Le président sortant Joseph Kabila et l'opposant Etienne Tshisekedi devancent nettement les neuf autres candidats à la présidentielle du 28 novembre en RD Congo, selon les résultats partiels annoncés vendredi par la Commission électorale (Céni) et portant sur 15% des quelque 64.000 bureaux de vote.
Selon les chiffres donnés par le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, Kabila est notamment en tête dans les provinces du Katanga, Bandundu, Maniema, Province Orientale, et au Sud Kivu, des régions traditionnellement favorables.
Tshisekedi mène au Bas Congo et dans les Kasaï occidental et oriental, a-t-il poursuivi en donnant uniquement le nombre de voix des candidats dans chacune des 11 provinces.
Le président du Sénat et opposant Léon Kengo, est en tête dans l'Equateur, et l'ancien chef rebelle, Antipas Mbusa Nyamwisi, déjà candidat en 2006, l'est au Nord-Kivu, d'où il est originaire.
Seuls les résultats de 9.746 des 63.835 bureaux sont connus, a précisé le pasteur Mulunda, et le taux des bureaux de vote dépouillés varie en fonction des provinces (de 0,02% à Kinshasa à 44,71% pour le Bas-Congo)
Ces résultats partiels ne prennent pas en compte Kinshasa, une ville plutôt favorable à Tshisekedi avec 3,3 millions d'électeurs et où moins de 1% des bureaux ont été compilés.
Selon un décompte établi par l'AFP en additionnant les voix des provinces données par la Céni, Joseph Kabila obtient jusque-là près de 52% des voix, Etienne Tshisekedi près de 34%, Vital Kamerhe près de 4,5%, Léon Kengo près de 3%. MM. Mobutu et Mbusa recueillent environ 2%.
La Céni a justifié cette anticipation de 4 jours des premiers résultats sur son calendrier originel par des "rumeurs sur l'internet, propagées par des personnes non autorisées".
"On ne pouvait pas garder le silence", a déclaré à l'AFP le rapporteur de la Céni Matthieu Mpita.
Initialement la Céni ne devait donner que le 6 décembre les résultats provisoires de ce scrutin à tour unique, mais elle est confrontée depuis lundi à des critiques incessantes sur les opérations de collecte et de dépouillement, alimentant de dangereuses rumeurs de fraude en faveur du président sortant.
L'Union européenne a insisté vendredi sur la nécessité de mener "dans la transparence" dépouillement et publication.
Le président de la Céni avait rappelé jeudi que seule la Commission est "habilitée" à donner des résultats.
La Cour suprême doit annoncer les résultats définitifs le 17 décembre et le nouveau président prêtera serment le 20.
La décision de la Céni d'accélérer son calendrier témoigne d'une inquiétude grandissante, accentuée vendredi par un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) selon lequel au moins 18 civils ont été tués et une centaine grièvement blessés principalement par les forces de sécurité entre le 26 et le 28 novembre, jour du vote.
Le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, a indiqué à l'AFP qu'il devait "prendre connaissance du rapport" avant de le commenter.
Selon HRW, la plupart des victimes, dont 14 à Kinshasa, ont été tuées "par des soldats de la Garde Républicaine", l'ex-garde présidentielle.
"Les forces de sécurité devraient protéger les populations et non attiser la violence", a déclaré Anneke van Woudenberg, chef analyste Afrique à Human Rights Watch.
Selon l'ONG, le plus grave incident s'est déroulé au dernier jour de la campagne électorale, lorsque des partisans de Tshisekedi rassemblés à l'aéroport international Ndjili de Kinshasa, voulaient accompagner leur leader pour son dernier grand meeting au centre-ville.
La police a tenté de séparer ces militants et ceux de Kabila, qui attendaient aussi leur candidat. Mais ensuite, selon HRW, la Garde républicaine est arrivée pour venir chercher M. Kabila, "certains soldats ont tiré en l'air, d'autres directement sur la foule des opposants".
Selon HRW, "au moins 12 partisans de l'opposition et des passants" ont été tués et 41 autres ont été blessés par balles".
HRW précise toutefois que, selon des témoins, des partisans du candidat de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) ont "provoqué" la Garde républicaine en jetant des pierres.
Source: 20 minutes.fr, du 3/12/2011
Welcome to the Rwanda-Drc-Burundi-Ouganda Blog. Well, this blog will gather daily, all interesting news related to some countries of the greatlakes region. Our attention will focus primarily on the DRC and Rwanda. I believe these two countries have come a long way and proceeding in the right direction (provided that they build, from now on stronger institutions!). In addition, some interesting news from Africa and other parts of the world will be posted from time to time.
