut gradé nous dise sur quoi il tire et comment il identifie ses objectifs sachant qu’il fallait au début du conflit plusieurs jours de repérage et qu’aujourd’hui une heure à peine suffit ?
Mais ce qu’oublie de dire notre brave ganache, c’est que l’Otan a égaré une dizaine de millier de missiles sol-air Sam-7 sortis des arsenaux de la Jamahiriya. Un fait consternant que vient de confirmer un autre parmi les chefs d’état-major de l’Otan, l’amiral Giampaolo Di Paola, dont les propos ont été repris le 2 octobre par le site de Der Spiegel. Cocassement cela ressemble à du déjà vu, comme au temps où les entrepôts de l’Armée Rouge étaient pillés, les armes et les matériels revendus pour alimenter les guerres fratricides du Continent africain 8.
2’40 chrono pour le discours de Bengazi… l’apothéose de M. Sarkozy, un triomphe à sa mesure !
La France a donc participé à une campagne militaire tout en trompe l’œil dont le rideau n’est pas encore tombé suer la scène finale. Un épisode peu reluisant où la France s’est mise au diapason des anglo-américains lesquels ont coutume de faire la guerre du haut des airs, et pour le reste advienne que pourra ! Une guerre aérienne qui selon les dernières estimations, aurait causé la mort d’environ 50.000 personnes… cela pour vraisemblablement installer aux portes de l’Europe une base avancée de l’Islam radical !
50 000 cadavres et 2 minutes 40 de vaine gloriole - traduction comprise - à Benghazi pour M. Nagy-Bocsa où il a prononcé un indigent laïus devant une foule clairsemée et des caméra filmant en plan serré pour donner l’illusion de la multitude. N’est pas de Gaulle qui veut et Benghazi n’aura été ni les 500 000 Québécois du 24 juil. 1967 à Montréal, ni Phnom Penh le 1er sept. 1966 devant deux cent mille asiatiques. 9. Désireux d’escamoter sa calamiteuse politique intérieure, M. Sarkozy prononçait le 15 sept. dernier un discours – peut-on d’ailleurs le qualifier de discours ? - sur la place de la Liberté à Benghazi, ville d’où partit la rébellion anti-kadhafiste.
Discours dont nous vous livrons la version intégrale, elle vaut son pesant de haricots, elle donne la mesure de la France actuelle et celle de ses élites : « Jeunes de Benghazi, jeunes de Libye, jeunes Arabes, la France veut vous dire son amitié et son soutien. Vous avez voulu, vous avez voulu la paix, vous avez voulu la liberté, vous voulez le progrès économique. La France, la Grande-Bretagne, l’Europe seront toujours aux côtés du peuple libyen. Mais, amis de Benghazi, nous vous demandons une chose, nous croyons dans la Libye unie, pas dans la Libye divisée. Peuple de Libye, vous avez démontré votre courage. Aujourd’hui, vous devez démontrer un nouveau courage, celui du pardon et celui de la réconciliation. Vive Benghazi, vive la Libye, vive l’amitié entre la France et la Libye »
Deux minutes 40 pour 50 000 morts, un pays dévasté, le Maghreb en cours de déstabilisation, des flots de jeunes migrants aux visages hâves, aux regards brûlants, toujours plus nombreux dans nos rues et l’Europe qui s’enfonce dans la crise… il ne nous reste plus qu’à reconduire M. Sarkozy à la tête de l’État, car assurément, il aura maintenant du mal à faire pire !
http://www.geopolintel.fr/article406.html?var_mode=calcul
Notes
(1) Une Résolution est acte juridique international… Or que sommes-nous hors d’une certaine légalité internationale ? L’Écrivain et journaliste François Brigneau écrivait naguère qu’à la Libération, tombé aux mains de francs-tireurs, il accueillit comme des sauveurs les policiers qui vinrent le prendre en charge : ceux-ci représentait l’État de droit, aussi dur et dévoyé était-il dans le contexte chaotique de l’épuration. Un cadre juridique qui valait mille fois mieux que la justice expéditive des tenants de la basse vengeance. http://www.lemonde.fr/shoah-les-der...
(2) En 2000, le Secrétaire général des NU, M. Kofi Annan - dont le fils sera embringué fin 2004 dans une vilaine affaire de corruption en relation avec le programme dit « pétrole contre nourriture » en Irak - appelle à l’instauration d’« une exigence morale faite au Conseil de sécurité d’agir au nom de la communauté internationale pour combattre les crimes contre l’humanité ».
(3) En février 2003, peu avant l’Opération choc et effroi, l’es É-U imposèrent un test de soumission à l’Irak, lequel a la grande déception du Secrétaire à la Défense, Rumsfeld, y souscrit et procéda à la destruction de ses missiles à courte portée Al-Samoud 2, ceux-ci avaient une portée virtuelle de 180 Km.
(4) http://www.liberation.fr/monde/0101...
