Sunday, July 1, 2012

RDC: reprise des combats dans l'est le jour de la fête de l'indépendance

GOMA (RDCongo) - Les combats entre l'armée et des mutins ex-rebelles ont repris samedi, jour de l'indépendance du pays, dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, a-t-on appris dimanche de sources concordantes.

Les Forces armées (FARDC) et les mutins se réclamant du Mouvement du 23 mars (M23) s'accusent mutuellement d'avoir commencé les attaques dans les environs de Mbuzi, l'une des trois collines proches de la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda où sont regroupés les dissidents.

Les FARDC nous ont attaqué depuis les alentours de la cité de Ntamungenga. Nous avons blessé un officier supérieur, un commandant de bataillon qui est à l'hôpital de Rutshuru, le territoire où se déroulent les combats, a affirmé à l'AFP le lieutenant-colonel Vianney Kazarama, porte-parole du M23.

Selon lui, malgré les attaques à l'arme lourde des FARDC, les mutins issus de l'ex-rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont repoussé samedi l'armée sur deux positions, qu'ils les conservaient toujours dimanche matin.

Une version contestée par l'armée régulière. Les rebelles nous ont attaqués sur l'axe Bweza-Ntamungenga et ont repoussé nos forces sur deux positions, mais ce matin (dimanche) nous avons délogé les mutins de ces deux positions, a déclaré à l'AFP un officier supérieur participant aux combats.

Nous les avons attaqué tôt dimanche matin avec un appui en armes lourdes, jusqu'au point où ils ont aussi perdu une des positions qu'ils gardaient depuis longtemps, a-t-il ajouté, promettant une attaque prochaine très musclée près de la frontière avec l'Ouganda.

Un calme relatif était revenu dimanche en fin de matinée.

L'ex-Congo belge n'a pas célébré samedi la date anniversaire de son indépendance, le 30 juin 1960, en solidarité avec les populations de l'est qui depuis près de deux mois subissent les combats, qui ont fait plus de 200.000 déplacés et quelque 20.000 réfugiés au Rwanda et en Ouganda.

Des inciviques manipulés par des forces obscures nationales et étrangères ont plongé une fois de plus la province du Nord-Kivu dans le sang forçant de nouveau des milliers de nos concitoyens à l'errance et les replongeant dans la précarité, avait dénoncé le président Joseph Kabila dans un discours diffusé vendredi soir sur la télévision nationale.

A aucun moment le chef de l'Etat n'avait cité le Rwanda, pourtant accusé jeudi par le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, à la suite de rapports de l'ONU et d'ONG, de soutenir le M23.


Source: AFP / 01 juillet 2012 13h30

RDC/Nord-Kivu: de nouveaux affrontements entre FARDC et M23 signalés à Bweza

Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.
Militaires FARDC avec un lance roquettes, Sud Kivu, 2006.12-avr-2006 14:47, Canon Canon EOS 10D, 5.6, 70.0mm, 0.004 sec, ISO 100
Après plus au moins dix jours de trêve, les affrontements ont repris samedi 30 juin en début d’après midi entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) dans le groupement de Bweza, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu. Cette reprise des combats a été confirmée par l’armée et les responsables coutumiers de la région, sans en donner de bilan précis.
Les combats ont repris entre les FARDC et le M23 à Muhimbira, une vingtaine de kilomètres de Rutshuru-centre, a affirmé la société civile locale dans un communiqué rendu public samedi. Tout d’un coup, le culte organisé à l’occasion de la fête de l’indépendance de la RDC dans plusieurs églises à Ntamugenga a été suspendu, a affirmé de son côté le chef du secteur de Bweza, Bonane Rwankuba.
Les tirs et détonations à l’arme lourde entendus depuis Muhimbira, ont créé un climat de panique au sein des populations regroupées à Ntamugenga, a souligné le même responsable. Il a précisé que les combats se sont déroulés près de la colline de Mbuzi, à la limite du parc national des Virunga, qui est occupée par les rebelles.
Les FARDC ont affirmé avoir fait usage des mitrailleuses et des chars de combats, pour «riposter à l’assaut lancé par les mutins». Aucun bilan sur ces affrontements n’est connu. Les sources locales ont cependant souligné que chacune de ces deux parties tenaient toujours ses positions.
Les FARDC et le M23 s’affrontent régulièrement dans cette région. D’autres affrontements les avaient opposés, jeudi 14 juin sur la colline de Mbuzi, et les deux parties s’accusaient mutuellement d’avoir lancé les hostilités. Les populations locales ainsi que les déplacés qui étaient sur place avaient alors afflué à Rubare, à l’est de Ntamungenga.
Ces rebelles avaient pris, dimanche 17 juin tôt le matin, les localités Tarika, Ruseke et Murambi proches de Tamungenga dans le groupement de Bweza. Des sources sur place avaient indiqué que c’étaient les Forces armées de la RDC (FARDC) qui avaient attaqué la position de rebelles vers la colline de Rukaranga dans l’objectif de reprendre leur position perdue depuis jeudi 14 juin.
Selon des sources concordantes, l’armée régulière n’avait pas réussi à déloger les rebelles dans leur position dans la région de Rutsiro et Rwanguba, dans le même groupement.
Mais, l’armée ne voulait pas lâcher prise. «Nous mènerons ce combat jusqu’au bout», avait alors lancé un officier des FARDC engagé au front contre ces rebelles.