Saturday, December 3, 2011
Friday, December 2, 2011
RDC: HRW dénonce la mort de 18 civils en RDC en marge des élections
Au moins dix-huit civils ont été tués et une centaine "gravement blessés", principalement par les forces de sécurité congolaises, du 26 au 28 novembre, en marge des élections présidentielles et législatives en République démocratique du Congo, affirme vendredi 2 décembre l'ONG Human Rights Watch (HRW). Selon HRW, la plupart des victimes, dont quatorze dans la capitale Kinshasa, ont été tuées "par des soldats de la garde républicaine", l'ex-garde présidentielle.
"Le gouvernement [de la RDC] doit immédiatement maîtriser ses forces de sécurité, spécialement la garde présidentielle", et "éviter que des opposants politiques et leurs partisans ne soient pris pour cibles", ajoute l'ONG en disant craindre de nouvelles violences et des troubles à l'annonce des résultats provisoires de la présidentielle. "Les tensions sont très élevées, notamment du fait des complications logistiques dans l'organisation de l'élection. Les forces de sécurité devraient protéger les populations et non attiser la violence", déclare Anneke Van Woudenberg, chef analyste Afrique à Human Rights Watch.
Des résultats partiels pourraient être annoncés dès ce jour par la Commission électorale. "Nous espérons avoir des tableaux ce soir, sur au moins 10 % des votes. Il faut couper court aux rumeurs qui circulent sur l'Internet, propagées par des personnes non autorisées. On ne peut pas garder le silence", a déclaré son rapporteur, Matthieu Mpita.
VIOLENCES À L'AÉROPORT DE KINSHASA
Selon l'ONG, le plus grave incident s'est déroulé le 26 novembre, au dernier jour de la campagne électorale, lorsque des partisans du candidat d'opposition Etienne Tshisekedi, rassemblés à l'aéroport international de Kinshasa, voulaient accompagner leur leader pour son dernier grand meeting au centre de la capitale. La police a tenté de séparer ces partisans de ceux du président sortant Joseph Kabila, qui attendaient eux aussi leur candidat. Mais ensuite, selon HRW, la garde républicaine est arrivée sur les lieux "et certains soldats ont tiré en l'air, d'autres directement sur la foule des opposants". "Au moins douze partisans de l'opposition et des passants ont été atteints mortellement, quarante et un autres ont été blessés par balles", précise HRW.
Le président ayant finalement choisi un autre aéroport pour revenir de province, la garde républicaine est repartie vers le centre de la capitale "et des soldats ont tiré de façon indiscriminée le long de la route", accuse encore l'ONG. HRW précise toutefois que, selon des témoins, des partisans du candidat de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) ont "provoqué" la garde républicaine en jetant des pierres sur le convoi présidentiel vide qu'elle escortait vers un autre aéroport. "Les élections ne constituent pas une excuse pour des soldats qui tirent au hasard dans la foule, et les autorités doivent immédiatement suspendre les responsables de cet inutile bain de sang", estime Mme Van Woudenberg.
Pour en savoir plus
•Lire le reportage de notre envoyé spécial à Kinshasa – "Violences et confusion lors des élections en RDC" – et consulter le portfolio sonore sur l'impasse politique suite aux élections du 27 novembre.
•L'éditorial du Monde : "La guerre civile menace en RDC".
LEMONDE.FR Avec AFP | 02.12.11 | 12h52 •
Source: Le Monde, Mis à jour le 02.12.11 | 15h08
"Le gouvernement [de la RDC] doit immédiatement maîtriser ses forces de sécurité, spécialement la garde présidentielle", et "éviter que des opposants politiques et leurs partisans ne soient pris pour cibles", ajoute l'ONG en disant craindre de nouvelles violences et des troubles à l'annonce des résultats provisoires de la présidentielle. "Les tensions sont très élevées, notamment du fait des complications logistiques dans l'organisation de l'élection. Les forces de sécurité devraient protéger les populations et non attiser la violence", déclare Anneke Van Woudenberg, chef analyste Afrique à Human Rights Watch.
Des résultats partiels pourraient être annoncés dès ce jour par la Commission électorale. "Nous espérons avoir des tableaux ce soir, sur au moins 10 % des votes. Il faut couper court aux rumeurs qui circulent sur l'Internet, propagées par des personnes non autorisées. On ne peut pas garder le silence", a déclaré son rapporteur, Matthieu Mpita.