(5) Les nouvelles autorités libyennes ont annoncé le 25 sept. avoir découvert les restes du massacre de plus de 1.700 détenus exécutés semble-t-il en 1996 dans l’enceinte de la prison d’Abou Salim. Las, il s’agissait d’un cimetière de dromadaires !
(6) Le 14 sept. 2011 le Nouvel Observateur démasque le pot aux roses : « le calme, l’espoir et le bonheur sont revenus en Libye », c’est en tout cas la situation merveilleuse dépeinte par les vidéos de l’Otan mises à disposition de la presse. Ni morts, ni pénurie d’eau, de médicaments, la joie est rendez-vous mais uniquement dans les montages réalisés par les service de propagande de l’Otan. Depuis plusieurs mois les rédactions accèdent ainsi à des contenus gratuits, formatés au petit poil pour une diffusion immédiate, cela sans avoir à financer d’onéreux envoyés spéciaux.
(7) Dont la Chine et la Russie, d’abord opposées à l’intervention, mais peu soucieuses – au regard d’une concurrence économique exacerbée par la crise - de perdre leurs parts des juteux marchés de la reconstruction d’une Libye dévastée.
(8) http://www.mondialisation.ca/index....
(9) http://gaullisme.fr/43cdg_PhnomPenh.htm
Author: Camus
Source: AgoraVox, du mardi 11 octobre 2011
Un dévoiement inouï de la légalité internationale
On a vu depuis comment des intentions louables à l’origine se trouvent vite dévoyées par d’habiles récupérateurs… comme chacun sait l’enfer est toujours pavé de bonnes intentions ! Sur la base des travaux d’une Commission indépendante, en 2005 l’Assemblée générale de l’ONU insère dans sa déclaration finale la notion de « devoir » incombant en dernier ressort à la Communauté internationale en vue de protéger les populations victimes de leurs propres dirigeants ! C’est sur cette base qu’est votée le 17 mars 2011 au Conseil de Sécurité la résolution 1973 relative à la Libye, laquelle autorise « toutes mesures nécessaires… sauf occupation étrangère d’aucune sorte pour la protection des populations et des zones civiles menacées d’attaque ».
Un premier détournement du texte intervient deux jours plus tard avec la déclaration du Sommet de Paris : « Nous assurons le peuple libyen de notre détermination à être à ses côtés pour l’aider à réaliser ses aspirations et à bâtir son avenir et ses institutions dans un cadre démocratique », et M. Sarkozy d’ajouter « nous plaçons l’intervention imminente sous les auspices de la conscience universelle… Nous intervenons pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin ». Nous sommes déjà ici très au-delà de ce pourquoi le Conseil de Sécurité avait donné son feu vert, et l’on serait tenté de demander ici au président de tous les Hexagonaux de quoi il se mêle au lieu de sortir le pays de la crise ?
Une France se constitue d’entrée de jeu partie prenante, partisane dans un conflit qui n’est pas le sien. La présidence s’engage dans le camp du Loup contre l’Agneau du fabuliste. Agneau ne signifiant pas que M. Kadhafi soit un saint innocent - la question n’est pas là, en l’occurrence le droit comme modus vivendi entre les nations ne se réduit pas la morale - mais symbolise l’arbitraire de la relation du fort au faible. Les loups ne se croquent pas entre eux préférant des agneaux aux pattes malagiles… l’Afghanistan militairement et démographiquement ne représentait rien ; quant à l’Irak elle était à genoux après treize années de blocus et venait de détruire ses derniers missiles à coutes portées parce que leur rayon d’action était de 180 Km au lieu des 150 autorisés par les Résolutions du CS 3. Il est en effet plus facile de détruire un ennemi désarmé et mal en point que de s’attaquer à un adversaire en parfait ordre de bataille… ce pourquoi l’Otan na pas mené d’offensive terrestre en Serbie se contentant de réduire à néant depuis les airs le potentiel économique du pays.
Le 21 mars à Bruxelles le Ministre Juppé – aficionado des déclarations contradictoires tant il est convaincu que l’opinion, abonnée permanente à TF1, oublie d’un jour à l’autre les propos et la présentation des événements de la veille - fait quelque peu marche arrière, histoire d’embobiner les sceptiques, les masses devant toujours être mises au pied du mur : « Cette résolution nous demande de protéger les populations civiles contre les exactions du régime Kadhafi. C’est ce que nous faisons. Elle ne nous demande pas de mettre en place un autre régime ».
