Prix Nobel de la paix 2004, la Kényane Wangari Maathai est décédée dimanche à l'âge de 71 ans des suites d'un cancer. Elle avait fait de la forêt le symbole de son combat. Voici ce qu'elle répondait à L'Express en 2006.
Née en 1940 dans les hauts plateaux du Kenya, Wangari Maathai a reçu le prix Nobel de la paix en 2004 pour "sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix". Biologiste, enseignante, militante des droits de l'homme et, dans son pays, ministre de l'Environnement, elle a fondé voilà trente ans une organisation, le Green Belt Movement (Mouvement de la Ceinture verte), qui aurait planté quelque 30 millions d'arbres en Afrique orientale. Son combat pour la biodiversité n'a guère de précédent.
Quel est le lien entre les arbres et l'idée de paix, au nom de laquelle vous avez reçu, il y a deux ans, le prix Nobel?
L'arbre est un symbole des ressources en général. Quand je pense à l'arbre, c'est ainsi que je le vois: comme une richesse de grande valeur, car il rend de nombreux services. Or la dégradation ou la diminution des ressources est à l'origine de nombreux conflits; leur distribution inéquitable amène les populations à lutter les unes contre les autres.
Un exemple?
Ici, au Kenya, il y a une majorité de bergers, auxquels s'ajoutent des fermiers. Ces deux communautés vivent côte à côte, le plus souvent. Mais, lorsque les troupeaux sont trop nombreux, les animaux épuisent la terre, et les bergers se rapprochent des zones agricoles. Cela crée des tensions. Prenons un autre cas. Quand l'environnement est dégradé - sur le flanc des collines, par exemple - l'eau ne coule pas, ou trop peu. La végétation est alors insuffisante, et les bergers mènent leurs troupeaux dans les hauteurs. Tôt ou tard, un conflit les oppose aux fermiers. Cela se produit régulièrement: toujours en quête de ressources nouvelles, les communautés se déplacent sans cesse. A l'échelle planétaire, ces phénomènes sont souvent liés à la présence de minéraux, de pétrole ou de larges arpents de forêt, dont certains veulent tirer profit. La gestion durable des ressources et leur partage équitable sont un préalable indispensable à la paix.
Wangari Maathai
1940
Le 1er avril, naissance dans le village d'Ihithe (Kenya), de parents agriculteurs.
1976
Après des études supérieures aux Etats-Unis et en Allemagne, grâce à des bourses universitaires, elle devient professeur et doyenne de la chaire d'anatomie vétérinaire à l'université de Nairobi. C'est la première femme d'Afrique noire à atteindre un tel poste.
1977
Début de sa campagne pour planter des arbres.
2004
Prix Nobel de la paix.
2011 Décès le 25 septembre, à la suite d'un cancer.
Les conflits ont-ils souvent pour origine une distribution inégale des ressources?
Bien sûr. Voyez le Darfour. Dans le sud vit une population de fermiers: l'eau et la végétation y sont très présentes. Depuis le nord, où sévit la sécheresse, des villageois cherchent à migrer vers le sud, à la recherche d'eau et de nombreuses richesses. D'autres y sont attirés par le pétrole, qui pourrait se trouver dans le sous-sol. Au Congo, voilà des années que les hommes se battent afin de régner sur la forêt et sur les zones riches en minéraux précieux. Et, au Liberia, les acteurs se disputaient la possession des mines de diamant.
N'est-ce pas une constante dans l'histoire de l'espèce humaine? Nous nous sommes souvent battus pour des ressources.
Certes, mais celles-ci sont de moins en moins nombreuses, alors que la population, elle, ne cesse de s'étendre. A nous de trouver les moyens pour mieux gérer les richesses existantes. C'est la raison pour laquelle, sans doute, le comité Nobel m'a attribué son prix. Mais la bonne gouvernance représente un autre aspect essentiel: l'Etat de droit, la justice, le respect des droits de l'homme? dont l'absence accroît les risques de conflit.
La bonne gestion des ressources et le maintien de la biodiversité seraient des priorités plus urgentes que la lutte contre la pollution ou le réchauffement de la planète?
Les deux facteurs que vous évoquez sont des symptômes de notre incapacité à gérer les ressources de manière responsable et durable.
N'est-il pas paradoxal que ces questions soient souvent jugées plus urgentes dans les pays développés du Nord que dans ceux du Sud, où l'agriculture joue pourtant un rôle essentiel?
Dans le Sud, en effet, de nombreux gouvernements exigent le droit d'user des ressources locales comme bon leur semble, afin de développer l'économie nationale. Or c'est aux pays pauvres de gérer leurs ressources de la manière la plus équitable, car ils seront les principaux perdants s'ils persistent à fermer les yeux sur cette question. Le réchauffement climatique affectera les pays tropicaux bien davantage que ceux des zones tempérées. A ceux qui prétendent que le respect de l'environnement est un luxe de riches, je réponds que c'est aussi une question de survie pour les pauvres.
Votre organisation prétend avoir planté quelque 30 millions d'arbres. Au Kenya, cependant, la déforestation demeure un problème grave. Jusqu'à quel point ces processus sont-ils réversibles?
30 millions d'arbres, ce n'est pas assez. Si tout le monde en avait planté, dans ce pays, nous ne souffririons pas des inondations que nous connaissons dans l'est du territoire, ni des longues périodes de sécheresse. La neige ne fondrait pas, sans doute, sur les flancs du Kilimandjaro. Le cours des rivières ne se serait pas asséché. Plus généralement, au fond, la question est simple: que faudra-t-il pour que nous, membres de l'espèce humaine, sachions enfin apprécier ce qui nous entoure? Que faire pour que l'homme assume ses responsabilités?
Que faire pour que l'homme assume ses responsabilités?