VIOLENCES À L'AÉROPORT DE KINSHASA
Selon l'ONG, le plus grave incident s'est déroulé le 26 novembre, au dernier jour de la campagne électorale, lorsque des partisans du candidat d'opposition Etienne Tshisekedi, rassemblés à l'aéroport international de Kinshasa, voulaient accompagner leur leader pour son dernier grand meeting au centre de la capitale. La police a tenté de séparer ces partisans de ceux du président sortant Joseph Kabila, qui attendaient eux aussi leur candidat. Mais ensuite, selon HRW, la garde républicaine est arrivée sur les lieux "et certains soldats ont tiré en l'air, d'autres directement sur la foule des opposants". "Au moins douze partisans de l'opposition et des passants ont été atteints mortellement, quarante et un autres ont été blessés par balles", précise HRW.
Le président ayant finalement choisi un autre aéroport pour revenir de province, la garde républicaine est repartie vers le centre de la capitale "et des soldats ont tiré de façon indiscriminée le long de la route", accuse encore l'ONG. HRW précise toutefois que, selon des témoins, des partisans du candidat de l'UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) ont "provoqué" la garde républicaine en jetant des pierres sur le convoi présidentiel vide qu'elle escortait vers un autre aéroport. "Les élections ne constituent pas une excuse pour des soldats qui tirent au hasard dans la foule, et les autorités doivent immédiatement suspendre les responsables de cet inutile bain de sang", estime Mme Van Woudenberg.
Pour en savoir plus
•Lire le reportage de notre envoyé spécial à Kinshasa – "Violences et confusion lors des élections en RDC" – et consulter le portfolio sonore sur l'impasse politique suite aux élections du 27 novembre.
•L'éditorial du Monde : "La guerre civile menace en RDC".
LEMONDE.FR Avec AFP | 02.12.11 | 12h52 •
Source: Le Monde, Mis à jour le 02.12.11 | 15h08
RDC: Kinshasa retient son souffle après le vote.
Rumeurs
Les différentes missions d'observation, qui ont publié leurs premiers commentaires, aiguisent ces inquiétudes. Seule l'Union africaine, comme souvent lors des votes sur le continent, y a vu un «scrutin exemplaire». Les autres se montrent diplomatiquement dubitatifs. Le Carter center, une ONG américaine, tout en félicitant les Congolais, a déploré «la publication tardive des listes électorales», regrettant que «le matériel essentiel, comme les bulletins, n'ait été livré qu'à la dernière minute». Léonie Kandolo, directrice de l'Observatoire national des élections, évoque des «irrégularités significatives». Enfin, l'UE, tout en notant que le vote s'est passé «globalement dans le calme» et que «le secret du vote a été garanti», signale que «de nombreux électeurs ont eu beaucoup de difficultés à trouver leur bureau de vote». Plus grave, l'UE remarque que les scrutateurs «n'ont pas eu accès systématiquement à des copies des résultats, (…) garantie clé de la transparence». Une façon, en creux, d'émettre un doute sur la sincérité du processus.
La foire de Kinshasa, où convergent tous les bulletins de la ville, n'a jamais autant mérité son nom. Sur les pelouses, devant les portes d'immenses hangars, des milliers de gros sacs s'empilent au milieu d'agents électoraux débordés et d'observateurs internationaux atterrés. «Vous parlez de désordre, mais ce n'est pas vrai. Il faut nous laisser faire. On va y arriver», affirme néanmoins Daniel Ngoy Mulunda, le patron de la Commission électorale (Ceni), en charge du scrutin. «Ces conditions de dépouillement sont la porte ouverte à tous les débordements et vont empêcher toutes vérifications réelles en cas de contestation», souligne un diplomate, qui redoute une fraude des partisans du président sortant Joseph Kabila, affaibli par le triste bilan de son premier mandat. Paradoxalement, toutefois, l'opposition, d'abord très hostile à la Ceni, semble maintenant se satisfaire de tout. Nul n'évoque plus l'annulation du vote. «Pourquoi faire annuler un vote, alors que l'on sait que nous avons gagné?» glisse en souriant Jacquemin Shabani, le bras droit d'Étienne Tshisekedi, le principal rival de Joseph Kabila.
Alors que la capitale bruisse de rumeurs, le clan présidentiel affiche ses certitudes. «En Afrique, les capitales sont toujours frondeuses. Et Kinshasa aussi. Mais le reste du pays nous est favorable. Tout indique que nous allons dépasser les 50%», veut croire Raphaël Ngewj, un proche du chef d'État. Coincé entre ces affirmations invérifiables et l'hostilité croissante entre une opposition intransigeante et une majorité peu encline aux concessions, le Congo se fait de plus en plus tendu. «C'est le pire des scénarios qui se dessine, témoigne un diplomate. Les chances d'échapper à un second tour dans les rues sont maintenant infimes.»