Le 28 mars les duettistes Sarkozy et Cameron enchaînent : « Il n’y a de solution durable que politique… Ainsi que le souligne la résolution de la Ligue arabe, le régime actuel a perdu toute légitimité. Kadhafi doit donc partir immédiatement ». Les forces aériennes de l’Otan commencent alors à faire pencher la balance du bon côté, celui des amis de M. Lévy ci-devant missi dominici du staff élyséen ! L’Otan, hors caméras, fait intervenir drones de repérage et des hélicoptères de combat et dépêche sur les divers théâtres d’opération des conseillers, autrement dit des éléments des forces spéciales, elle livre armes et équipements. Autant d’actions exorbitantes d’une légalité internationale a minima. Des dérives qui apparaitront en plein jour lorsque M. Nagy-Bocsa, posant à Tripoli au seigneur de guerre, évoquera un plan d’opération fondé essentiellement sur une étroite coordination entre insurgés et missions aériennes de l’Otan.
Le 20 août, le Conseil National de Transition, vitrine politique de la rébellion partie de Benghazi, déclare que l’offensive « Sirène » qui allait aboutir à la prise de Tripoli, se déroule en coordination avec « l’Otan qui y est largement impliquée » 4. Qui dit mieux ? La rébellion annonce alors la capture de Saïf al-Islam, fils chéri et héritier putatif du colonel Kadhafi, lequel fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale. Une arrestation ainsi confirmée deux jours plus tard par le Procureur de la Cour, Luis Moreno-Ocampo. L’information se révélera être du pipo et une remarquable ruse destinée à démoraliser et démobiliser les combattants loyalistes de la capitale. Reste que les médias ont relayé avec gourmandise une information a priori suspecte de bidonnage !
Timisoara bis, les ossuaires de dromadaires transmutés en charniers kadhafistes
Car tout dans cette guerre est plus ou moins tissé de tromperie, plus ou moins grossière, comme le rend évident l’interminable préparation de l’assaut contre Syrte où nombre de civils se trouvent aujourd’hui piégé… une sordide répétition de la prise, en Irak, de Falloujah par les troupes américaines dans la nuit du 6 au 7 novembre 2004 à grand renfort de bombes au phosphore. Une bataille qui se prolonge, démontrant par là même que les choses sont encore loin d’être terminées a contrario de ce qu’affirment en chœur l’Otan et le CNT. Là encore les civils sont en première ligne, c’est à dire dans la ligne de mire d’une coalition constituée en principe pour leur porter secours… mais la faute en revient exclusivement aux assiégés qui « les prennent en otage ». Dixit la presse indépendante !
Des médias indépendants et en mal de scoop, à tel point qu’ils nous ont sorti sans rire une resucée du charnier de Timisoara. Mais à la place des corps rafistolés extraits d’une morgue, les macchabées étaient cet fois-ci des dromadaires dont les os déterrés blanchissent maintenant sous le soleil de Satan 5. Mais pourquoi se fatiguer lorsque « nos » correspondants de guerre - le plus souvent assez ignorants de tout et davantage préoccupés de raconter leurs « coups » aux bars d’hôtel que de suer sang et eau sur le terrain – peuvent se fournir directement à bonne source : à savoir auprès des Services de communication de l’Alliance atlantique qui leur fournit reportages, images, vidéos clef en main… du préfabriqué-prémonté que les journalistes se contentent d’adapter suivant leurs besoins. Du prédigéré en somme qui explique le comique involontaire d’informations régulièrement démenties, évidemment falsifiées, presque burlesques à force d’être controuvées 6. Mais finalement ça passe dans l’épaisseur du trait, car le chaland (le consommateur d’info lambda) n’a pas de tribune pour râler !
Ainsi donc à l’Otan, trucages et montages sont les deux mamelles de la politique de communication… impossible cependant de tout verrouiller et il arrive que les chefs eux-mêmes s’emmêlent les pinceaux et mangent le morceau. Au moins aux yeux et à l’oreilles de ceux dont l’esprit chagrin et critique reste en éveil. Un cas parmi cent autres : l’Otan a officiellement disparu des écrans radars télévisuels. On ne parle plus en effet ces temps-ci dans les lucarnes que des insurgés partis à la conquête des dernières « poches » de résistance. Pourtant l’Otan le moins discrètement du monde continue à prodiguer son appui aérien et ses bombes au profit exclusif des forces rebelles adoubés par la l’UE et le reste du monde 7 !
Quand l’Otan alimente le Djihad international
Dans ce contexte euphorique, le général Vincent Tesnière, numéro deux de l’état-major multinational de l’Otan, profitant d’un point de presse en Italie, à Poggio Renatico, n’a pas manqué d’insister – avec une belle inconscience - sur le rôle déterminant des drones armés dans la phase actuelle du conflit. Matériels réinjectés récemment par les Américain, nul n’ignorant que les drones tueurs sont les outils d’excellence pour la protection de civils pris au piège d’une ville encerclée ! Or le général Tesnière - affirmant avec un cynisme consommé et assez peu de jugeote - qu’il n’y aura pas – oh grand jamais ! - de « désignation des cibles depuis le sol car nous n’avons pas de coordination avec les forces anti-Kadhafi… et que nous ne sommes pas au service des rebelles ». Bonjour le carnage. Alors que ce haut gradé nous dise sur quoi il tire et comment il identifie ses objectifs sachant qu’il fallait au début du conflit plusieurs jours de repérage et qu’aujourd’hui une heure à peine suffit ?
