Wednesday, May 2, 2012

RDC : Ntaganda nie toute implication dans les combats entre les mutins et l'armée

Le général Jean-Bosco Ntaganda a nié toute implication dans la mutinerie de plusieurs centaines de militaires des Forces armées de la RDC (FARDC), lors d’un entretien téléphonique mardi 1er mai. Depuis lundi, des membres de l’ancienne rébellion, qui était dirigée par le général Ntaganda, affrontent l’armée régulière dans de violents combats au Kivu.
« Je ne suis pas impliqué dans les affrontements qui se passent entre les FARDC (Forces armées de la RDC) et les militaires qui ont fait défection » a annoncé le général Jean-Bosco Ntaganda, ancien chef d'état-major de la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), mardi 1er mai au téléphone.
Début avril, dans les provinces instables des Nord et Sud Kivu, plus d’une dizaine d’officiers supérieurs et quelques centaines d’hommes, ancien membres du CNDP, ont quitté les rangs de l’armée. Depuis dimanche 29 avril, les déserteurs ont pris les armes contre l’armée régulière. De violents combats opposent désormais l'armée aux mutins qui résistent au Nord-Kivu, surtout dans les territoires de Masisi, où des soldats ex-rebelles se sont alliés à une milice d'auto-défense Maï Maï, accusée d'avoir participé aux viols de près de 400 personnes durant l'été 2010.
Habituellement basé à Goma, la capitale du Nord-Kivu, Jean-Bosco Ntaganda, actuellement recherché par la Cour pénale internationale, était introuvable depuis plusieurs jours. De quoi favoriser les rumeurs quant à son implication dans la défection des militaires.
« Je suis dans ma ferme près de Mushaki. Ma hiérarchie militaire sait que je suis là et m'a autorisé d'y rester. Même le chef de l'État (Joseph Kabila) le sait » a affirmé le général en swahili.
Selon la direction politique du CNDP, parti né des accords de paix signés avec Kinshasa en 2009, la thèse de l’implication de Ntaganda dans la mutinerie des militaires est « totalement incorrecte et manipulatrice », Jean-Bosco Ntaganda « continue à travailler sous le commandement de la hiérarchie des FARDC ».

"Échec du processus d’intégration"

Dimanche, les affrontements ont provoqué la mort de six mutins, et trois soldats de l’armée régulière ont été blessés, selon une source militaire, tandis qu’une femme et une fillette sont mortes et quatre militaires ont été blessés dans la nuit de lundi à Kirumba. Les Maï Maï de Sheka Ntabo Ntaberi et les déserteurs ont pris le contrôle de Luvungi, où les viols massifs ont été perpétrés en 2010, Niankuli et Mutakato. « On est en train de prendre des dispositions pour essayer de contrôler la situation dans ce secteur-là également », réagissait lundi le colonel Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC pour les Kivu.
« La résurgence qui prévaut actuellement trouve ses racines dans l'échec évident du processus d'intégration des éléments issus des mouvements politico-militaires au sein des Forces armées » de la RDC, a analysé la direction politique du CNDP.
« Cette situation désastreuse provoque des morts d'hommes, des pillages et des déplacements massifs des populations civiles innocentes », a ajouté la direction du parti politique.
« D'après les derniers chiffres, 2 092 nouvelles personnes sont arrivées en provenance de la RDC au centre de transit de Nkamira », à 22 km du Nord-Kivu, a déclaré Céline Schmitt, la porte-parole du Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU à Kinshasa, précisant que « plus de 50% » sont des enfants.


Source; Jeune Afrique (Avec AFP), 02/05/2012 à 10h:50
 

Tuesday, May 1, 2012

RDC: Gouvernement Matata Ponyo I : Qui est qui ?