Source: Tanguy Berthemet
Source: Le Figaro, du 02/12/2011
RD CONGO: Y a-t-il péril en la demeure ?
Les observateurs africains des élections en RD Congo ont tranché. Dans une déclaration commune datée du 30 novembre 2011, ils ont donné quitus aux résultats qui sortiront des urnes, en jugeant satisfaisantes les consultations électorales du 28 novembre dernier. Il s’agit de l’UA (Union africaine), de la SADC (Communauté de développement de l’Afrique australe), de la CEEAC (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), du COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe) et de la CIRGL (Conférence internationale sur la région des Grands lacs).
Ces observateurs, qui étaient en nombre infime par rapport à la quantité de bureaux de vote (63 000), peuvent-ils avoir une lecture précise de l’organisation du scrutin et témoigner objectivement ? La question demeure entière. A titre d’exemple, l’UA n’a dépêché que…30 observateurs dans un pays d’une superficie de 2 345 409 km2. Même s’ils mutualisaient leurs actions, ces observateurs sont-ils à même de donner un avis qui fasse foi ? D’autant que nombre d’entre eux ont déjà commencé à plier bagages, comme s’ils étaient pressés de quitter le pays et ses éventuels problèmes à venir. Une observation crédible nécessite qu’on reste au moins quelques jours après le scrutin, pour suivre l’une des phases les plus importantes du processus, qui est le décompte des voix. Le scrutin en RD Congo a été si laborieux que les observateurs avaient le devoir de suivre de bout en bout les différentes opérations.
En se prononçant uniquement sur le vote dont ils n’ont d’ailleurs qu’une vision très incomplète, les observateurs de l’UA et autres peuvent se tromper. Du reste, ce verdict sans ambiguïté d’institutions panafricaines et sous-régionales, tranche d’avec celui de certains candidats de l’opposition et du sentiment général qui prévaut sur l’organisation des élections. Tout compte fait, on ne peut pas se fier entièrement à l’observation du collectif de l’UA pour juger de la crédibilité du scrutin congolais. Avec une Commission électorale nationale indépendante très controversée, à qui faut-il alors se fier pour expertiser le résultat des élections ? Qui départagera Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi qui revendiquent tous la victoire ? Sans compter que certains candidats réclament l’annulation pure et simple du scrutin. Et puis, il y a cette polémique : sur la procédure de proclamation des résultats : faut-il diffuser les résultats au fur et à mesure ou attendre jusqu’au 6 décembre pour une proclamation groupée ?
Peut-être faut-il attendre de voir ce qu’en dira la Commission épiscopale nationale du Congo. En déployant 30 000 observateurs sur le terrain, l’Eglise catholique se donne les moyens d’avoir une appréciation relativement objective de la situation. Elle ne s’est pas contentée de la force morale qu’elle représente aux yeux de nombre de Congolais ; elle a aussi mis des atouts organisationnels de son côté pour rendre crédible son jugement.
Ce qui est loin d’être le cas des observateurs africains. Ils ont accompli une mission a minima, comme d’ordinaires observateurs. Et pourtant, l’UA et les organisations sous-régionales ont un rôle éminent dans la préservation de la paix en RD Congo. Il leur appartient de tout faire pour éviter une hécatombe post-électorale dans le pays. Encore un rendez-vous manqué pour l’UA ?
Author: Mahorou KANAZOE
Source: Le Pays, du 02/12/2011
Ces observateurs, qui étaient en nombre infime par rapport à la quantité de bureaux de vote (63 000), peuvent-ils avoir une lecture précise de l’organisation du scrutin et témoigner objectivement ? La question demeure entière. A titre d’exemple, l’UA n’a dépêché que…30 observateurs dans un pays d’une superficie de 2 345 409 km2. Même s’ils mutualisaient leurs actions, ces observateurs sont-ils à même de donner un avis qui fasse foi ? D’autant que nombre d’entre eux ont déjà commencé à plier bagages, comme s’ils étaient pressés de quitter le pays et ses éventuels problèmes à venir. Une observation crédible nécessite qu’on reste au moins quelques jours après le scrutin, pour suivre l’une des phases les plus importantes du processus, qui est le décompte des voix. Le scrutin en RD Congo a été si laborieux que les observateurs avaient le devoir de suivre de bout en bout les différentes opérations.