Mais ce qu’oublie de dire notre brave ganache, c’est que l’Otan a égaré une dizaine de millier de missiles sol-air Sam-7 sortis des arsenaux de la Jamahiriya. Un fait consternant que vient de confirmer un autre parmi les chefs d’état-major de l’Otan, l’amiral Giampaolo Di Paola, dont les propos ont été repris le 2 octobre par le site de Der Spiegel. Cocassement cela ressemble à du déjà vu, comme au temps où les entrepôts de l’Armée Rouge étaient pillés, les armes et les matériels revendus pour alimenter les guerres fratricides du Continent africain 8.
2’40 chrono pour le discours de Bengazi… l’apothéose de M. Sarkozy, un triomphe à sa mesure !
La France a donc participé à une campagne militaire tout en trompe l’œil dont le rideau n’est pas encore tombé suer la scène finale. Un épisode peu reluisant où la France s’est mise au diapason des anglo-américains lesquels ont coutume de faire la guerre du haut des airs, et pour le reste advienne que pourra ! Une guerre aérienne qui selon les dernières estimations, aurait causé la mort d’environ 50.000 personnes… cela pour vraisemblablement installer aux portes de l’Europe une base avancée de l’Islam radical !
50 000 cadavres et 2 minutes 40 de vaine gloriole - traduction comprise - à Benghazi pour M. Nagy-Bocsa où il a prononcé un indigent laïus devant une foule clairsemée et des caméra filmant en plan serré pour donner l’illusion de la multitude. N’est pas de Gaulle qui veut et Benghazi n’aura été ni les 500 000 Québécois du 24 juil. 1967 à Montréal, ni Phnom Penh le 1er sept. 1966 devant deux cent mille asiatiques. 9. Désireux d’escamoter sa calamiteuse politique intérieure, M. Sarkozy prononçait le 15 sept. dernier un discours – peut-on d’ailleurs le qualifier de discours ? - sur la place de la Liberté à Benghazi, ville d’où partit la rébellion anti-kadhafiste.
Discours dont nous vous livrons la version intégrale, elle vaut son pesant de haricots, elle donne la mesure de la France actuelle et celle de ses élites : « Jeunes de Benghazi, jeunes de Libye, jeunes Arabes, la France veut vous dire son amitié et son soutien. Vous avez voulu, vous avez voulu la paix, vous avez voulu la liberté, vous voulez le progrès économique. La France, la Grande-Bretagne, l’Europe seront toujours aux côtés du peuple libyen. Mais, amis de Benghazi, nous vous demandons une chose, nous croyons dans la Libye unie, pas dans la Libye divisée. Peuple de Libye, vous avez démontré votre courage. Aujourd’hui, vous devez démontrer un nouveau courage, celui du pardon et celui de la réconciliation. Vive Benghazi, vive la Libye, vive l’amitié entre la France et la Libye »
Deux minutes 40 pour 50 000 morts, un pays dévasté, le Maghreb en cours de déstabilisation, des flots de jeunes migrants aux visages hâves, aux regards brûlants, toujours plus nombreux dans nos rues et l’Europe qui s’enfonce dans la crise… il ne nous reste plus qu’à reconduire M. Sarkozy à la tête de l’État, car assurément, il aura maintenant du mal à faire pire !
http://www.geopolintel.fr/article406.html?var_mode=calcul
Notes
(1) Une Résolution est acte juridique international… Or que sommes-nous hors d’une certaine légalité internationale ? L’Écrivain et journaliste François Brigneau écrivait naguère qu’à la Libération, tombé aux mains de francs-tireurs, il accueillit comme des sauveurs les policiers qui vinrent le prendre en charge : ceux-ci représentait l’État de droit, aussi dur et dévoyé était-il dans le contexte chaotique de l’épuration. Un cadre juridique qui valait mille fois mieux que la justice expéditive des tenants de la basse vengeance. http://www.lemonde.fr/shoah-les-der...
(2) En 2000, le Secrétaire général des NU, M. Kofi Annan - dont le fils sera embringué fin 2004 dans une vilaine affaire de corruption en relation avec le programme dit « pétrole contre nourriture » en Irak - appelle à l’instauration d’« une exigence morale faite au Conseil de sécurité d’agir au nom de la communauté internationale pour combattre les crimes contre l’humanité ».
(3) En février 2003, peu avant l’Opération choc et effroi, l’es É-U imposèrent un test de soumission à l’Irak, lequel a la grande déception du Secrétaire à la Défense, Rumsfeld, y souscrit et procéda à la destruction de ses missiles à courte portée Al-Samoud 2, ceux-ci avaient une portée virtuelle de 180 Km.
(4) http://www.liberation.fr/monde/0101...