                  

Le Premier ministre congolais Augustin Matata Ponyo
Le premier ministre Augustin Matata Ponyo a divulgué dans la soirée de samedi 28 avril la composition de son équipe gouvernementale. Sur trente-six membres du gouvernement, la province du Katanga s’est arrogée la part du lion avec une dizaine de ministères. Pour la première fois dans l’Histoire du Congo-Zaïre, le ministère des Finances est confié à un ministre-délégué rattaché au Premier ministre. Par ailleurs, le retour de Lambert Mende Omalanga à la tête du ministère de la Communication et des médias écorne la prétendue "révolution de la modernité" chère à "Joseph Kabila". Peut-on faire du neuf avec du vieux? Au vu de la dénomination pour le moins pittoresque du "ministère des Médias et de l’Initiation à la nouvelle citoyenneté", va-t-on assister à la renaissance du ministère de "l’Orientation nationale"? Lambert Mende qui se prend pour le "petit soldat" de "Joseph Kabila" s’est illustré au cours de son précédent mandat par une sorte d’allergie à l’égard de la liberté d’expression en générale et la liberté de presse en particulier. L’homme exécre la confrontation pacifique des opinions. Il s’est évertué à fermer l’accès des médias d’Etat aux autres courants d’opinion transformant ces médias publics en un instrument de propagande au service de "Kabila" et de sa famille tant biologique que politique. La rédaction de Congo Indépendant s’est efforcé de livrer à ses lecteurs les quelques éléments biographiques disponibles sur certains nouveaux membres du gouvernement.
Premier ministre

Augustin Matata Ponyo, province du Maniema, 48 ans, spécialiste en questions monétaires. Parcours : fonctionnaire à la Banque centrale du Congo ; directeur (2003-2010) du BCECO (Bureau central de coordination) ; ministre des Finances (2010-2012).

Ministères régaliens

Défense, anciens combattants et affaires coutumières : Alexandre Lubal Tamu (V/Premier ministre), Katanga, Lubakat.

Budget : Daniel Mukoko Samba (V/Premier ministre), Bas-Congo, docteur en sciences économiques, Japon. Parcours : fonctionnaire au PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement), directeur de cabinet adjoint du Premier ministre (2010 – Adolphe Muzito).

Affaires étrangères, Coopération internationale et Francophonie : Raymond Tshibanda Ntungamulongo, 62 ans, Kasaï oriental, licencié en sciences politiques. Parcours : fonctionnaire international au HCR (Haut commissariat pour les réfugiés) ; directeur de cabinet adjoint du Premier ministre (1991 – Crispin Mulumba Lukoji) ; ministre du Tourisme, Environnement et Conservation de la nature (1996-1997) ; Porte-parole du collectif de l’opposition (Codep – 1999 à 2003); vice-ministre du Plan (2003-2006) ; directeur du cabinet présidentiel (2007) ; ministre de la Coopération régionale (2008).

Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières : Richard Muyej . Province du Katanga, 57 ans, licencié en histoire. Parcours : enseignant ; activiste de l’Uferi (Union des fédéralistes et des républicains indépendants) du duo Jean Nguz a Karl i Bond-Gabriel Kyungu wa Kumwanza (1990-1997) ; conseiller socio-culturel auprès du gouverneur du Katanga (1993-1994) ; DG de l’entreprise Kisenge Manganèse (1995-2001) ; co-fondateur du PPRD et président de la fédération du PPRD-Katanga (2002-2007) ; député national (2006), ministre chargé des Relations avec le Parlement (2010), ministre intérimaire de la Communication et des médias (2012).

Justice et Droits humains : Wivine Mumba Matipa, province du Katanga, avocate d’affaires.

Finances (ministre délégué) : Patrick Kitebi Kibol. Province de Bandundu, 58 ans, économiste. Parcours: fonctionnaire au ministère du Plan ; cadre à la Sofide (Société financière de développement); fonctionnaire à la Banque centrale du Congo ; conseiller du ministre le ministre des
Finances (Augustin Matata Ponyo).

Ministères à caractère social

Agriculture et Développement rural : Jean-Chrysostome Vahamwiti
Nord Kivu. Licencié en Economie de développement. Parcours : secrétaire du comité urbain (Butembo) de l’Uferi (1991) ; Membre du HCR-PT coopté ; Cofondateur du Mouvement Social pour le Renouveau (2005-2006); député provincial du Nord-Kivu; nommé ADGA de l’OKIMO (2008 - 2011) ; député national MSR (législatives 2011).

Education primaire, secondaire et professionnel : Maker Mwangu Famba
Kasaï occidental, 51 ans, licence en sc. Po. Il garde le même portefeuille.