C'est aux citoyens et aux gouvernants de mener des actions, mais ce n'est pas toujours simple. Prenez mon cas. Je suis ministre dans le gouvernement de mon pays. Je tente désespérément de convaincre mes collègues de l'importance qu'il y a à protéger nos forêts, en particulier dans les régions montagneuses: ces sites de biodiversité sont irremplaçables. Et pourtant, le gouvernement auquel j'appartiens est décidé à autoriser l'exploitation du bois au c?ur des forêts. En toute logique, les services du ministère de l'Agriculture devraient s'assurer que les fermiers utilisent la terre à bon escient et que nos sols cultivables ne souffrent pas de l'érosion. Ce n'est pas le cas. Le gouvernement est en place, les ministres sont nommés, le Parlement siège... mais le message ne passe pas.
Comment faire?
Moi, je suis une citoyenne de base et je fais ce que je peux. Je dépends des autres pour relayer mes paroles. En m'accordant le prix Nobel, le comité d'Oslo a donné un écho inespéré à mes efforts. Mais cela ne suffit pas, semble-t-il. Parfois, je me mets à rêver que l'Eglise pourrait endosser à son tour notre message. Si tous les prêtres et tous les pasteurs prêchaient le respect de l'environnement, l'impact serait extraordinaire.
Dans les villages, vous vous adressez à des communautés qui sont, bien souvent, les premières à surexploiter les ressources qui les entourent.
Oui, en effet. Dès le début, nous avons compris qu'il fallait travailler avec les plus pauvres. La majorité d'entre eux dépendent des ressources de base: la terre, l'eau, la forêt. Ce sont elles qui disparaissent de régions entières, au point que des populations se retrouvent, en l'espace de quelques années, dans des zones désertiques, où il arrive qu'elles meurent. Nous organisons régulièrement des séminaires, dans les hameaux, et nous tentons d'expliquer aux habitants les liens entre les problèmes qu'ils rencontrent chaque jour et la gestion des ressources. Nous nous adressons aux femmes, en particulier.
Pourquoi?
Dans ces contrées, ce sont elles qui travaillent la terre, même si celle-ci appartient souvent aux hommes. Ce sont elles, aussi, qui puisent l'eau, collectent le bois de chauffe... En toute logique, nous devons nous adresser à elles et les mettre en garde: "Si vous pensez que le paysage s'est dégradé, imaginez le désastre qui pourrait se produire d'ici à une vingtaine d'années." Petit à petit, nous les amenons à comprendre les liens de cause à effet qui sont à l'origine de la dégradation de l'environnement. Alors, seulement, elles sont prêtes à participer à un programme de réhabilitation, afin de rompre le cercle vicieux.
Comment faire?
Respecter la diversité de la nature permet de comprendre les besoins des communautés humaines, dans toutes leurs différences
Pour commencer, puisque cela ne nécessite pas de connaissances particulières, ni de grands moyens, ni une technologie très poussée, le plus simple est de planter des arbres. En l'espace de dix à quinze ans, ils poussent, puis fournissent du bois de chauffe, de l'ombre, des fruits. Et ils améliorent le microclimat. Notre plus gros problème, désormais, c'est de répondre à la forte demande. Avec l'aide des Nations unies, j'ai lancé une campagne pour planter 1 milliard d'arbres à la surface du globe. Il n'est pas nécessaire de siéger au gouvernement, d'être ministre ou d'être riche pour participer!
Vous insistez souvent sur l'importance de la diversité culturelle. Pourquoi?
Dans la plupart des sociétés, les aînés, en particulier, savent comment vivre en harmonie avec leur environnement. Chacun doit comprendre qu'une forêt, par exemple, ce n'est pas qu'une addition d'arbres qui permettent de marcher à l'ombre; c'est un écosystème qui favorise l'apparition de champignons, au sol, et un large éventail d'espèces végétales et animales. Respecter la diversité de la nature permet, dans un deuxième temps, de comprendre les besoins des communautés humaines, dans toutes leurs différences. Cela rend humble.
L'explosion démographique mondiale et le développement économique ne rendent-ils pas inévitable une compétition accrue pour les ressources?
Si, surtout en Afrique. Mais tout cela m'inquiète moins que l'ignorance, réelle ou feinte, concernant les dégradations de l'environnement. Prenez ma région natale, dans le nord du pays. Je suis née à moins de 5 kilomètres de la forêt. Quand j'étais petite, les rivières étaient nombreuses et longées d'herbes folles. J'y observais les têtards, puis je jouais avec les grenouilles. A présent, c'est une zone semi-désertique. La mauvaise gestion de la forêt est à l'origine du désastre: les arbres indigènes ont été coupés pour faire place à des essences exotiques, qui ont contribué à tuer des espèces animales et végétales, tout en sapant les nappes phréatiques. Les cours d'eau sont réduits à de simples ruisseaux, quand ils n'ont pas disparu tout à fait. Ce processus n'est pas inévitable; il peut être stoppé.
Quel est votre endroit préféré au monde?
Malgré tout ce que je viens de vous dire, cela reste ma région natale. Traverser un ruisseau me rappelle les rivières d'autrefois. Les fleurs sauvages me mettent en joie. Les arbustes sont d'un vert profond et, quand ils fleurissent, pendant la saison des pluies, ils s'éclairent d'un jaune vif; les pétales, qui virevoltent dans le vent, se tournent vers le ciel. J'aime les sons, aussi: les oiseaux chantent le matin et le soir, vers 18 heures, peu avant le coucher du soleil. La lumière est magnifique, car l'équateur n'est pas loin. Quand je me repose, là-bas, à la nuit tombée, je suis parfois plongée dans l'obscurité totale, car mon village n'est toujours pas relié au réseau électrique. Et je retrouve alors les sensations que j'éprouvais, dans ces mêmes lieux, lorsque j'étais enfant.