En se prononçant uniquement sur le vote dont ils n’ont d’ailleurs qu’une vision très incomplète, les observateurs de l’UA et autres peuvent se tromper. Du reste, ce verdict sans ambiguïté d’institutions panafricaines et sous-régionales, tranche d’avec celui de certains candidats de l’opposition et du sentiment général qui prévaut sur l’organisation des élections. Tout compte fait, on ne peut pas se fier entièrement à l’observation du collectif de l’UA pour juger de la crédibilité du scrutin congolais. Avec une Commission électorale nationale indépendante très controversée, à qui faut-il alors se fier pour expertiser le résultat des élections ? Qui départagera Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi qui revendiquent tous la victoire ? Sans compter que certains candidats réclament l’annulation pure et simple du scrutin. Et puis, il y a cette polémique : sur la procédure de proclamation des résultats : faut-il diffuser les résultats au fur et à mesure ou attendre jusqu’au 6 décembre pour une proclamation groupée ?
Peut-être faut-il attendre de voir ce qu’en dira la Commission épiscopale nationale du Congo. En déployant 30 000 observateurs sur le terrain, l’Eglise catholique se donne les moyens d’avoir une appréciation relativement objective de la situation. Elle ne s’est pas contentée de la force morale qu’elle représente aux yeux de nombre de Congolais ; elle a aussi mis des atouts organisationnels de son côté pour rendre crédible son jugement.
Ce qui est loin d’être le cas des observateurs africains. Ils ont accompli une mission a minima, comme d’ordinaires observateurs. Et pourtant, l’UA et les organisations sous-régionales ont un rôle éminent dans la préservation de la paix en RD Congo. Il leur appartient de tout faire pour éviter une hécatombe post-électorale dans le pays. Encore un rendez-vous manqué pour l’UA ?
Author: Mahorou KANAZOE
Source: Le Pays, du 02/12/2011
Thursday, December 1, 2011
RDC: Tshisekedi revendique la victoire aux élections congolaises
"L'UDPS confirme son avance et sa victoire, car les résultats provenant des différents procès-verbaux récoltés à travers le pays la donnent gagnante avec un écart désormais confortable, incontestable et irrattrapable en dépit de la fraude constatée", a affirmé le secrétaire général du parti, Jacquemain Shabani.
"Forte de cette victoire, l'UDPS, qui désormais se concentre sur la passation du pouvoir, rassure tous les partenaires de son ouverture au dialogue et de son opposition à tout règlement de comptes ou chasse à l'homme contre les perdants", a poursuivi M. Shabani.
Il répondait au point de presse tenu en début de journée par le secrétaire général du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD, le parti du président sortant Joseph Kabila, candidat à un nouveau quinquennat).
Le secrétaitre général du PPRD, Evariste Boshab - qui est également le président de l'Assemblée nationale sortante - avait pour sa part condamné la circulation des chiffres sur les résultats de l'élection présidentielle du 28 novembre, avant la publication officielle des chiffres, attendue le 6 décembre par la Commission éléctorale indépendante (Céni).
M. Shabani a mis en garde le pouvoir sortant contre "toutes manoeuvres et tentatives en cours visant à frustrer l'expression populaire et à détourner la victoire du peuple congolais pour des fins inavouées en préparant un coup de force par une répression sanglante à grande échelle".
Le bras droit de M. Tshisekedi a ajouté que "l'UDPS rassure le peuple congolais et la communauté internationale de son engagement à oeuvrer pour une participation de tous les Congolais à l'oeuvre de reconstruction nationale et à intensifier la coopération mutuellement avantageuse avec ses partenaires bilatéraux et multilatéraux".
Ces déclarations viennent compliquer la situation déjà tendue qui règne à Kinshasa depuis la tenue des structins émaillés d'incidents alors que des bruits couraient sur une probable distribution des tracts du parti présidentiel, qui créditeraient Joseph Kabila de 51% des votes. (belga)
Source: 7sur7, du 02/12/2011
DRC: Observers cite 'irregularities' at DRC polls
Observers from the European Union monitoring elections in the Democratic Republic of Congo reported Thursday they had witnessed "serious irregularities" at polling stations there. The run-up to the ballot also saw violence between rival parties.
By News Wires (text)
AFP - The European Union monitoring mission for the Democratic Republic of Congo’s elections said Thursday it had observed widespread irregularities but needed more time to release a definitive report.
In its preliminary findings on Monday’s polls, the EU team said its 147 observers had seen “numerous irregularities, sometimes serious”, in 79 percent of the polling centres they visited.
Mission chief Mariya Nedelcheva said observers had seen incidents of attempted ballot box stuffing across several provinces, as well as problems of undelivered election materials, unsealed ballot boxes, voters being turned away from polling stations and other problems.