Genre, famille et enfant : Geneviève Inagosi, Province Orientale, journaliste RTNC ; députée nationale (législatives 2011).

Affaires sociales, Actions humanitaire et Solidarité nationale : Charles Nawej Mundele. Province du Bandundu; député national étiqueté "ARC" (législatives 2011).

Emploi, Travail et Prévoyance sociale : Modeste Bahati Lukwebo ; Sud Kivu, 56 ans, docteur en sciences économiques. Parcours : ministre du Budget (1994) et de la Fonction publique (1995) ; président de la société civile du Congo (2002-2005) ; député national (2006) ; Questeur à l’Assemblée nationale (2006-2009) ; président du Groupe des députés indépendants ; député national (repêché en avril 2012 par la Cour suprême de justice).

Santé publique : Felix Kabange Numbi. Province du Katanga. Docteur en médecine. Parcours: membre de l’Ong "Parec" de Daniel Mulunda Ngoy; ministre provincial chargé de l’Environnement; président du parti «ECT» (Eveil de conscience par le travail), une des ces formations politiques qui ont fait leur première apparition lors des élections du 28 novembre 2011. Malgré sa «jeunesse», l’ECT compte treize députés «élus» ou «nommés».

Enseignement supérieur et universitaire : Chelo Lotsima ;
Province Orientale. Linguiste.

Jeunesse, Sport et Loisirs, ainsi que Culture et Arts : Banza Mukalayi Sungu. Province du Katanga, 59 ans, licencié en langue et littérature française. Parcours : Journaliste ; enseignant (1975-1980); commissaire du peuple en 1982 et 1987; ministre chargé des Relations avec le Parlement (1990); 1er vice-président du MPR (1992); vice-Premier ministre chargé des Mines (1996); ministre des Mines et énergie (avril-mai 1997); exil en Zambie; membre du RCD-Goma; vice-ministre des Travaux publics et infrastructures (2003); président fédéral du RCDpour le Katanga (2004); vice-ministre de la Coopération internationale (2005); député national (2006); président du conseil d’administration de l’INSS en 2008 (sécurité sociale).

Ministères à caractère technique, économique et financier

Mines : Martin Kabwelulu. Province du Katanga, 64 ans, Palu, licencié en économie. Il occupe le très convoité portefeuille des Mines depuis février 2007.

Portefeuille : Louise Munga Mesozi. Province du Katanga - Kivu ? -. Parcours : cadre à la banque UZB (Union zaïroise des banques) ; membre du PPRD, conseillère principale à la Présidence de la République chargée de la
«Bonne gouvernance» et «la lutte contre la corruption» (2007) ; ministre des PTT (2007-2008) ; trésorière du PPRD lors du 2ème congrès de ce parti organisé en août 2011.

Economie et commerce : Jean-Paul Nemoyato Bagebole ; Province Orientale. Parcours : député national initialement étiqueté CDC (Convention des démocrates chrétiens).

Infrastructures et Travaux publics, l’Aménagement du territoire, Urbanisme et Habitat : Fridolin Kasweshi. Province du Katanga. Parcours : ministre provincial des Infrastructures au Katanga. Il garde le même portefeuille au niveau national.

Plan et suivi de mise en œuvre de la révolution de la modernité : Célestin Vunabandi. Nord Kivu, licencié en économie. RCD-Goma. Parcours : inspecteur des contributions ; conseiller au cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur ; enseignant à Goma ; ministre de l’Economie (2003) ; ministre du Portefeuille (2004); député national (2006).

Transport et Voies de communication : Justin Kalumba Mwana Ngongo. Maniema. Parcours : co-fondateur du Panu (Parti de l’alliance nationale pour l’unité). Petit-fils d’un chef coutumier.

Environnement, Conservation de la nature et Tourisme : Bavon N’sa Mputu Elima. Province de l’Equateur, 49 ans, licencié en sciences économiques et maîtrise en gestion. Parcours : cadre à la banque de crédit agricole ; inspecteur des finances ; conseiller puis directeur de cabinet adjoint au ministère de l’Economie (1994-1996) ; directeur général de la DGRAD (Direction générale des recettes administratives et domaniales).