Author: Marc Epstein, publié le 20/12/2006, mis à jour le 26/09/2011 à 10:35
Source: L'Express, du 26/09/2011
Welcome to the Rwanda-Drc-Burundi-Ouganda Blog. Well, this blog will gather daily, all interesting news related to some countries of the greatlakes region. Our attention will focus primarily on the DRC and Rwanda. I believe these two countries have come a long way and proceeding in the right direction (provided that they build, from now on stronger institutions!). In addition, some interesting news from Africa and other parts of the world will be posted from time to time.
Monday, September 26, 2011
LIBYE: Les forces du CNT préparent un nouvel assaut contre Syrte.
Les forces du conseil intérimaire désormais au pouvoir en Libye s'apprêtent ce lundi à reprendre leur progression en direction de la ville côtière de Syrte, où l'aviation de l'Otan a bombardé dimanche des positions des partisans de Mouammar Kadhafi.
Les forces anti-Kadhafi sont parvenues samedi à seulement quelques centaines de mètres du centre de Syrte, la ville natale du colonel Kadhafi, mais elles ont battu en retraite par la suite afin de laisser l'Otan mener des raids aériens.
Syrte se trouve au bord du golfe du même nom, entre Tripoli et Benghazi, et la prise de ce bastion kadhafiste serait une grande victoire pour le Conseil national de transition (CNT).
Les combats ont été rares dimanche sur le terrain à l'ouest de Syrte. Du côté Est de la ville, les forces du CNT ne sont plus qu'à 15 km des faubourgs, soit une progression de plus de 25 km ces dernières heures.
Dans l'ouest de la Libye, des partisans de Kadhafi ont attaqué la ville de Ghadamès, ce qui souligne la fragilité des positions tenues par le CNT. Cette ville à 600 km au sud-ouest de Tripoli se trouve près d'un poste-frontière par où sont passés des partisans de Kadhafi pour fuir en Algérie. Sa vieille ville, constituée d'un labyrinthe de murs de pisé, est classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO.
"Des miliciens ont attaqué les nôtres dans la ville de Ghadamès", a déclaré un responsable du CNT lors d'une conférence de presse, espérant reprendre totalement le contrôle su secteur "dans quelques jours".
Author: Joseph Logan; Eric Faye pour le service français
Reuters publié le 26/09/2011 à 07:24, mis à jour à 07:24
Source: L'Express, du 26/09/2011
Les forces anti-Kadhafi sont parvenues samedi à seulement quelques centaines de mètres du centre de Syrte, la ville natale du colonel Kadhafi, mais elles ont battu en retraite par la suite afin de laisser l'Otan mener des raids aériens.
Syrte se trouve au bord du golfe du même nom, entre Tripoli et Benghazi, et la prise de ce bastion kadhafiste serait une grande victoire pour le Conseil national de transition (CNT).
Les combats ont été rares dimanche sur le terrain à l'ouest de Syrte. Du côté Est de la ville, les forces du CNT ne sont plus qu'à 15 km des faubourgs, soit une progression de plus de 25 km ces dernières heures.
Dans l'ouest de la Libye, des partisans de Kadhafi ont attaqué la ville de Ghadamès, ce qui souligne la fragilité des positions tenues par le CNT. Cette ville à 600 km au sud-ouest de Tripoli se trouve près d'un poste-frontière par où sont passés des partisans de Kadhafi pour fuir en Algérie. Sa vieille ville, constituée d'un labyrinthe de murs de pisé, est classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO.
"Des miliciens ont attaqué les nôtres dans la ville de Ghadamès", a déclaré un responsable du CNT lors d'une conférence de presse, espérant reprendre totalement le contrôle su secteur "dans quelques jours".
Author: Joseph Logan; Eric Faye pour le service français
Reuters publié le 26/09/2011 à 07:24, mis à jour à 07:24
Source: L'Express, du 26/09/2011
LIBYE: Découverte d'un charnier avec 1 270 corps à Tripoli .
Les restes de plus de 1 270 personnes ont été découverts dans un charnier dans la capitale, a annoncé, dimanche, le Conseil militaire des nouvelles autorités libyennes. "Nous appelons les organisations étrangères et la communauté internationale à nous aider dans cette tâche puisqu'il s'agira d'identifier les corps de plus de 1 270 personnes", a déclaré Khaled Cherif, porte-parole du Conseil militaire, lors d'une conférence de presse à Tripoli, ajoutant que "de l'acide" avait été versé sur les corps "pour éliminer toute preuve de ce massacre".
Le CNT dit avoir la preuve qu'il s'agit d'"actes criminels". Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé l'assassinat, en 1996, de plusieurs centaines de prisonniers dans la célèbre prison d'Abou Salim, où étaient incarcérés en particulier de nombreux prisonniers politiques du régime de Muammar Kadhafi. "Nous avons été invités à visiter l'endroit où se trouvaient les cadavres de prisonniers d'Abou Salim et nous y avons découvert des ossements humains éparpillés", a déclaré l'un des membres de ce comité, Salim al-Farjani.
Source: Le Point, Modifié le 26/09/2011 à 07:34
Le CNT dit avoir la preuve qu'il s'agit d'"actes criminels". Plusieurs organisations de défense des droits de l'homme ont dénoncé l'assassinat, en 1996, de plusieurs centaines de prisonniers dans la célèbre prison d'Abou Salim, où étaient incarcérés en particulier de nombreux prisonniers politiques du régime de Muammar Kadhafi. "Nous avons été invités à visiter l'endroit où se trouvaient les cadavres de prisonniers d'Abou Salim et nous y avons découvert des ossements humains éparpillés", a déclaré l'un des membres de ce comité, Salim al-Farjani.
Source: Le Point, Modifié le 26/09/2011 à 07:34
ISRAEL/PALESTINE: L'Egypte exprime son soutien aux Palestiniens lors de l'Assemblée générale de l'ONU.