Source: Radio Okapi, Dernière mise à jour le 1 juillet, 2012 à 2:50

DRC: Fact-checking the M23 rebellion

Over the past weeks, a lot of accusations have been thrown around regarding the conflict in the Kivus. Let's take a closer look at some of them:

The M23 rebellion is the result of the international community pressing for Bosco Ntaganda's arrest.

Not really. The real reason behind the M23 mutiny/rebellion is Kinshasa's desire to get rid of the ex-CNDP parallel chains of command in the Kivus. The CNDP - Gen. Laurent Nkunda's armed group - had been integrated into the Congolese army in 2009 through a deal brokered by the Rwandan government. That deal proved providential for the ex-CNDP, as they received top positions in the operational command, with around 20 per cent of senior positions in South Kivu (I don't have figures for North Kivu), along with control over smuggling and taxation rackets (often in complicity with non-CNDP). Other, non-CNDP officers were resentful of this arrangement and have been sending signals since at least last year that they want to break up these ex-CNDP networks. So when pressure piled up in March to arrest Bosco it provided the trigger, but not the underlying cause, for the mutiny.

(Another myth is that Kabila called for Bosco's arrest in April in Goma. He said, in Swahili: "There are a hundred reasons why we could arrest him," but never explicitly called for his arrest. Since then, however, the governor of North Kivu has called for his arrest.)

The M23 rebellion was formed because Kinshasa had not lived up to its end of the March 23, 2009 agreement.


This is a bit disingenuous. The M23 are called thus because they claim that all they want is the March 23, 2009 agreement with the Kinshasa government to be implemented. (As a reminder, here and here are the terms of the deal.) It is true that there were shortcomings - more could be done to promote the repatriation of Congolese refugees from Rwanda, although the issue is complex. There certainly were tensions and insults traded between ex-CNDP and other FARDC commanders, and the implementation committee had not met in many months.

But to say that the ex-CNDP did not receive their proper salaries is a bit rich, given that many ex-CNDP officers benefited royally from their deployments to mining areas and their control over smuggling rackets. Bosco in particular became rich through smuggling minerals across the border; his men even burglarized banks in Goma in broad daylight.

As for the operations against the FDLR, which the M23 claim had been insufficient, the past three years had seen major advances. According to the UN, 4,914 FDLR combatants returned home via MONUSCO between 2009 and February 2012, with almost as many dependents. That could be anywhere between 50 and 75 per cent of all FDLR troops, although it does not account for fresh recruitment and the original estimates for the FDLR strength may have been slightly off.

In addition, the Congolese government has continued to allow a Rwandan special forces company of around 200 soldiers to maintain a base in the eastern Congo (bizarrely, until today) and conduct operations against the FDLR. These, again, have been very successful (although often at a great humanitarian cost) - with their help, the FDLR Chief of Staff Col. Mugaragu was killed, as were the influential battalion commander Col. Kanzeguhera (aka Sadiki Soleil) and several other important officers.