Ressources hydrauliques et électricité : Bruno Kapandji Kalala;
Province de Bandundu. Secrétaire permanent du Pool Énergétique de l’Afrique Central basé à Brazzaville.

Hydrocarbures : Crispin Atama Tabe Magodi. Province Orientale. Parcours : PPRD, ministre provincial de l’Intérieur et de la sécurité. Cette «promotion» ressemble à une manifestation de «gratitude» de «Joseph Kabila» pour le «bon score» réalisé en sa faveur lors de l’élection présidentielle. Il y a peu l’ancien gouverneur de la Province Orientale, Médard Autsaï, a été "congratulé" par le Premier ministre intérimaire Louis Koyagialo.

Industrie, Petites et Moyennes Entreprises : Remy Musunganyi Bampale. Kasaï Occidental. Licencié en sciences politiques. Parcours : député national (2006-2011).

Postes, Télécommunication et Nouvelles technologies : Tryphon Kin-Kiey Mulumba. Province de Bandundu, 62 ans, docteur en sciences politiques. Correspondant de l’agence britannique Reuters à Kinshasa (1983-1994) ; fondateur au début des années 80 du mensuel économique et politique «Finance» et de sa version «journal» «Le Soft»; professeur de l’histoire de la presse à l’Isti rebaptisé Ifasic (Institut facultaire des sciences de l’Information et de la communication); conseiller technique au cabinet du secrétaire général de l’Institut Makanda Kabobi ; ministre de l’Information dans l’éphémère gouvernement Likulia (avril-mai 1997) ; exil en Belgique et lancement du du journal «Soft International» ; membre du mouvement rebelle pro-rwandais RCD-Goma, chargé successivement des Affaires sociales, femmes et familles et Communication ; rupture avec le RCD-Goma et création du RCD Congo à l’issue des travaux du dialogue intercongolais (2002) ; Retour au RCD-Goma et rapprochement avec Kigali et Kinshasa ; élu député national «indépendant» et rejoint l’«Alliance pour la majorité présidentielle» (AMP) en 2006. Président du PA (Parti de l’action); député national (2011).

Affaires foncières : Robert Mbuinga Bila. Province du Bas Congo, 58 ans, docteur en économie appliquée. Parcours : directeur adjoint du cabinet du ministre des Mines (1996) ; Assistant principal du directeur du cabinet présidentiel (1999) ; vice-ministre des Affaires étrangères (2004) ; ADG Régie des Voies maritimes (2008-2011).

Ministères à caractère politique

Médias, relations avec le Parlement et Initiation à la nouvelle citoyenneté : Lambert Mende Omalanga. Province du Kasai oriental, 59 ans. Licencié en criminologie. Parcours : chef du bureau au ministère de la Jeunesse et sports et animateur des émissions radiophoniques (1976-1980) ; exil en Belgique en qualité de président du MNC-L ; retour à Kinshasa après le discours présidentiel du 24 avril 1990 restaurant le pluralisme politique ; participation à la Conférence nationale souveraine en qualité de président de la commission des biens mal acquis (1991-1992) ; vice-Premier ministre chargé des Transports (1994-1996) ; Membre du RCD-Goma chargé de la Communication (1999) ; membre du RCD-K/ML pro-ougandais ; participation au dialogue intercongolais (2002) ; sénateur de transition sous le régime 1+4 (2003) ; député national (2006) ; ministre des Hydrocarbures (2007) ; ministre de la Communication et des médias (2008-2012); député national du parti CCU (Convention Congolais unis).

Fonction publique : Jean Claude Kibala. Province du Sud Kivu. Formation militaire en Allemagne, 47 ans. Formation ingénieur civil à Munich (Allemagne). Parcours : agent au département des travaux Publics de la ville de Troisdorf (1997) ; ingénieur conducteur des travaux chez Bilfinger & Berger ; ingénieur à la Deutsche Bahn-Ag (Chemins de fer – 2001) ; études et coordination du métro en construction à Alger (2003) ; député national (2006); vice-gouverneur de la province du Sud Kivu.
Vice-ministres

Affaire étrangères : Tunda Ya Kasende. Province du Kasaï oriental. Licencié en droit, 57 ans. Parcours : membre du Parlement de transition ACL-PT (1998-2003) ;

Coopération internationale : Dismas Magbengu ;
Equateur ( ?)
Décentralisation et Affaires coutumières : Eugide Ngokoso ;
Bandundu ( ?)
Droits humains : Sakina Binti ;
Maniema ( ?)