NEW YORK (Nations Unies)-- Le ministre égyptien des Affaires étrangères Mohammed Kamel Amr a déclaré samedi que les Palestiniens souffraient depuis trop longtemps, sans avoir les droits qu'ils méritent, à cause de l'intransigeance d'Israël.
"La question juste de la Palestine demeure après deux décennies de négociations infructueuses qui n'ont pas permis d'aboutir au règlement désiré, et les Palestiniens restent jusqu'à ce jour privés de leurs droits fondamentaux légitimes", a indiqué M. Amr lors du débat général de la 66e session de l'Assemblée générale de l'ONU.
Il a indiqué devant l'assemblée que l'occupation israélienne rendait "absurde" la proposition de négociations de paix.
Le conflit entre Israël et la Palestine est devenue une question brûlante lors de la 66e session de l'Assemblée générale, principalement en raison de la requête de la Palestine d'adhésion à l'ONU en tant qu'Etat membre à part entière.
Les Etats-Unis, proche allié d'Israël, ont indiqué qu'ils bloqueraient la demande d'adhésion palestinienne à l'ONU en utilisant leur droit de veto au Conseil de sécurité.
Vendredi dernier, le jour-même où les Palestiniens ont soumis leur demande d'adhésion à l'ONU, le quartette pour la paix au Moyen-Orient, composé de l'Union européenne (UE), de l'ONU, de la fédération russe et des Etats-Unis, a élaboré un nouveau plan pour ramener les deux parties à la table des négociations de paix.
M. Amr s'est cependant déclaré sceptique quant à la proposition du quartette.
"Nous avons été témoins hier (vendredi) que le quartette n'a encore une fois pas réussi à proposer une vision équilibrée pour atteindre l'objectif que nous connaissons et approuvons tous, mais sur lequel nos avis divergent quant au moyen d'y parvenir", a-t-il ajouté.
Il a souligné que l'Egypte continuerait à soutenir fermement les objectifs de la paix au Moyen-Orien et de l'unité palestinienne.
Source: Xinhuanet, du 26/09/2011
"La question juste de la Palestine demeure après deux décennies de négociations infructueuses qui n'ont pas permis d'aboutir au règlement désiré, et les Palestiniens restent jusqu'à ce jour privés de leurs droits fondamentaux légitimes", a indiqué M. Amr lors du débat général de la 66e session de l'Assemblée générale de l'ONU.
Il a indiqué devant l'assemblée que l'occupation israélienne rendait "absurde" la proposition de négociations de paix.
Le conflit entre Israël et la Palestine est devenue une question brûlante lors de la 66e session de l'Assemblée générale, principalement en raison de la requête de la Palestine d'adhésion à l'ONU en tant qu'Etat membre à part entière.
Les Etats-Unis, proche allié d'Israël, ont indiqué qu'ils bloqueraient la demande d'adhésion palestinienne à l'ONU en utilisant leur droit de veto au Conseil de sécurité.
Vendredi dernier, le jour-même où les Palestiniens ont soumis leur demande d'adhésion à l'ONU, le quartette pour la paix au Moyen-Orient, composé de l'Union européenne (UE), de l'ONU, de la fédération russe et des Etats-Unis, a élaboré un nouveau plan pour ramener les deux parties à la table des négociations de paix.
M. Amr s'est cependant déclaré sceptique quant à la proposition du quartette.
"Nous avons été témoins hier (vendredi) que le quartette n'a encore une fois pas réussi à proposer une vision équilibrée pour atteindre l'objectif que nous connaissons et approuvons tous, mais sur lequel nos avis divergent quant au moyen d'y parvenir", a-t-il ajouté.
Il a souligné que l'Egypte continuerait à soutenir fermement les objectifs de la paix au Moyen-Orien et de l'unité palestinienne.
Source: Xinhuanet, du 26/09/2011
Sunday, September 25, 2011
LIBYE: Les forces du CNT progressent dans Syrte
Malgré une forte résistance, les forces du CNT ont progressé, samedi, dans la ville de Syrte. L'Otan continue d'appuyer les anti-kadhafistes en bombardant notamment un dépôt d'armement, un canon antiaérien et un centre de commandement.
AFP - Les forces du nouveau régime en Libye ont progressé samedi dans Syrte, bravant les tirs des forces loyalistes qu'elles tentaient de prendre en étau, dans un assaut "surprise" sur un des derniers bastions de l'ex-dirigeant déchu Mouammar Kadhafi.
Parallèlement, le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a annoncé, à l'issue une réunion à Benghazi (est), que la composition du gouvernement transitoire serait annoncée "la semaine prochaine".
Sur le terrain, après quatre jours de relative accalmie, les forces pro-CNT ont lancé
samedi un nouvel assaut sur Syrte, fief pro-Kadhafi à 360 km à l'est de Tripoli.
"L'ordre (de lancer l'assaut sur Syrte) est venu par surprise après une réunion hier soir (vendredi) de tous les commandants", a déclaré à l'AFP le commandant Mohammed al-Aswawi qui coordonne les opérations des unités sur le front.
"Nous n'avons jamais été aussi loin dans la ville", a-t-il dit, ajoutant que la ligne de front avait progressé de quatre à cinq kilomètres dans la ville et que l'objectif était de prendre en étau les forces pro-Kadhafi avec les combattants positionnés au sud de la ville.
A Bruxelles, l'Otan a annoncé avoir frappé au cours des dernières 24 heures des cibles "utilisées par les forces de Kadhafi pour menacer la population civile de Syrte", notamment un dépôt d'armement, un canon antiaérien, un centre de commandement et deux véhicules armés.
Le conseil militaire du CNT à Misrata a également indiqué que des combattants qui avaient participé mercredi à la "libération de Djofra", une oasis située à 300 km au sud de Syrte, arrivaient en renfort sur le front sud de la ville.