There were certainly problems with the integration of the ex-CNDP and insincerity on both sides. But those problems should have been solved at the negotiation table, not on the battlefield.

Allegations of anti-Tutsi discrimination are just a pretext for Rwandan meddling.

Slow down, this isn't quite so simple. There is no doubt that deep resentment and prejudice persists against the Tutsi community in the eastern Congo. And there have been many incidents of abuse against Tutsi civilians and soldiers over the past years, ranging from summary execution to torture and hate speech. All communities in the eastern Congo have experienced abuse, but the Tutsi perception of discrimination is accentuated given their particular history. This fear and ethnic solidarity is very real.

But allegations of anti-Tutsi discrimination are not always well-founded and have at times been manipulated. Since the mutiny began, there have been accusations of anti-rwandophone attacks, particular in Masisi. While there have not been exhaustive investigations, the UN and international NGOs have looked into these allegations by sending teams to the field and have not been able to to find proof of systematic abuse (there appear to have been isolated cases of rape and murder, which are reprehensible, but not widespread). In particular, the allegation voiced both by the Rwandan government and the M23 that 43 ex-CNDP Tutsi were killed in Dungu during anti-LRA operations has not been corroborated by either Congolese civil society or international NGOs based there. There have indeed been Tutsi and Hutu civilians arrested by the Congolese army and intelligence services under suspicion of collaboration with M23, and some of these civilians may have been beaten. Investigations are ongoing.

It is worthwhile pointing out that many of the units deployed against the M23 in the Mushaki-Kilolirwe part of Masisi were initially from the 601st battalion, which included many Tutsi and Hema officers at the company level. Also, the sector commander who took over from the M23 in Masisi is Col. Innocent Kabundi, a Tutsi himself from Masisi, and many of the staff officers commanding operations in North Kivu are Tutsi (Col. Jonas Padiri, Col. Innocent Gahizi, Col. Aaron Nyamushebwa, etc.).

The US government delayed the UN Group of Expert's report from being published.

Yes, although the US government was divided on this matter. According to several sources within the State Department - in Washington, Rwanda and the Congo - the outlier was Ambassador Susan Rice, the US Permananent Representative to the United Nations. She had some misgivings about the information in the report and especially whether this was the best way to air these allegations, thinking it would be best to address this behind closed doors to avoid an escalation. Almost everybody else in the State Department, including the embassies in the field, as well as Assistant Secretary of State Johnnie Carson, agreed that the addendum to the report should be published.

The Congolese army is collaborating with the FDLR in their offensive against the M23.

This is an allegation to Rwandan government has made, largely in private. There is no hard proof so far to substantiate this. The most serious claim was the visit of FDLR Col. Pacifique Ntawunguka (aka Omega) to Goma in May, allegedly to meet with Congolese Gen. Didier Etumba and to receive money to fight the M23. Other allegations have been made of suspicious troop movements toward the front in Runyoni. Also, this past week an FDLR delegation visited Goma from Brussels, as reported in Rwandan newspapers. According to several sources in Goma, this delegation had been organized by a Norwegian NGO to help sensitize the FDLR, but were arrested by the Congolese army once they were there. It is not clear whether there was some ulterior motive to their visit.

While the Congolese army has collaborated with the FDLR in the past - most recently in 2008 - there has not yet been independent verification of any systematic collaboration against the M23.

The M23 mutiny is not the most serious conflict in the east; we should focus our attention elsewhere.

Yes, while the M23 has the most significant geopolitical implications, the most serious humanitarian situation in April and May was the fighting between Raia Mutomboki along the border between North and South Kivu. Hundreds have been killed there since late last year and tens of thousands displaced. The Rwandan government has pointed this out, suggesting that we should focus our attention there.

But here, again, it may well be more complicated. Some of the armed groups active there - in particular the Forces pour le défense du Congo (FDC) and Sheka Ntaberi's Nduma Defense of Congo (NDC) - have direct ties with Bosco Ntaganda and perhaps even Kigali (see the Group of Experts' report here). There are now allegations, which have not been substantiated, coming from civil society and the Congolese government, that similar ties exist with the Raia Mutomboki. That would be strange, given the extreme anti-rwandophone bent to the group, but these kinds of alliance contre nature have popped up previously.