Plan : Sadok Bukanza ;
Nord Kivu (?)

Finances : Roger Shulungu ;
Maniema (?)

Budget : Abuyuwe Lixa ;

EPSP : Maguy Rwakabuba. Nord Kivu

A suivre.
 
Source: Congoindépendant 2003-2012  , du 30 Avril 2012     

Author:   Baudouin Amba Wetshi

RDC/KIVU: TOUJOURS A LA CASE DU DEPART

Les vautours, comme tout le monde, sous le coup de la confusion qui recommence au Nord-Kivu nous servent des interprétations variées de ce qui se passe. Le scenario indiscutable pour eux c'est que Ntaganda ayant peur d'être arrêté, se retire dans le Masisi et allume le feu qui se propage. Mais puisqu'ils croient Ntaganda incapable de faire quoi que ce soit sans Kagame, ils lisent dans les dernières échauffourées du Masisi, une manoeuvre du Rwanda. Cela ne m'étonnerait pas de voir les calculs de 2008 se repéter avec tout le bataclan de rapports d'experts de l'ONU, HRW, ICG, etc. Enfin, franchement c'est ce que les vautours veulent que tout le monde pense. Les vautours et tous ceux qui se sont habitués à considérer la RDC comme une entité gérée par les officines activistes au service de divers multinationales qui payent les experts en RDC, qui à leur tour créent ces interprétations. Elles ne nous mènent nulle part du reste, car nous revenons sans cesse à la case du départ tant pour les problèmes militaires endémiques de la RDC, que pour ses questions politiques toujours irrésolues comme je ne cesse de le rappeler.

Alors de quoi il retourne encore? Une déclaration de ce que je continue de considérer comme le faux CNDP, c'est-à-dire, celui de Ntaganda, circule depuis hier. Si j'en comprends bien le contenu, il met en question l'incapacité de Kinshasa d'honorer sa part d'engagement dans les fameux accords bidon de janvier 2009. Ce CNDP (faux) qui fait partie de la majorité présidentielle encore, n'a-t-il pas d'autre moyens d'exiger ou de faire entendre ses revendications? Renvoyer aux accords de 2009 arrache un sourire narquois à ceux qui savons que ces accords étaient entachés de traitrise, et il aurait été terriblement surprenant de les voir faire avancer la paix en RDC. J'espère que qui a trahi ne trahira pas encore, ne fut-ce que pour contredire le dicton. Car maintenant il y a bel et bien une crise initiée depuis le memorandum de troupes auquel Kabila a répondu d'une façon plutot cavalière, toujours dorloté par le fait que les vautours le couvrent et sont les premiers à l'aider à pointer du doight les tutsis du Kivu pour n'importe quel gachis. Et ce faisant, ils déplacent le problème complètement. Il serait souhaitable que ceux qui ont trahi, prennent cette nouvelle opportunité pour éclipser la traitrise, et revenir à la raison qui dicte ceux-ci:

1) Les accords de 2009 n'ont avancé en rien la solution militaire et politique pour retablir aussi bien la paix que l'autorité de l'Etat en RDC et bien entendu, au Kivu.

2) Pour relancer le dialgue sur le fond et la forme de cette question complexe, que les vautours s'acharnent à traiter d'une manière par trop simpliste, il faut aller plus loin que les accords de Janvier 2009. Il faut plutot faire marche arrière jusqu'à la fameuse conférence qui a suivi la victoire du vrai CNDP sur les hauteurs de Mushaki en 2008. Cette conférence avait produit une avancée sérieuse en la forme des négociations interrompues à Nairobi, peu avant la traitrise de janvier 2009 exactement.