Un autre commandant des forces pro-CNT, Oussama Muttawa Swehly, a indiqué que les combattants progressaient aussi depuis la route côtière, à l'ouest de Syrte et qu'un des fils de Mouammar Kadhafi, Mouatassim, se trouvait dans la ville. "Nous l'avons entendu donner des ordres à la radio", a-t-il dit.
Les combattants ont également avancé à l'est de la ville. "Nos troupes ont progressé de sept kilomètres au niveau de la porte est. Il y a eu des combats, parfois violents, avec les forces de Kadhafi", a indiqué à l'AFP le commandant, Mohammed al-Marimi.
Au cours de l'assaut, au moins six combattants pro-CNT ont été tués et 135 autres blessés, en majorité par des tirs de grenades et de tireurs embusqués, selon des sources médicales.
Ali Mohammed Wada, un combattant blessé par des éclats d'obus et soigné dans une mosquée qui fait office d'hôpital de campagne à l'ouest de Syrte, a fait état de combats violents dans la ville, affirmant que les combattants fidèles au dirigeant en fuite tiraient au lance-roquettes et utilisaient des grenades.
Concernant les habitants, "parmi les informations provenant de Syrte, (il est question) d'exécutions, de prises d'otages et de la prise pour cible intentionnelle de personnes, de familles et de groupes au sein de la ville", a indiqué l'Otan, qui dénonce les "actes brutaux" d'un régime déchu vivant ses derniers jours.
"Des mercenaires errent dans les rues et les civils manquent d'accès aux informations venant de l'extérieur", ajoute l'Alliance atlantique qui cite des "dizaines de témoins directs" faisant état d'une aggravation de la situation.
Plus tôt dans la journée, près de 2.000 personnes fuyant la ville avaient été enregistrées à la mi-journée à un poste de contrôle, certaines déclarant à l'AFP que les pro-Kadhafi se servaient des civils comme de boucliers humains dans la ville, les empêchant jusqu'ici de fuir.
Dans le même temps, à Benghazi, le président du CNT, M. Abdeljalil a reconnu que des "divergences de points de vues" entre les membres du CNT et du bureau exécutif avaient retardé à la semaine prochaine l'annonce de la composition du gouvernement de transition.
"Nous sommes confrontés à la mentalité libyenne qui veut que chaque tribu, chaque région, chaque ville réclame sa part dans le nouveau gouvernement. Or, nous n'avons toujours pas libéré tout le territoire et (le dirigeant déchu Mouammar) Kadhafi garde toute sa capacité de nuisance et peut nuire aux Libyens et à tout le monde", a-t-il dit.
L'annonce du gouvernement prévue dimanche dernier, avait été reportée sine die pour "parachever les consultations" faute d'accord sur sa composition. Ce gouvernement sera chargé de gérer la transition en attendant de nouvelles élections et la rédaction d'une nouvelle Constitution.
Reconnu par l'ONU comme représentant du peuple libyen, le CNT a annoncé le 2 septembre qu'il comptait diriger le pays jusqu'à l'élection dans huit mois d'une Assemblée constituante, avant des élections générales un an plus tard.
Sur le front de Bani Walid, où 30 combattants pro-CNT ont été tués et 50 blessés depuis le début des combats il y a deux semaines autour de ce fief de Mouammar Kadhafi à 170 km au sud-est de Tripoli, les affrontements avaient repris samedi.
Des roquettes ont été tirées depuis l'intérieur de Bani Walid vers une position des combattants pro-CNT à l'entrée de la ville, à 5 km du centre. Depuis plusieurs jours, les forces pro-CNT se contentent de tirer par intermittence des roquettes sur la ville tandis que leurs adversaires répliquent par des tirs de roquettes Grad.
Samedi matin, des appels ont été lancés notamment par le fils le plus en vue de Mouammar Kadhafi, Seïf al-Islam, via la radio de Bani Walid, à manifester dans le centre de la ville et à repousser les combattants pro-CNT, selon des propos rapportés par des membres des forces du nouveau régime libyen.
Parallèlement, le président du Conseil national de transition (CNT), Moustapha Abdeljalil, a annoncé, à l'issue une réunion à Benghazi (est), que la composition du gouvernement transitoire serait annoncée "la semaine prochaine".
Sur le terrain, après quatre jours de relative accalmie, les forces pro-CNT ont lancé
samedi un nouvel assaut sur Syrte, fief pro-Kadhafi à 360 km à l'est de Tripoli.
"L'ordre (de lancer l'assaut sur Syrte) est venu par surprise après une réunion hier soir (vendredi) de tous les commandants", a déclaré à l'AFP le commandant Mohammed al-Aswawi qui coordonne les opérations des unités sur le front.
"Nous n'avons jamais été aussi loin dans la ville", a-t-il dit, ajoutant que la ligne de front avait progressé de quatre à cinq kilomètres dans la ville et que l'objectif était de prendre en étau les forces pro-Kadhafi avec les combattants positionnés au sud de la ville.
A Bruxelles, l'Otan a annoncé avoir frappé au cours des dernières 24 heures des cibles "utilisées par les forces de Kadhafi pour menacer la population civile de Syrte", notamment un dépôt d'armement, un canon antiaérien, un centre de commandement et deux véhicules armés.
Le conseil militaire du CNT à Misrata a également indiqué que des combattants qui avaient participé mercredi à la "libération de Djofra", une oasis située à 300 km au sud de Syrte, arrivaient en renfort sur le front sud de la ville.
Un autre commandant des forces pro-CNT, Oussama Muttawa Swehly, a indiqué que les combattants progressaient aussi depuis la route côtière, à l'ouest de Syrte et qu'un des fils de Mouammar Kadhafi, Mouatassim, se trouvait dans la ville. "Nous l'avons entendu donner des ordres à la radio", a-t-il dit.
Les combattants ont également avancé à l'est de la ville. "Nos troupes ont progressé de sept kilomètres au niveau de la porte est. Il y a eu des combats, parfois violents, avec les forces de Kadhafi", a indiqué à l'AFP le commandant, Mohammed al-Marimi.