 
Source: Congo Siasa Blog, Sunday, July 1, 2012

Rwanda: 50 ans d'indépendance

Le président Paul Kagame

Le président Paul Kagame


Le président Paul Kagame a appelé les anciennes puissances coloniales à respecter "la dignité" des pays africains dans un discours prononcé à Kigali.
L'ancienne colonie belge célébrait également dimanche le 18ème anniversaire de sa "libération" en 1994 quand le FPR, le Front patriotique rwandais est intervenu à partir de l'Ouganda, et a pris le pouvoir au début du génocide des Tutsis et Hutus modérés.
Depuis le génocide, aucune cérémonie ne marquait l'anniversaire de l'indépendance qui était simplement une journée chomée.
Cette année en guise de festivités, les Rwandais n'ont eu droit qu'à un simple défilé militaire.
"C'est un moment d'examen de soi et de réflexion", a déclaré le président Paul Kagame, déplorant "la dignité et l'identité que nous avons perdues, d'abord sous le colonialisme et puis, paradoxalement, après les indépendances".
"Certains de nos dirigeants ont accepté et se sont même accommodés de ces pratiques", a regretté le chef de l'Etat, debout dans le stade national bondé.
Plusieurs personnalités africaines étaient présentes, dont le président de la Tanzanie, Jakaya Kikwete et le président de la Commission de l'Union africaine, Jean Ping.
Alors que le prince Philippe, son épouse Mathilde, ainsi que le ministre belge des Affaires étrangères sont présents à Bujumbura pour les festivités du cinquantenaire, aucun représentant de l'ancienne puissance tutélaire n'avait été invité à Kigali.
Lundi il y aura un défilé militaire en présence d'invités de marque - pas moins de 14 chefs d'Etat sont attendus, avec le soir un feu d'artifice géant.
Au Burundi des événements marquant le cinquantième anniversaire de l'indépendance, dureront tout le mois de juilllet, avec notamment des inaugurations de stades, d'écoles et de centres de santé.
Le régime du président Kagame, accuse le colonisateur belge d'avoir introduit et cristallisé la division entre Hutu et Tutsi.
Des troubles sanglants avaient éclaté en 1959, faisant plusieurs dizaines de milliers de morts, à la veille de l'indépendance.

Source: BBC Afrique, Dernière mise à jour: 1 juillet, 2012 - 16:47 GMT

Rwanda : lors du cinquantenaire de l'indépendance, Kagamé appelle au respect de la dignité africaine

 
Lors du cinquantenaire de l'indépendance, Kagamé appelle au respect de la dignité africaine. Lors du cinquantenaire de l'indépendance, Kagamé appelle au respect de la dignité africaine. © AFP
Le président rwandais Paul Kagamé a appelé les anciennes puissances coloniales à respecter "la dignité" des pays africains, dans un discours prononcé à Kigali à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance de son pays recouvrée le 2 juillet 1962
Le Rwanda, ancienne colonie belge, célébrait également le 18ème anniversaire de sa "libération", 18 ans de pouvoir du Front patriotique rwandais (FPR) qui a arrêté le génocide des Tutsi de 1994. "C'est un moment d'examen de soi et de réflexion", a déclaré le président rwandais, déplorant "la dignité et l'identité que nous avons perdues, d'abord sous le colonialisme et puis, ironiquement, après les indépendances". "Certains de nos dirigeants ont accepté et se sont même accommodés de ces pratiques", a regretté le chef de l'Etat, debout dans un stade national bondé, en présence de plusieurs personnalités africaines, dont le président tanzanien Jakaya Kikwete et le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping. Il n'y avait cependant aucun représentant de la Belgique, l'ancienne puissance coloniale, qui n'était pas invitée.
Le régime du président Kagame, qui accuse Bruxelles d'avoir introduit et cristallisé la division entre Hutu et Tutsi, n'épargne pas non plus les dirigeants de l'après-indépendance. Ces dirigeants ont poursuivi, selon lui, la politique "divisionniste" jusqu'au génocide de 1994. M. Kagame a appelé les Africains, et les Rwandais en particulier, à être "braves et honnêtes (. . . ), à s'attaquer directement aux problèmes" et cesser de "jouer les victimes et blâmer les autres". "Lorsque nous envisageons l'avenir, nous devons reconnaître que l'indépendance et la libération sont un processus. Au Rwanda, nous commençons maintenant l'étape suivante de notre parcours (. . . ) dans l'unité, le respect mutuel et la responsabilité partagée", a-t-il déclaré.
"Pour moi, l'indépendance ne fait que commencer"
Le double anniversaire a été marqué par un défilé des forces armées au cours duquel le public a longuement applaudi des hélicoptères de combat qui survolaient le stade. Sous le titre "Rwanda: A journey of resilience", un documentaire a par ailleurs été présenté, dans lequel une femme dit sa fierté d'être rwandaise aujourd'hui. "Pour moi, l'indépendance ne fait que commencer. Dire à la France, si vous n'êtes pas d'accord, nous non plus, nous ne sommes pas d'accord! Cela n'était pas pensable avant", s'est réjouie la dame.
Kigali avait rompu fin 2006 ses relations diplomatiques avec Paris après qu'un juge d'instruction français eut émis des mandats contre neuf personnalités de l'entourage du président Kagame, les soupçonnant d'implication dans l'attentat, le 6 avril 1994, du président Juvénal Habyarimana. Paul Kagame avait alors dénoncé "l'arrogance" des pays occidentaux, qui "s'arrogent le droit de juger les autres". Les relations ont repris en novembre 2009, après l'arrivée de Nicolas Sarkozy à l'Elysée.