3) Que les vautours cessent de maquiller les problèmes politiques irrésolues de l'Est du pays en brandissant le spectre du Rwanda car cette argument d'une monotonie inutile ne comporte aucune solution. Ceux qui ont des comptes personnelles ou affairistes à regler avec le regime rwandais devraient trouver d'autre moyen de lui presenter opposition. Tot ou tard, il faudra bien faire face au probleme politique congolais de l'Est qu'on ne résoud pas par bouc emissaire interposé indéfiniment.

4) Si le faux CNDP se trouve en difficulté avec Kinshasa aujourd'hui, cela n'est rien d'autre qu'une preuve de ce que Laurent Nkunda avait raison depuis le début. Au cas où les difficultés entre le faux CNDP et Kinshasa persistent, à quoi s'attendre? A un divorce probablement même si j'ai horreur du mot divorce. Et il faudra bel et bien revenir à une case de départ. Cette fois-ci il faudra choisir la bonne, case il va sans dire, et pas la fausse.

DRC: As fighting in Kivus intensifies, deeper problems linger

The weekend saw a confusing situation develop in North Kivu, with serious fighting breaking out for the first time between Bosco's troops in Masisi and the Congolese army. The "mutineers," as Bosco's forces are now being called, took the upper hand and took the towns of Mweso, Mushaki and Karuba, and were even threatening the lakeside town of Sake, the gateway to Goma. Meanwhile, the Congolese army appeared disorganized and confused; the deputy regional commander, Col. Jonas Padiri, was stuck with several other senior officers for almost a whole day before he could get back to Sake.

In the meantime, troops loyal to Commander Sheka Ntaberi, a Mai-Mai commander in Walikale, have also taken control of several towns in central Walikale, as Congolese army troops have retreated from the area. The price of food items is going up dramatically in Goma, as it is cut off from important hinterlands, and thousands of people are fleeing from the violence. Rumors abound, often contradicting each other - some say that Rwandan troops have infiltrated to prop up Bosco, others conjecture that Bosco has struck a cynical alliance with the FDLR.

But behind the bluster, a deeper story is playing out. While the trigger of the conflict was Bosco's fear of being arrested and taken to the Hague, it is unlikely that he would have been able to mobilize this many troops without some help. Indeed, in the early days of his mutiny, he appeared to have faltered, as many of his ex-CNDP comrades failed to go along with him. Again and again, commanders mutinied only to see most of their troops re-defect back to the government.

Then, however, something appeared to change. The main mutineers - Cols. India Queen, Saddam, Zaire, Baudouin, Butoni, Zimurinda - converged on the Masisi highlands, their home turf. Some tactical mistakes were made by the Congolese army, such as giving Col. Baudouin, a Bosco loyalist, a truck full of ammunition and tens of thousands of dollars for supplies, only to see him reject his new assignment and head back to join Bosco, arms and all.

But there is a deeper problem, one that goes beyond just tactical mistakes and disorganization. Both Rwanda and the ex-CNDP cadres can suffer to see Bosco go - after all, many have personal quibbles with him. But they cannot suffer to see the CNDP networks and power dismantled. And this is what was lurking on the horizon as Kabila brought in loyalist troops ("special forces"), arrested prominent ex-CNDP allies, and redeployed a few ex-CNDP commanders outside of the Kivus. Now, even ex-CNDP commanders who had previously been hostile to Bosco are openly dismissive of the offensive against him and express sympathy for his cause. In sum, the foundation of the 2009 peace deal between Kigali, Kinshasa and the CNDP is being shaken.

We are likely in for some more fighting before the situation becomes any clearer. For now, Gen. Gabriel Amisi (Commander of Land Forces) and Gen. Didier Etumba (Commander of the Army) have arrived back in Goma to oversee the operations themselves. Let's see what will happen.