But “this report is preliminary and the EU election observation mission will not draw any definitive conclusion before tabulation is finished and results are announced”, Nedelcheva, a Bulgarian member of the European Parliament, told a press conference.
Preliminary results from the presidential race pitting incumbent Joseph Kabila against a divided opposition field of 10 challengers are expected on December 6, with parliamentary results due January 13.
Nedelcheva also criticised human rights violations during the election campaign, which was marred by clashes between rival parties’ supporters and police crackdowns on opposition rallies.
She said presidential candidates had not had equal access to the national television network, with Kabila getting 86 percent of airtime to just one percent for his chief rival, Etienne Tshisekedi.
She also called into question the independence of the judiciary, after Kabila nominated 18 new magistrates during the campaign—worrying for the elections since the supreme court is charged with examining the preliminary results and declaring them official.
But the EU joined the Carter Center, another major international observer mission, in calling for more time to gather and verify reports from around the vast central African country two-thirds the size of Western Europe.
Source: FRANCE24, Latest update: 01/12/2011
In its preliminary findings on Monday’s polls, the EU team said its 147 observers had seen “numerous irregularities, sometimes serious”, in 79 percent of the polling centres they visited.
Mission chief Mariya Nedelcheva said observers had seen incidents of attempted ballot box stuffing across several provinces, as well as problems of undelivered election materials, unsealed ballot boxes, voters being turned away from polling stations and other problems.
But “this report is preliminary and the EU election observation mission will not draw any definitive conclusion before tabulation is finished and results are announced”, Nedelcheva, a Bulgarian member of the European Parliament, told a press conference.
Preliminary results from the presidential race pitting incumbent Joseph Kabila against a divided opposition field of 10 challengers are expected on December 6, with parliamentary results due January 13.
Nedelcheva also criticised human rights violations during the election campaign, which was marred by clashes between rival parties’ supporters and police crackdowns on opposition rallies.
She said presidential candidates had not had equal access to the national television network, with Kabila getting 86 percent of airtime to just one percent for his chief rival, Etienne Tshisekedi.
She also called into question the independence of the judiciary, after Kabila nominated 18 new magistrates during the campaign—worrying for the elections since the supreme court is charged with examining the preliminary results and declaring them official.
But the EU joined the Carter Center, another major international observer mission, in calling for more time to gather and verify reports from around the vast central African country two-thirds the size of Western Europe.
Source: FRANCE24, Latest update: 01/12/2011
Rwanda: TIMELINE
Rwanda profile
A chronology of key events:
1300s - Tutsis migrate into what is now Rwanda, which was already inhabited by the Twa and Hutu peoples. 1600s - Tutsi King Ruganzu Ndori subdues central Rwanda and outlying Hutu areas.
Late 1800s - Tutsi King Kigeri Rwabugiri establishes a unified state with a centralised military structure.
1858 - British explorer Hanning Speke is the first European to visit the area.
1890 - Rwanda becomes part of German East Africa.
1916 - Belgian forces occupy Rwanda.
1923 - Belgium granted League of Nations mandate to govern Ruanda-Urundi, which it ruled indirectly through Tutsi kings.
1946 - Ruanda-Urundi becomes UN trust territory governed by Belgium.
Independence
1957 - Hutus issue manifesto calling for a change in Rwanda's power structure to give them a voice commensurate with their numbers; Hutu political parties formed.
1959 - Tutsi King Kigeri V, together with tens of thousands of Tutsis, forced into exile in Uganda following inter-ethnic violence.
1961 - Rwanda proclaimed a republic.
1962 - Rwanda becomes independent with a Hutu, Gregoire Kayibanda, as president; many Tutsis leave the country.
1963 - Some 20,000 Tutsis killed following an incursion by Tutsi rebels based in Burundi.
1973 - President Gregoire Kayibanda ousted in military coup led by Juvenal Habyarimana.
1978 - New constitution ratified; Habyarimana elected president.
1988 - Some 50,000 Hutu refugees flee to Rwanda from Burundi following ethnic violence there.
1990 - Forces of the rebel, mainly Tutsi, Rwandan Patriotic Front (RPF) invade Rwanda from Uganda.
1991 - New multi-party constitution promulgated.
Genocide
1993 - President Habyarimana signs a power-sharing agreement with the Tutsis in the Tanzanian town of Arusha, ostensibly signalling the end of civil war; UN mission sent to monitor the peace agreement.