(5) Les nouvelles autorités libyennes ont annoncé le 25 sept. avoir découvert les restes du massacre de plus de 1.700 détenus exécutés semble-t-il en 1996 dans l’enceinte de la prison d’Abou Salim. Las, il s’agissait d’un cimetière de dromadaires !
(6) Le 14 sept. 2011 le Nouvel Observateur démasque le pot aux roses : « le calme, l’espoir et le bonheur sont revenus en Libye », c’est en tout cas la situation merveilleuse dépeinte par les vidéos de l’Otan mises à disposition de la presse. Ni morts, ni pénurie d’eau, de médicaments, la joie est rendez-vous mais uniquement dans les montages réalisés par les service de propagande de l’Otan. Depuis plusieurs mois les rédactions accèdent ainsi à des contenus gratuits, formatés au petit poil pour une diffusion immédiate, cela sans avoir à financer d’onéreux envoyés spéciaux.
(7) Dont la Chine et la Russie, d’abord opposées à l’intervention, mais peu soucieuses – au regard d’une concurrence économique exacerbée par la crise - de perdre leurs parts des juteux marchés de la reconstruction d’une Libye dévastée.
(8) http://www.mondialisation.ca/index....
(9) http://gaullisme.fr/43cdg_PhnomPenh.htm
Author: Camus
Source: AgoraVox, du mardi 11 octobre 2011
Saturday, October 1, 2011
RWANDA/TCHAD:Le Rwanda propose de juger Hissène Habré
L'ex-dictateur tchadien, Hissène Habré, quittant la cour de Dakar sous escorte policière, le 25 novembre 2005.
Photo : AFP
Selon nos informations, l’Union Africaine (UA) et les autorités rwandaises ont engagé dans la discrétion des discussions sur la possibilité d’un procès d’Hissène Habré au Rwanda. Kigali s’est déclaré prêt à juger l’ancien président tchadien à la suite du dernier sommet de l'UA à Malabo. Après le Sénégal, puis le Tchad, c’est une nouvelle piste africaine qui s’offre à l'organisation. Cela, alors qu'on attend la réponse du Sénégal à une demande d’extradition de la justice belge.
Pour l’Union Africaine (UA), l’affaire Habré a pris ces derniers temps des allures de casse-tête insoluble. Le Sénégal, mandaté en juillet 2006 pour juger l’ancien chef d’Etat « au nom de l’Afrique » a refusé, depuis janvier dernier, les différentes solutions proposées par la commission de l’UA. A la fin du mois de mai, les autorités sénégalaises ont même annoncé qu’elles suspendaient leurs négociations avec l’Union Africaine, laissant sur le carreau les experts venus spécialement à Dakar.
Le Tchad s’est entre-temps porté candidat. Mais dès qu’une expulsion d’Hissène Habré vers N’Djamena a été annoncée par les autorités sénégalaises, de nombreuses voix se sont élevées pour souligner que, dans son pays, Habré n’aurait pas la garantie d’un procès équitable.
Lors du dernier sommet de l’Union Africaine, à Malabo, l’organisation a appelé les Etats africains disposés à juger Habré à se manifester. Selon des sources concordantes, le Rwanda s’est porté volontaire. Un proche du dossier à l'UA explique que les discussions ont déjà commencé avec Kigali et l'ensemble des autorités concernées. Quels sont les éventuels préalables des Rwandais, quelles sont leurs motivations ? On l’ignore pour l’instant.
Les victimes d’Hissène Habré, en tout cas, continuent à espérer une extradition vers la Belgique où un procès pourrait être organisé rapidement. Une première requête des autorités belges avait été rejetée en raison du manque de certaines pièces. Une autre est en cours d’examen par la justice sénégalaise.
Source: Jeune Afrique, Article publié le : vendredi 30 septembre 2011 - Dernière modification le : vendredi 30 septembre 2011
Le Tchad s’est entre-temps porté candidat. Mais dès qu’une expulsion d’Hissène Habré vers N’Djamena a été annoncée par les autorités sénégalaises, de nombreuses voix se sont élevées pour souligner que, dans son pays, Habré n’aurait pas la garantie d’un procès équitable.
Lors du dernier sommet de l’Union Africaine, à Malabo, l’organisation a appelé les Etats africains disposés à juger Habré à se manifester. Selon des sources concordantes, le Rwanda s’est porté volontaire. Un proche du dossier à l'UA explique que les discussions ont déjà commencé avec Kigali et l'ensemble des autorités concernées. Quels sont les éventuels préalables des Rwandais, quelles sont leurs motivations ? On l’ignore pour l’instant.
Les victimes d’Hissène Habré, en tout cas, continuent à espérer une extradition vers la Belgique où un procès pourrait être organisé rapidement. Une première requête des autorités belges avait été rejetée en raison du manque de certaines pièces. Une autre est en cours d’examen par la justice sénégalaise.