 
Source: Congo Siasa, Monday, April 30, 2012

DRC: President Kagame’s Labour Day message

Fellow Rwandans;

I wish you all a happy Labour Day. I want to thank you for the work you do every day to advance your families, communities and our nation. Our efforts as Rwandans, in collaboration with our partners, have already started to show good results – in the past five years one million Rwandans raised themselves from poverty. But we still have more work to do together to take our nation and our people where we deserve to be.
Every year 125,000 young Rwandans enter the job market. Their talents, energy and good will have to be matched by opportunity. The Government continues to invest in ensuring that all Rwandans with good ideas can become entrepreneurs. This is why the Business Development Fund accessible all over Rwanda was created, to support Rwandans to create jobs from innovative ideas, particularly those who have difficulty accessing loans. I congratulate the winners of this year’s competition for Small and Medium Enterprises from all the Districts – you are leading the way for the development of our country.
Rwanda will be built by the hands of its citizens; we know already how far we can go when we work together. Let us continue to uphold the value of work because it goes hand in hand with dignifying ourselves and our country.
I hope you have a good day of rest and reflection.

Source: Newtimes, 1st May 2012

DRC: UN alert over border security

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Thousands of Congolese refugees have crossed to Rwanda and Uganda in recent days. Net photo.

Just a day after reports of thousands of Congolese nationals from the DR Congo fleeing into Rwanda and Uganda, the international community has stressed the need for effective strategies to help States monitor, control and secure their borders against the illicit flow of materials and goods.

In a highlight on how to secure borders against the flow of illicit arms and contrabands as waves of refugees breach borders in pursuit of safety and shelter, it says across the globe, insecure borders enable the trafficking of drugs, weapons, contraband, terrorist funding, materials related to weapons of mass destruction, conflict minerals, wildlife and people.

By press time yesterday, an estimated 1,000 Congolese had crossed the better protected Rwanda border through Rubavu District. According to the Ministry of Disaster Management and Refugee Affairs, the refugees were being received and vetted at the Nkamira Transit Centre. Another 7,000 refugees are said to have fled to Kisoro District in Western Uganda.

They are said to be fleeing from the terror groups – the Democratic Liberation Forces of Rwanda (FDLR) and the Lord’s Resistance Army which is led by the Ugandan fugitive, Joseph Kony – which are engaged in battle with the DRC army.

Kony, who is a fugitive from international law over charges of crimes against humanity, is also on the run from a joint UN-African force that is hot on his trial.

The Rwandan Defence Forces had already broken the back of the FDLR which comprises remnants of the perpetrators of the 1994 Genocide against the Tutsis.

Concern over the influx of the refugees is based on the hard lessons learnt in East, Central and the Horn of Africa region in recent years. People escaping violence in their own countries have led to one of the highest proliferation of illicit small arms, poaching and the movement of contraband goods in the world.

Lawless Somalia, which has been without a central government since the ouster of dictator Siad Barre in 1991 is so far the most notorious example; it has led to the widest spread of illicit arms in the region, one of the worst terrorist havens and the biggest refugee crisis on the continent.

The Somali situation is only second to South Sudan’s 25-year fight for independence which only ended after a Comprehensive Peace Agreement was signed in Nairobi in 2005 between Juba and Khartoum which brought the hostilities to an easy end.

Last July, South Sudan became independent, but barely 10 months into its statehood renewed hostilities with Sudan last month has seen refugees fleeing, rebels activities heightened and a rise in illicit arms.

A high level Security Council meeting at the weekend was told that “preventing illicit flows is beneficial to countries, communities and individuals. It is important for security, development and human rights,” The conference is discussing how to improve the UN’s capacity to assist States to counter illicit flows.

A communiqué received by The New Times quoted UN chief Ban Ki-moon saying; “such illicit flows undermine state sovereignty. They destroy communities and individual lives. They are threats to peace and security and are rightly the focus of this Council’s close attention.”

“Countering them means action on many fronts,” said Ban. “Strengthening border security is crucial.”

Under international law, member States are obliged to secure their borders against illicit flows, however, fragile and vulnerable countries – some of them devastated by war, others struggling to transform themselves – often lack the capacity to overcome the conditions that allow these crimes to flourish.

In Africa, Latin America and the Caribbean, the Project AIRCOP is designed to strengthen controls at international airports. The sea equivalent is the Global Container

Control Programme.

Ban notes that border strengthening is effective, but cannot be done in isolation. “We also need to give priority to establishing public institutions that deliver a sustained level of security and justice for citizens,” he says. “Border security can never come at the expense of migrants’ rights. Nor can it be used to legitimise inhumane treatment.”