1994 April - Habyarimana and the Burundian president are killed after their plane is shot down over Kigali; RPF launches a major offensive; extremist Hutu militia and elements of the Rwandan military begin the systematic massacre of Tutsis. Within 100 days around 800,000 Tutsis and moderate Hutus are killed; Hutu militias flee to Zaire, taking with them around 2 million Hutu refugees.
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“Start Quote
End Quote Organisation of African Unity, 2000A small number of major players could directly have prevented, halted or reduced the slaughter of Rwandans”
1994-96 - Refugee camps in Zaire fall under the control of the Hutu militias responsible for the genocide in Rwanda.
1995 - Extremist Hutu militias and Zairean government forces attack local Zairean Banyamulenge Tutsis; Zaire attempts to force refugees back into Rwanda. 1995 - UN-appointed international tribunal begins charging and sentencing a number of people responsible for the Hutu-Tutsi atrocities.
Intervention in DR Congo
1996 - Rwandan troops invade and attack Hutu militia-dominated camps in Zaire in order to drive home the refugees.
1997 - Rwandan- and Ugandan-backed rebels depose President Mobutu Sese Seko of Zaire; Laurent Kabila becomes president of Zaire, which is renamed the Democratic Republic of Congo.
1998 - Rwanda switches allegiance to support rebel forces trying to depose Kabila in the wake of the Congolese president's failure to expel extremist Hutu militias.
2000 March - Rwandan President Pasteur Bizimungu, a Hutu, resigns over differences regarding the composition of a new cabinet and after accusing parliament of targeting Hutu politicians in anti-corruption investigations.
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“Start Quote
End Quote President Paul Kagame, 2000Rwandans have rejected ethnic divisions”
2000 April - Ministers and members of parliament elect Vice-President Paul Kagame as Rwanda's new president.
2001 October - Voting to elect members of traditional "gacaca" courts begins. The courts - in which ordinary Rwandans judge their peers - aim to clear the backlog of 1994 genocide cases. 2001 December - A new flag and national anthem are unveiled to try to promote national unity and reconciliation.
2002 April - Former president Pasteur Bizimungu is arrested and faces trial on charges of illegal political activity and threats to state security.
2002 July - Rwanda, DR Congo sign peace deal under which Rwanda will pull troops out of DR Congo and DR Congo will help disarm Rwandan Hutu gunmen blamed for killing Tutsi minority in 1994 genocide.
DR Congo pull-out
2002 October - Rwanda says it has pulled the last of its troops out of DR Congo, four years after they went in to support Congolese rebels against the Kabila government.
2003 May - Voters back a draft constitution which bans the incitement of ethnic hatred.
2003 August - Paul Kagame wins the first presidential elections since the 1994 genocide.
2003 October - First multi-party parliamentary elections; President Kagame's Rwandan Patriotic Front wins absolute majority. EU observers say poll was marred by irregularities and fraud.
2003 December - Three former media directors found guilty of inciting Hutus to kill Tutsis during 1994 genocide and receive lengthy jail sentences.
2004 March - President Kagame rejects French report which says he ordered 1994 attack on president's plane, which sparked genocide.
2004 June - Former president, Pasteur Bizimungu, is sentenced to 15 years in jail for embezzlement, inciting violence and associating with criminals.
2005 March - Main Hutu rebel group, FDLR, says it is ending its armed struggle. FDLR is one of several groups accused of creating instability in DR Congo; many of its members are accused of taking part in 1994 genocide.
Mass prisoner release
2005 July - Government begins the mass release of 36,000 prisoners. Most of them have confessed to involvement in the 1994 genocide. It is the third phase of releases since 2003 - part of an attempt to ease overcrowding.
2006 January - Rwanda's 12 provinces are replaced by a smaller number of regions with the aim of creating ethnically-diverse administrative areas.
2006 November - Rwanda breaks off diplomatic ties with France after a French judge issues an international arrest warrant for President Kagame, alleging he was involved in bringing down Habyarimana's plane.
2006 December - Father Athanase Seromba becomes the first Roman Catholic priest to be convicted for involvement in the 1994 genocide. The International Criminal Tribunal sentences him to life in prison.
2007 February - Some 8,000 prisoners accused of genocide are released. Some 60,000 suspects have been freed since 2003 to ease prison overcrowding.
2007 April - Former president, Pasteur Bizimungu, is released from jail three years into his 15-year sentence after receiving a presidential pardon.
2007 October - Inquiry launched into 1994 presidential plane crash that sparked genocide.
2007 November - Rwanda signs peace agreement with Democratic Republic of Congo. Under the deal DRC will hand over those suspected of involvement in the 1994 genocide to Kigali and to the International Criminal Tribunal for Rwanda.