Source: Jeune Afrique, Article publié le : vendredi 30 septembre 2011 - Dernière modification le : vendredi 30 septembre 2011
RWANDA: Génocide au Rwanda : deux anciens ministres condamnés
Deux anciens ministres rwandais ont été condamnés chacun à trente ans de prison pour leur implication dans le génocide de 1994 au Rwanda, et deux autres ministres ont été acquittés, vendredi 30 septembre, par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR).
Prosper Mugiraneza, ministre de la fonction publique au moment du génocide, et Justin Mugenzi, alors ministre du commerce, ont été condamnés à trente ans de prison chacun pour "entente en vue de commettre un génocide" et "incitation directe et publique à commettre un génocide".
Poursuivis pour les mêmes faits, Casimir Bizimungu, ministre de la santé au moment du génocide, et Jérôme Clément Bicamumpaka, alors ministre des affaires étrangères, ont été acquittés par la cour installée à Arusha (nord de la Tanzanie), qui n'a pas jugé suffisants les éléments de preuve à leur encontre.
JUGÉS DOUZE ANS APRÈS LEUR ARRESTATION
Un des trois juges, Emile Short, a émis une opinion différente de ses collègues quant à la durée de la peine retenue, estimant que les deux condamnés auraient dû bénéficier d'une réduction de peine de cinq ans en raison de la tenue tardive de leur procès. Le jugement, un des plus importants pour le TPIR, a été rendu en effet douze ans après l'arrestation des anciens ministres. Le procès avait démarré sur le fond en novembre 2003 et s'est achevé le 5 décembre 2008.
Les quatre anciens ministres, qui clamaient leur innocence, étaient notamment accusés d'avoir appelé au massacre de Tutsi lors de plusieurs réunions et discours publics à travers le Rwanda en 1994, dont certains relayés par la Radio télévision libre des Mille Collines (RTLM). Le plus connu des quatre accusés était Casimir Bizimungu, ancien petit séminariste diplômé aux Etats-Unis, intellectuel et polyglotte, qui avait dirigé la diplomatie rwandaise de 1989 à 1992.
Le génocide perpétré par le régime extrémiste hutu alors au pouvoir a fait environ huit cent mille morts selon l'ONU, dans leur majorité issus de la minorité tutsi, entre avril et juillet 1994, date de la victoire militaire de la guérilla du Front patriotique rwandais.
LEMONDE.FR avec AFP
Source: Le Monde, du 01/10/2011
Prosper Mugiraneza, ministre de la fonction publique au moment du génocide, et Justin Mugenzi, alors ministre du commerce, ont été condamnés à trente ans de prison chacun pour "entente en vue de commettre un génocide" et "incitation directe et publique à commettre un génocide".
Poursuivis pour les mêmes faits, Casimir Bizimungu, ministre de la santé au moment du génocide, et Jérôme Clément Bicamumpaka, alors ministre des affaires étrangères, ont été acquittés par la cour installée à Arusha (nord de la Tanzanie), qui n'a pas jugé suffisants les éléments de preuve à leur encontre.
JUGÉS DOUZE ANS APRÈS LEUR ARRESTATION
Un des trois juges, Emile Short, a émis une opinion différente de ses collègues quant à la durée de la peine retenue, estimant que les deux condamnés auraient dû bénéficier d'une réduction de peine de cinq ans en raison de la tenue tardive de leur procès. Le jugement, un des plus importants pour le TPIR, a été rendu en effet douze ans après l'arrestation des anciens ministres. Le procès avait démarré sur le fond en novembre 2003 et s'est achevé le 5 décembre 2008.
Les quatre anciens ministres, qui clamaient leur innocence, étaient notamment accusés d'avoir appelé au massacre de Tutsi lors de plusieurs réunions et discours publics à travers le Rwanda en 1994, dont certains relayés par la Radio télévision libre des Mille Collines (RTLM). Le plus connu des quatre accusés était Casimir Bizimungu, ancien petit séminariste diplômé aux Etats-Unis, intellectuel et polyglotte, qui avait dirigé la diplomatie rwandaise de 1989 à 1992.
Le génocide perpétré par le régime extrémiste hutu alors au pouvoir a fait environ huit cent mille morts selon l'ONU, dans leur majorité issus de la minorité tutsi, entre avril et juillet 1994, date de la victoire militaire de la guérilla du Front patriotique rwandais.
LEMONDE.FR avec AFP
Source: Le Monde, du 01/10/2011
Libye: les pro-CNT butent sur Syrte, les civils pris au piège.
SYRTE (Libye) - Les combattants du nouveau régime libyen ont dû se retirer en bordure de la ville de Syrte, où les tireurs embusqués fidèles au dirigeant déchu Mouammar Kadhafi les empêchaient vendredi d'avancer malgré deux semaines d'offensive.
Ce face-à-face était particulièrement difficile pour les milliers de civils pris entre deux feux depuis que les forces du Conseil national de transition (CNT) ont entrepris le 15 septembre de chasser les pro-Kadhafi de Syrte, leur bastion côtier à 360 km à l'est de Tripoli.