Source: Jeune Afrique/AFP, du 01/07/2012 à 16h:38

RWANDA: 1962-2012 : la Passion rwandaise

Le président rwandais après la journée mensuelle d'umuganda, le 26 mai. Le président rwandais après la journée mensuelle d'umuganda, le 26 mai. © D.R.
Une fois n'est pas coutume, le 1er juillet, le petit État célébrera l'anniversaire de son indépendance, en même temps que la victoire du Front patriotique rwandais et le début de la reconstruction du pays qu'il commémore chaque 4 juillet. Sans faste, dans la cohésion et la réflexion.
La dernière saison des pluies n'a pas été clémente avec le Rwanda. De mi-avril à début mai, à plusieurs reprises, les rivières se sont changées en torrents, inondant les vallées, sur lesquelles ont déferlé des glissements de terrain provoqués par le ruissellement des eaux. Au moins 17 personnes ont été tuées, plus de 500 habitations détruites, des routes endommagées et des parcelles agricoles dévastées.
Pour faire face, le gouvernement a décrété l'umuganda avant l'heure. C'est ainsi que se nomment les travaux d'intérêt général auxquels tous les Rwandais sont tenus de participer, habituellement une fois par mois. On s'est donc réuni, par village ou par quartier, pour accomplir en commun les tâches qui devaient l'être : travaux de drainage et de stabilisation des sols, avec plantation d'arbres et construction de terrasses, pour limiter les dégâts la prochaine fois. Telle est la réaction du Rwanda face à l'adversité : effort, cohésion et discipline, avec une certaine aversion pour les solutions venues de l'extérieur.

Source: Jeune afrique, du  25/06/2012 à 16h:59
 Author: Pierre Boisselet, envoyé spécial

RDC: Situation à l'est de la RDC : rencontre des ministres de la Défense du Rwanda et de la RDC

KINSHASA -- La situation sécuritaire qui prévaut ces derniers temps au Nord-Kivu, dans l'est de la RDC, a été au centre d'une réunion entre les ministres de la Défense et du Rwanda et de la RDC à Goma, au Nord-Kivu, en présence des chefs d'état-major des deux pays respectifs.

Les deux parties ont eu des échanges inscrits dans le cadre de la commission mixte RDC-Rwanda. Mais rien n'a filtré de cette rencontre.

A l'issue des dernières assises tenues à Kinshasa, les 18 et 19 juin, la RDC et le Rwanda avaient renouvelé leur détermination à poursuivre les efforts jusqu'à l'éradication totale du groupe terroriste des Forces démocratiques et la libération du Rwanda ( FDLR) et de tous les autres groupes armés écumant la sous-région.


Source: Xinhuanet, du 30/06/201