Au cours de l'assaut, au moins six combattants pro-CNT ont été tués et 135 autres blessés, en majorité par des tirs de grenades et de tireurs embusqués, selon des sources médicales.
Ali Mohammed Wada, un combattant blessé par des éclats d'obus et soigné dans une mosquée qui fait office d'hôpital de campagne à l'ouest de Syrte, a fait état de combats violents dans la ville, affirmant que les combattants fidèles au dirigeant en fuite tiraient au lance-roquettes et utilisaient des grenades.
Concernant les habitants, "parmi les informations provenant de Syrte, (il est question) d'exécutions, de prises d'otages et de la prise pour cible intentionnelle de personnes, de familles et de groupes au sein de la ville", a indiqué l'Otan, qui dénonce les "actes brutaux" d'un régime déchu vivant ses derniers jours.
"Des mercenaires errent dans les rues et les civils manquent d'accès aux informations venant de l'extérieur", ajoute l'Alliance atlantique qui cite des "dizaines de témoins directs" faisant état d'une aggravation de la situation.
Plus tôt dans la journée, près de 2.000 personnes fuyant la ville avaient été enregistrées à la mi-journée à un poste de contrôle, certaines déclarant à l'AFP que les pro-Kadhafi se servaient des civils comme de boucliers humains dans la ville, les empêchant jusqu'ici de fuir.
Dans le même temps, à Benghazi, le président du CNT, M. Abdeljalil a reconnu que des "divergences de points de vues" entre les membres du CNT et du bureau exécutif avaient retardé à la semaine prochaine l'annonce de la composition du gouvernement de transition.
"Nous sommes confrontés à la mentalité libyenne qui veut que chaque tribu, chaque région, chaque ville réclame sa part dans le nouveau gouvernement. Or, nous n'avons toujours pas libéré tout le territoire et (le dirigeant déchu Mouammar) Kadhafi garde toute sa capacité de nuisance et peut nuire aux Libyens et à tout le monde", a-t-il dit.
L'annonce du gouvernement prévue dimanche dernier, avait été reportée sine die pour "parachever les consultations" faute d'accord sur sa composition. Ce gouvernement sera chargé de gérer la transition en attendant de nouvelles élections et la rédaction d'une nouvelle Constitution.
Reconnu par l'ONU comme représentant du peuple libyen, le CNT a annoncé le 2 septembre qu'il comptait diriger le pays jusqu'à l'élection dans huit mois d'une Assemblée constituante, avant des élections générales un an plus tard.
Sur le front de Bani Walid, où 30 combattants pro-CNT ont été tués et 50 blessés depuis le début des combats il y a deux semaines autour de ce fief de Mouammar Kadhafi à 170 km au sud-est de Tripoli, les affrontements avaient repris samedi.
Des roquettes ont été tirées depuis l'intérieur de Bani Walid vers une position des combattants pro-CNT à l'entrée de la ville, à 5 km du centre. Depuis plusieurs jours, les forces pro-CNT se contentent de tirer par intermittence des roquettes sur la ville tandis que leurs adversaires répliquent par des tirs de roquettes Grad.
Samedi matin, des appels ont été lancés notamment par le fils le plus en vue de Mouammar Kadhafi, Seïf al-Islam, via la radio de Bani Walid, à manifester dans le centre de la ville et à repousser les combattants pro-CNT, selon des propos rapportés par des membres des forces du nouveau régime libyen.
Source: FRANCE 24,Dernière modification : 25/09/2011
LIBYA: Libya's NTC troops renew assault on pro-Gaddafi Sirte
Libya's interim government forces are renewing their attack on Sirte, one of the last pro-Gaddafi strongholds.
National Transitional Council (NTC) fighters have surrounded the city and Nato warplanes are reported to be blasting targets inside.It comes a day after NTC troops launched a surprise assault which took them, at one stage, to within 1km (0.5 miles) of the city centre.
Sirte is the birthplace of ousted Libyan leader Col Muammar Gaddafi .
It is not known if Col Gaddafi or members of his family are in the city.
The city has always been a hugely symbolic target for the NTC, and it seems close to being won, reports the BBC's Alastair Leithead, who is with anti-Gaddafi forces in Sirte.
Meanwhile, pro-Gaddafi forces have killed at least five NTC soldiers in an attack on the southern town of Ghadames, on the border with Algeria, officials and witnesses say.
Military spokesman Ahmed Bani told a news conference they had information the attackers were related to Col Gaddafi's son Khamis.
Gaddafi snipers
Troops were reported to be setting up new roadblocks and checkpoint, posting snipers at various key points and cleaning their guns in preparation for a final assault on Sirte.
One fighter on the east of the city told the AFP news agency that they had been told by their commanders to keep their guns ready.
"We expect fierce urban battle once we fully enter Sirte," Maatiz Saad said.
Fighter Ahmed Mohammed Tajuri in the west of the city told AFP they had been ordered to leave downtown Sirte on Saturday evening "because Nato has a mission to do there", without giving more details.
Nato air strikes have played a major role in the conflict as part of the alliance's UN-mandated mission to protect civilians.
Our correspondent says that the troops he is with - some 30km east of the centre of Sirte - are making big advances towards the city, meeting little resistance so far from pro-Gaddafi force.
He says he has seen a number of civilians fleeing from Sirte who appear to be unaware that Tripoli fell more than a month ago.
NTC fighters tried to push into Sirte last weekend but were driven back by pro-Gaddafi forces entrenched in the city.