Les pro-CNT contrôlent le port et l'aéroport mais n'arrivent pas à prendre pied durablement dans le reste de cette ville de 70.000 habitants. Selon le personnel d'un hôpital de campagne à 40 km à l'ouest de Syrte, la ville a connu vendredi ses combats les plus violents depuis une semaine. Selon des sources médicales, il y a eu vendredi au moins un mort et 11 blessés parmi les pro-CNT.
Selon un commandant, Moustapha ben Dardef, les combattants des fronts est et ouest de Syrte ont tenu une réunion vendredi pour discuter d'un "assaut final" dont la date n'a pas encore été décidé.
"Cela ne va pas être facile de prendre Syrte (...). Ils ont des armes lourdes et des tireurs embusqués, qui nous compliquent la tâche", a déclaré à l'AFP un commandant sur le terrain.
Pour un autre commandant, Mouftah al-Charif, l'impuissance des pro-CNT tient surtout au fait qu'ils se refusent à bombarder les civils encore piégés dans la ville. "Si nous le voulons, nous pouvons raser Syrte. Nous avons assez de munitions et d'obus pour combattre pendant 10 ans", a-t-il assuré.
Mais lui aussi reconnaît la présence de tireurs embusqués, qui visent même les habitants cherchant à quitter la ville. Selon un responsable du CNT, un millier de civils ont cependant encore réussi à fuir vendredi par l'ouest de la ville.
A Benghazi, un responsable du Croissant-Rouge a annoncé qu'à la date de mercredi, plus de 18.000 personnes avaient fuit Syrte et plus de 25.000 autres avaient quitté Bani Walid. L'exode s'est poursuivi, même si la situation restait "sous contrôle" pour ces réfugiés, a-t-il assuré.
A Bani Walid, important bastion pro-Kadhafi dans le désert à 170 km au sud-est de Tripoli, les pro-CNT n'ont pas avancé non plus. Stationnés depuis près de trois semaines aux abords de cette vaste oasis au relief accidenté, les combattants dénoncent le manque d'encadrement alors que, selon des sources médicales, 40 de leurs camarades sont morts depuis le début de l'offensive.
Vendredi, des pro-Kadhafi ont attaqué des positions pro-CNT à l'ouest de la ville, selon un journaliste de l'AFP, qui a entendu des salves nourries de roquettes et d'artillerie en plus des échanges de tirs qui se déroulent en général au sud de l'oasis.
"L'attaque d'aujourd'hui est la plus intense depuis que nous sommes arrivés ici", a déclaré Abdelbaset Tarhaouni, un commandant pro-CNT à un journaliste de l'AFP, qui a vu un mort et six blessés parmi les combattants du nouveau régime.
Comme chaque jour depuis plus d'un mois, les deux fronts ont reçu l'appui de l'Otan, dont les avions ont été entendus pendant la journée.
Jeudi soir, le numéro 2 du CNT, Mahmoud Jibril, a annoncé que les combattants au front et dans les villes libérées allaient toucher entre 450 et 500 dinars (environ 350 dollars) par mois et que les familles des combattants tués recevraient une pension de 400 dinars par mois. De plus, au moins 250 blessés vont être soignés en Italie, en France et en Allemagne.
A Tripoli, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, est venu s'assurer de la pérennité des liens diplomatiques et économiques entre l'Italie et son ancienne colonie.
Il a annoncé que Rome allait bientôt mettre à la disposition du CNT 2,5 milliards d'euros d'avoirs libyens gelés. Il a aussi estimé que le gazoduc Greenstream, qui relie la Libye à l'Italie, pourrait rouvrir fin octobre.
Et, signe d'une reprise des liens entre les deux pays, la compagnie aérienne Alitalia a annoncé la reprise le 2 novembre de ses vols réguliers vers la Libye, avec cinq allers-retours par semaines entre les deux capitales.
A Misrata (200 km à l'est de Tripoli), désormais base arrière des combattants du front ouest de Syrte, le Conseil militaire du CNT a démenti l'arrestation de Moussa Ibrahim, ancien porte-parole du régime du colonel Mouammar Kadhafi.
Des commandants pro-CNT, citant des combattants à Syrte, avaient annoncé jeudi l'arrestation de M. Ibrahim alors qu'il tentait de fuir la ville. Mais selon le Conseil militaire de Misrata, seuls des membres de sa famille ont été arrêtés.
Comme Mouammar Kadhafi, Moussa Ibrahim est en fuite depuis la prise par les pro-CNT le 23 août du QG de l'ancien "Guide" libyen dans le quartier de Bab al-Aziziya à Tripoli. Il s'est exprimé depuis à plusieurs reprises pour appeler à la résistance.