Arrests abroad
2008 January - French police arrest former Rwandan army officer Marcel Bivugabagabo who is on list of war criminals wanted for trial by the Rwandan government.
2008 February - A Spanish judge issues arrest warrants for 40 Rwandan army officers, accusing them of genocide, terrorism and crimes against humanity.
2008 April - President Paul Kagame says the Spanish judge who issued arrest warrants for Rwandan army officers can "go to hell".
2008 May - A former cabinet minister, Callixte Kalimanzira, goes on trial at the International Criminal Tribunal for Rwanda, charged with taking part in the 1994 genocide.
2008 August - Rwanda accuses France of having played an active role in the genocide of 1994, and issues a report naming more than 30 senior French officials. France says the claims are unacceptable.
2008 September - President Paul Kagame's Rwanda Patriotic Front (RPF) wins large majority in parliamentary elections.
2008 September - Former deputy prosecutor Simeon Nshamihigo is sentenced to life imprisonment for role in genocide by the UN tribunal. He was working as a defence investigator at the tribunal under an assumed name when arrested in 2001.
2008 October - Rwanda decides all education will be taught in English instead of French, officially as a result of joining the English-speaking East African Community.
2008 November - Rwanda expels German ambassador and recalls own ambassador in row over detention in Germany of presidential aide Rose Kabuye in connection with the shooting down of President Habyarimana's plane.
Genocide trials
2008 December - One of Rwanda's most famous singers, Simon Bikindi, is sentenced to 15 years in prison for inciting violence during the genocide.
UN report accuses Rwanda and the Democratic Republic of Congo of directly helping Tutsi rebels fighting in eastern DR Congo. Rwanda denies supplying aid and child soldiers.
Theoneste Bagosora sentenced to life imprisonment at UN tribunal for masterminding genocide.
2009 January - Former Justice Minister Agnes Ntamabyariro is jailed for life by a Kigali court for conspiracy to plan the genocide and speeches inciting people to take part.
2009 February - Rwandan troops leave the Democratic Republic of Congo five weeks after entering to attack Hutu rebels.
UN war crimes court finds former army chaplain Emmanuel Rukundo guilty of genocide, sexual assault and kidnapping during genocide, sentences him to 25 years in jail.
2009 March - Rwandan MP and member of Tutsi-led governing party Beatrice Nirere found guilty of genocide and sentenced to life imprisonment in Rwandan gacaca traditional community court.
Dutch court finds Rwandan Hutu Joseph Mpambara guilty of torture during the genocide but not of war crimes.
2009 November - Rwanda is admitted to the Commonwealth, as only the second country after Mozambique to become a member without a British colonial past or constitutional ties to the UK.
France and Rwanda restore diplomatic relations, three years after they were severed over a row about responsibility for the 1990s genocide.
2009 December - Rwanda declared free of landmines - the first country to achieve this status.
2010 February - French President Nicolas Sarkozy pays official visit to mark reconciliation after years of accusations over the genocide. Rwanda said France armed Hutu extremists, and a French judge accused President Kagame of involvement in the death of President Habyarimana.
2010 April - Opposition leader Victoire Ingabire Umuhoza, who planned to run against President Kagame in the August elections, is arrested. Her lawyer is later detained.
Two senior officers are arrested within days of a reshuffle of the military leadership.
2010 June - Ex-army chief of staff Faustin Kayumba Nyamwasa, a former ally turned critic of President Kagame, is wounded in a shooting while in exile in South Africa.
Kagame re-elected
2010 August - President Kagame wins new term in elections.
2010 October - UN report into 1993-2003 conflict in DR Congo says Rwandan forces took part in attacks on Hutu civilians which - if proven in court - could amount to genocide.
2010 December - Exiled military officers General Kayumba Nyamwasa and Colonel Patrick Karegeya form new political party - Rwanda National Congress.
Members of the pygmy community - known as the Batwa - say authorities have destroyed hundreds of their homes as a part of a purge of traditional thatched houses.
2011 February - Opposition leader Bernard Ntaganda, accused of stoking ethnic tensions, is sentenced to four years in jail. Rights groups criticise the ruling.
2011 April - Rwanda commemorates 1994 genocide.
2011 June - former family minister Pauline Nyiramasuhuko becomes first woman to be found guilty of genocide by an international court.
2011 September - Former presidential candidate Victoire Ingabire goes on trial accused of genocide denial and working with a terrorist group.
2011 November - Rwanda returns 82 tonnes of smuggled minerals to the DR Congo - a source of tension between the two countries.
Source: BBC News, 25 November 2011 Last updated at 14:13 GMT
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