Also highlighted is the need for regional cooperation to address both illicit flows and human trafficking, as well as ratifying and implementing relevant legal tools such as treaties dealing with transnational organised crime and with corruption. Counter-terrorism strategies are also crucial since illicit flows are directly linked to terrorism.

“There are no quick solutions to illicit flows. There is only a sustained process that requires the commitment of all,” Mr. Ban said. “Our watchtowers must be accompanied by watchwords: information, intelligence, data collection and analysis.

The Council, in a presidential statement, called on all Member States to improve border management to “effectively constrain the spread of transnational threats.”

It also acknowledged the importance of adopting a comprehensive and balanced approach, as necessary, to tackle the conditions conducive to facilitating illicit cross-border trafficking and movement, including demand and supply factors, and underlined the importance of international cooperation in this regard.

There are currently thousands of Congolese refugees in Rwanda in three camps of Gihembe in Gicumbi District, Kiziba Camp in Karongi District, and Nyabiheke camp in Gatisbo.

They total to over 55, 000 and have been living in these camps for last over 15 years.

Aid agencies say rebel activities in the eastern DRC this year, have killed more than 100 people and displaced about 200,000 from their homes.

Rwanda has a highly acclaimed programme of rehabilitating and reintegrating ex-child soldiers which has won the ultimate accolade – it is being used as the blueprint for an ambitious and high profile United Nations Security Council campaign of naming and shaming groups that recruit and use child soldiers.



Author: James Tasamba

Source: Newtimes, 1/5/2012
Contact email: james.tasamba[at]newtimes.co.rw

DRC: Influx of Congolese refugees increases

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Congolese refugees on arrival at Nkamira. The New Times / Courtesy.


The number of Congolese nationals fleeing to Rwanda escaping violence, following resumption of clashes between DR Congo army and militia groups has surged to an estimated 1100, officials said yesterday.

According to the Minister of Disaster Management and Refugee Affairs (MIDMAR), Marcel Gatsinzi, the number has in one day increased from about 300 on Sunday to over 1050.

The refugees are all received at Nkamira Transit Centre in Rubavu District.

“In collaboration with UNHCR, we are currently receiving and registering them at Nkamira Centre to ascertain their exact number and why they are fleeing the country,” he said.

Gatsinzi said government will offer maximum protection to the refugees at the centre before they either return to DR Congo or resettled in refugee camps in the country.

“Food and non food appliances have already been dispatched at the centre by UNHCR and currently there is no shortage of food and the refugees will be catered for well,” he said.

“I cannot tell you when they will be transferred to camps because it’s still too early and we are currently receiving more.”

Presently, there are thousands of Congolese refugees in Rwanda in three camps of Gihembe in Gicumbi District, Kiziba Camp in Karongi District, and Nyabiheke camp in Gatsibo.
They total over 55, 000 and have been living in these camps for over 15 years.

“We have an emergency team already at the transit centre to undertake rapid assessment of the situation, this means establishing the financial, human and material needs of the refugees and to immediately assist them,” Anouck Bronee, the External Relations Officer at the UNHCR told The New Times, yesterday, in an interview.

“We are carrying out the assessment in partnership with government and other UN agencies like WFP, WHO and UNICEF.”

Bronee said after the assessment the next step is to decide on how and when the refugees will be taken to camps.

“I cannot confirm at this stage when they will be transferred but hopefully in a month or couple of days. They will not stay at the transit centre for too long; they need to be transferred to one of the refugee camps,” she pointed out.

Nkamira Transit Centre has the capacity to accommodate 5000 people.

Reports indicate that Congolese citizens are fleeing possible reprisal attacks by terrorist groups; the Democratic Liberation Forces of Rwanda (FDLR) and the Lord’s Resistance Army (LRA), a Ugandan rebel outfit.

Congolese army has lately increased operations against both outfits.

FDLR is composed of mainly elements responsible for the 1994 Genocide against the Tutsi in Rwanda, which claimed more than a million lives, as a spate of human atrocities in the Congo, while Joseph Kony’s LRA have for years terrorised and visited violence.


Author: Frank Kanyesigye

Source: Newtimes, 1/5/2012

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