Souce: Liberation, du 01/10/2011
Ce face-à-face était particulièrement difficile pour les milliers de civils pris entre deux feux depuis que les forces du Conseil national de transition (CNT) ont entrepris le 15 septembre de chasser les pro-Kadhafi de Syrte, leur bastion côtier à 360 km à l'est de Tripoli.
Les pro-CNT contrôlent le port et l'aéroport mais n'arrivent pas à prendre pied durablement dans le reste de cette ville de 70.000 habitants. Selon le personnel d'un hôpital de campagne à 40 km à l'ouest de Syrte, la ville a connu vendredi ses combats les plus violents depuis une semaine. Selon des sources médicales, il y a eu vendredi au moins un mort et 11 blessés parmi les pro-CNT.
Selon un commandant, Moustapha ben Dardef, les combattants des fronts est et ouest de Syrte ont tenu une réunion vendredi pour discuter d'un "assaut final" dont la date n'a pas encore été décidé.
"Cela ne va pas être facile de prendre Syrte (...). Ils ont des armes lourdes et des tireurs embusqués, qui nous compliquent la tâche", a déclaré à l'AFP un commandant sur le terrain.
Pour un autre commandant, Mouftah al-Charif, l'impuissance des pro-CNT tient surtout au fait qu'ils se refusent à bombarder les civils encore piégés dans la ville. "Si nous le voulons, nous pouvons raser Syrte. Nous avons assez de munitions et d'obus pour combattre pendant 10 ans", a-t-il assuré.
Mais lui aussi reconnaît la présence de tireurs embusqués, qui visent même les habitants cherchant à quitter la ville. Selon un responsable du CNT, un millier de civils ont cependant encore réussi à fuir vendredi par l'ouest de la ville.
A Benghazi, un responsable du Croissant-Rouge a annoncé qu'à la date de mercredi, plus de 18.000 personnes avaient fuit Syrte et plus de 25.000 autres avaient quitté Bani Walid. L'exode s'est poursuivi, même si la situation restait "sous contrôle" pour ces réfugiés, a-t-il assuré.
A Bani Walid, important bastion pro-Kadhafi dans le désert à 170 km au sud-est de Tripoli, les pro-CNT n'ont pas avancé non plus. Stationnés depuis près de trois semaines aux abords de cette vaste oasis au relief accidenté, les combattants dénoncent le manque d'encadrement alors que, selon des sources médicales, 40 de leurs camarades sont morts depuis le début de l'offensive.
Vendredi, des pro-Kadhafi ont attaqué des positions pro-CNT à l'ouest de la ville, selon un journaliste de l'AFP, qui a entendu des salves nourries de roquettes et d'artillerie en plus des échanges de tirs qui se déroulent en général au sud de l'oasis.
"L'attaque d'aujourd'hui est la plus intense depuis que nous sommes arrivés ici", a déclaré Abdelbaset Tarhaouni, un commandant pro-CNT à un journaliste de l'AFP, qui a vu un mort et six blessés parmi les combattants du nouveau régime.
Comme chaque jour depuis plus d'un mois, les deux fronts ont reçu l'appui de l'Otan, dont les avions ont été entendus pendant la journée.
Jeudi soir, le numéro 2 du CNT, Mahmoud Jibril, a annoncé que les combattants au front et dans les villes libérées allaient toucher entre 450 et 500 dinars (environ 350 dollars) par mois et que les familles des combattants tués recevraient une pension de 400 dinars par mois. De plus, au moins 250 blessés vont être soignés en Italie, en France et en Allemagne.
A Tripoli, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, est venu s'assurer de la pérennité des liens diplomatiques et économiques entre l'Italie et son ancienne colonie.
Il a annoncé que Rome allait bientôt mettre à la disposition du CNT 2,5 milliards d'euros d'avoirs libyens gelés. Il a aussi estimé que le gazoduc Greenstream, qui relie la Libye à l'Italie, pourrait rouvrir fin octobre.
Et, signe d'une reprise des liens entre les deux pays, la compagnie aérienne Alitalia a annoncé la reprise le 2 novembre de ses vols réguliers vers la Libye, avec cinq allers-retours par semaines entre les deux capitales.
A Misrata (200 km à l'est de Tripoli), désormais base arrière des combattants du front ouest de Syrte, le Conseil militaire du CNT a démenti l'arrestation de Moussa Ibrahim, ancien porte-parole du régime du colonel Mouammar Kadhafi.
Des commandants pro-CNT, citant des combattants à Syrte, avaient annoncé jeudi l'arrestation de M. Ibrahim alors qu'il tentait de fuir la ville. Mais selon le Conseil militaire de Misrata, seuls des membres de sa famille ont été arrêtés.
Comme Mouammar Kadhafi, Moussa Ibrahim est en fuite depuis la prise par les pro-CNT le 23 août du QG de l'ancien "Guide" libyen dans le quartier de Bab al-Aziziya à Tripoli. Il s'est exprimé depuis à plusieurs reprises pour appeler à la résistance.
Souce: Liberation, du 01/10/2011
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