Source: BBC News, 25 September 2011 Last updated at 11:50 GMT
RDC: Balkanisation de la RDC/Marc D. Dillard : « Les propos de Cohen n’engagent pas le gouvernement américain »
Mieux vaut tard que jamais. Les précisions de l’ambassade américaine en RDC autour du complot de balkanisation de la RDC tombent bien à propos. Surtout après les déclarations d’Herman Cohen, ancien sous-secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines et les révélations de Wikileads, ce site twitter, sur un câble diplomatique de l’ambassade américaine à Kinshasa à propos de la « Théorie du complot de la balkanisation de la RDC ». La mission diplomatique américaine à Kinshasa ne pouvait faire mieux que de livrer la position officielle du gouvernement des Etats-Unis.
« Le Kivu appartient juridiquement à la République démocratique du Congo. Depuis 18 ans, Cohen ne travaille plus pour le compte des Etats-Unis d’Amérique. Alors, des propos qu’il a tenus dernièrement sur le Kivu, n’engagent nullement le gouvernement américain ». C’est ce qu’a déclaré le conseiller aux Affaires publiques de l’ambassade américaine en RDC, Marc D. Dillard, au cours d’un point de presse animé, hier jeudi 22 septembre à Kinshasa. Il répondait ainsi à une question de la presse relative aux allégations de Cohen, selon lesquelles le «Kivu fait partie du Rwanda». Déclaration faite par l’ancien secrétaire d’Etat américain adjoint aux Affaires africaines dans une interview exclusive publiée sur You Tube. Herman Cohen affirmait dans cette interview que Le Potentiel a eu le devoir de reprendre les grands extraits qu’il avait «dans une lettre au président Obama suggéré que l’on légalise le commerce des minerais au Kivu qu’exploitent les hommes d’affaires rwandais». Mais qu’il avait reconnu avoir rencontré une «farouche opposition de la part des Congolais qui évoquent la question de souveraineté». «Souveraineté ? Au Département d’Etat, le Kivu fait partie du Rwanda», avait renchéri Herman Cohen.
A la publication de ces extraits par le Journal Le Potentiel, Herman Cohen avait réagi sans pour autant convaincre dans la mesure où il disait les mêmes choses dans la lettre au Potentiel que les propos tenus dans l’interview.
Quelques jours plus tard, Le Potentiel reprenait les révélations du site twitter Wikileaks, toujours sur la « Théorie du complot de la balkanisation de la RDC ». Wikileaks publiait ainsi un câble de l’ambassade américaine à Kinshasa sur ce complot. Une théorie qui préoccupe les Etats-Unis. Ce câble diplomatique faisait ressortir que «la mission diplomatique américaine est donc en train d’identifier ceux qui sont pour ou contre cette théorie du fait que les Etats-Unis sont cités parmi ceux qui soutiennent les agresseurs de la RDC et que les intérêts américains supportent les efforts supposés du Rwanda d’annexer le Kivu et de monopoliser les ressources de la région».
Selon l’ambassade américaine à Kinshasa citée par Wikileaks, aborder «la balkanisation doit être un élément important de la stratégie à déployer dans les efforts du rayonnement de la Mission (diplomatique)».
C’est ainsi que dans ses investigations, le staff des relations publiques, toujours selon Wikileaks, avait rendu visite à Freddy Mulumba, Administrateur directeur général du journal Le Potentiel pour discuter de cette théorie de la balkanisation. De l’idée selon laquelle des intérêts financiers et des lobbies politiques occidentaux ont un plan de diviser la RDC, de saper la souveraineté nationale et de maintenir le pays empêtré dans la violence et le sous-développement en vue d’exploiter ses ressources naturelles. L’ADG du journal Le Potentiel y avait réservé des réponses appropriées.
Qu’un des membres de la mission diplomatique américaine revienne sur ce complot pour donner le point de vue de Washington est une initiative que les Congolais apprécieront certainement à juste titre tout en demeurant vigilants.
Réagissant en outre sur «les révélations» de Wikileaks sur l’implication des USA dans la balkanisation de la RDC, Marc D. Dillard s’explique : «Je ne saurais pas approuver la véracité des allégations, informations de ce site, qui sont malheureusement relayées par plusieurs autres organes de presse. Le gouvernement américain souhaite que la RDC soit stable et vive en paix avec ses voisins. Nous entretenons toujours de bonnes relations avec le gouvernement congolais».
Encore un autre volet de la position des Etats-Unis qui n’échappera pas à l’attention du peuple congolais.
Des élections apaisées et crédibles
Par ailleurs, le conseiller aux Affaires publiques de l’ambassade américaine a salué l’initiative de la CENI de créer un cadre de concertation pour débattre avec la classe politique congolaise de toutes les questions liées au processus électoral 2011.
Il a affirmé que son pays apprécie «le progrès réalisé» par cet organe de gestion des élections, d’autant plus que sa démarche contribuera à la paix sociale et pourra déboucher sur des élections apaisées.
A la veille des élections 2011, la Monusco a déploré, le mercredi 21 septembre, l’augmentation des violences politiques à Kinshasa, à l’Equateur, au Bandundu ; les affrontements ethniques au Bas-Congo et au Kasaï Occidental ; ainsi que l’intensification des activités des groupes armés et autres milices dans les deux Kivu et au Katanga.
Répondant à une question de la presse sur cette situation sécuritaire dressée par la Mission onusienne, Marc D. Dillard affirme : « Les Etats-Unis souhaitent voir se dérouler en RDC un processus électoral libre, démocratique, transparent et qui respecte la volonté du peuple congolais ».
Auparavant, il avait restitué les activités organisées dernièrement par l’ambassade américaine à Kinshasa et à Matadi, dans la province du Bas-Congo.
A en croire le conseiller aux Affaires publiques, l’ambassade des USA a financé un séminaire organisé, du 16 au 20 septembre dans la ville portuaire, par l’ONG JDH, à l’attention des journalistes sur la médiatisation des questions électorales.
Notons en passant que dans la capitale congolaise, l’ambassadeur américain a procédé, le 15 septembre, à l’inauguration d’une école primaire à Kisenso. Evalués à hauteur de 7.200 dollars américains, les travaux de reconstruction de cet établissement scolaire ont été entièrement financés par l’ambassade des USA à Kinshasa.
Source: Le Potentiel, du 23/09/2011
« Le Kivu appartient juridiquement à la République démocratique du Congo. Depuis 18 ans, Cohen ne travaille plus pour le compte des Etats-Unis d’Amérique. Alors, des propos qu’il a tenus dernièrement sur le Kivu, n’engagent nullement le gouvernement américain ». C’est ce qu’a déclaré le conseiller aux Affaires publiques de l’ambassade américaine en RDC, Marc D. Dillard, au cours d’un point de presse animé, hier jeudi 22 septembre à Kinshasa. Il répondait ainsi à une question de la presse relative aux allégations de Cohen, selon lesquelles le «Kivu fait partie du Rwanda». Déclaration faite par l’ancien secrétaire d’Etat américain adjoint aux Affaires africaines dans une interview exclusive publiée sur You Tube. Herman Cohen affirmait dans cette interview que Le Potentiel a eu le devoir de reprendre les grands extraits qu’il avait «dans une lettre au président Obama suggéré que l’on légalise le commerce des minerais au Kivu qu’exploitent les hommes d’affaires rwandais». Mais qu’il avait reconnu avoir rencontré une «farouche opposition de la part des Congolais qui évoquent la question de souveraineté». «Souveraineté ? Au Département d’Etat, le Kivu fait partie du Rwanda», avait renchéri Herman Cohen.
A la publication de ces extraits par le Journal Le Potentiel, Herman Cohen avait réagi sans pour autant convaincre dans la mesure où il disait les mêmes choses dans la lettre au Potentiel que les propos tenus dans l’interview.
Quelques jours plus tard, Le Potentiel reprenait les révélations du site twitter Wikileaks, toujours sur la « Théorie du complot de la balkanisation de la RDC ». Wikileaks publiait ainsi un câble de l’ambassade américaine à Kinshasa sur ce complot. Une théorie qui préoccupe les Etats-Unis. Ce câble diplomatique faisait ressortir que «la mission diplomatique américaine est donc en train d’identifier ceux qui sont pour ou contre cette théorie du fait que les Etats-Unis sont cités parmi ceux qui soutiennent les agresseurs de la RDC et que les intérêts américains supportent les efforts supposés du Rwanda d’annexer le Kivu et de monopoliser les ressources de la région».
Selon l’ambassade américaine à Kinshasa citée par Wikileaks, aborder «la balkanisation doit être un élément important de la stratégie à déployer dans les efforts du rayonnement de la Mission (diplomatique)».
C’est ainsi que dans ses investigations, le staff des relations publiques, toujours selon Wikileaks, avait rendu visite à Freddy Mulumba, Administrateur directeur général du journal Le Potentiel pour discuter de cette théorie de la balkanisation. De l’idée selon laquelle des intérêts financiers et des lobbies politiques occidentaux ont un plan de diviser la RDC, de saper la souveraineté nationale et de maintenir le pays empêtré dans la violence et le sous-développement en vue d’exploiter ses ressources naturelles. L’ADG du journal Le Potentiel y avait réservé des réponses appropriées.
Qu’un des membres de la mission diplomatique américaine revienne sur ce complot pour donner le point de vue de Washington est une initiative que les Congolais apprécieront certainement à juste titre tout en demeurant vigilants.
Réagissant en outre sur «les révélations» de Wikileaks sur l’implication des USA dans la balkanisation de la RDC, Marc D. Dillard s’explique : «Je ne saurais pas approuver la véracité des allégations, informations de ce site, qui sont malheureusement relayées par plusieurs autres organes de presse. Le gouvernement américain souhaite que la RDC soit stable et vive en paix avec ses voisins. Nous entretenons toujours de bonnes relations avec le gouvernement congolais».
Encore un autre volet de la position des Etats-Unis qui n’échappera pas à l’attention du peuple congolais.
Des élections apaisées et crédibles
Par ailleurs, le conseiller aux Affaires publiques de l’ambassade américaine a salué l’initiative de la CENI de créer un cadre de concertation pour débattre avec la classe politique congolaise de toutes les questions liées au processus électoral 2011.
Il a affirmé que son pays apprécie «le progrès réalisé» par cet organe de gestion des élections, d’autant plus que sa démarche contribuera à la paix sociale et pourra déboucher sur des élections apaisées.
A la veille des élections 2011, la Monusco a déploré, le mercredi 21 septembre, l’augmentation des violences politiques à Kinshasa, à l’Equateur, au Bandundu ; les affrontements ethniques au Bas-Congo et au Kasaï Occidental ; ainsi que l’intensification des activités des groupes armés et autres milices dans les deux Kivu et au Katanga.
Répondant à une question de la presse sur cette situation sécuritaire dressée par la Mission onusienne, Marc D. Dillard affirme : « Les Etats-Unis souhaitent voir se dérouler en RDC un processus électoral libre, démocratique, transparent et qui respecte la volonté du peuple congolais ».
Auparavant, il avait restitué les activités organisées dernièrement par l’ambassade américaine à Kinshasa et à Matadi, dans la province du Bas-Congo.
A en croire le conseiller aux Affaires publiques, l’ambassade des USA a financé un séminaire organisé, du 16 au 20 septembre dans la ville portuaire, par l’ONG JDH, à l’attention des journalistes sur la médiatisation des questions électorales.
Notons en passant que dans la capitale congolaise, l’ambassadeur américain a procédé, le 15 septembre, à l’inauguration d’une école primaire à Kisenso. Evalués à hauteur de 7.200 dollars américains, les travaux de reconstruction de cet établissement scolaire ont été entièrement financés par l’ambassade des USA à Kinshasa.
Source: Le Potentiel, du 23/09/2011
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