Un belge d’origine rwandaise vivant à Bruxelles a été refoulé le samedi 14 mai de Londres vers la Belgique au motif qu’il aurait été envoyé par le gouvernement rwandais afin d’assassiner deux ressortissants Rwando-Britanniques vivant dans la capitale anglaise.1
Cet épisode fût le paroxysme de toute une série d’incidents qui ont congelé les relations entre Londres et Kigali et qui risquent de déboucher sur une rupture des relations diplomatiques s’ils ne sont pas enrayés. Jambonews vous propose de revenir sur ces incidents jusqu’il y’a peu invraisemblables.
C’est le 29 avril 2011 que le couple Kigali-Londres a connu ses premières tensions, lorsque le journal « The Independent » rendait public des informations selon lesquelles, le MI5, les services secrets britanniques avaient demandé à l’ambassadeur du Rwanda à Londres de cesser d’harceler les opposants, au risque que le Rwanda perde les 83 millions de pounds d’aide au développement.
Le tweet du journaliste Ian Birell
Après une période d’accalmie, ou les relations semblaient revenir à la normale, le journal BBC en Kinyarwanda révélait le vendredi 13 mai une information selon laquelle, Scotland Yard, la police judiciaire britannique avait averti deux Rwando-Britaniques d’une menace imminente d’atteinte à leur vie posée par le gouvernement rwandais. Dans l’immédiat, cette affaire est restée contenue et quelque peu ignorée par les médias anglo-saxons, seul le site internet « African Dictators » l’ayant relayé.
Le samedi 14 mai, le même jour ou une conférence du RNC devait avoir lieu à Londres, c’est un autre événement surréaliste et quelque peu inattendu qui a fait la une de la presse britannique. Ian Birell, journaliste au Guardian qui fût rédacteur en chef adjoint de « l’Independent » et rédacteur des speechs de campagne de David Cameron a eu une série de vifs exchanges sur Twitter avec le général Paul Kagame, président du Rwanda.
Tout au cours du week-end, la presse britannique en fait ses choux gras. Tour à tour, « the Telegraph » ou encore « The Guardian » rapportent la nouvelle avec souvent de sérieuses critiques au sujet des violations graves des Droits de l’Homme prétendument commises par Paul Kagame et ses troupes contre les populations rwandaises et congolaises.
Dans le « Guardian » du lundi 16 mai, c’est Ian Birell lui-même qui est revenu sur ces échanges dans un article intitulé « My twitterspat with Paul Kagame ». Il y parle d’une première sur Twitter, à savoir un chef d’état discutant avec un journaliste et rejoint par la suite par la ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo venue défendre le président. Il analyse de manière très critique les réponses données par Paul kagame « écrites avec le genre d’abréviations utilisées par les adolescents ». Le site Slate Afrique a fait une analyse en français de ces échanges.
Paul Kagame et Louise Mushikiwabo ont essuyé une pluie de critiques à l’issue de ces dernierss, la plupart d’entre elles venant de leur propre camp, au point que la ministre est personnellement montée au créneau et a publié un article dans le quotidien « Igihe », justifiant les échanges Twitters qui s’étaient déroulés quelques jours plus tôt et intitulé « l’Afrique a le droit de partager ses opinions sur Twitter au sujet des bonnes et mauvaises choses qui s’y disent à son sujet ».
Le samedi 14 mai toujours, pendant que les médias britanniques avaient les yeux rivés sur les échanges Twitter, une information hautement préoccupante nous est parvenue selon laquelle la Police britannique avait refoulé vers la Belgique un rwandais venu assister à la conférence du RNC, en l’accusant d’avoir été envoyé par le gouvernement afin de tuer deux ressortissants Rwando-Britanniques. L’information au sujet de l’expulsion a été confirmée à Jambonews par plusieurs témoins oculaires dont l’intéressé lui-même, qui se défend toutefois d’être à la solde du gouvernement rwandais.
Deux jours plus tard, le lundi 16 mai 2011, lors d’une rencontre entre Paul Kagame et les étudiants de l’université nationale du Rwanda
Download, le numéro un rwandais fût interrogé sur les menaces contre les ressortissants rwandais et sur les conséquences que pourraient avoir le retrait de l’aide financière britannique.
Dans une réponse hésitante de près de vint-minutes, Paul Kagame, visiblement embarrassé et surpris par la question répond que « Ce n’est pas le Rwanda qui attaque, c’est le Rwanda qui est attaqué, mais lorsque le Rwanda est attaqué, il s’est se défendre. »
Avant d’avertir les anglais et les pays étrangers « si les anglais ou un autre pays veulent travailler avec ces rwandais qui vivent à l’extérieur, ils en ont le droit, mais dans ce cas, ils nous perdraient aussitôt, et cela ne changerait rien pour nous ».
Conscient d’une avalanche de critiques sur son gouvernement actuellement répandues dans les médias et sur les réseaux sociaux, il demande aux jeunes, de suivre ce qui se passe et se dit « sur facebook, sur Twitter » et de répondre à ces informations.
Au cours de la même réponse, Paul kagame s’en prend à la jeunesse rwandaise vivant à l’extérieur et appelle la jeunesse rwandaise du pays à se mobiliser contre cette jeunesse exilée« il n’est pas normal qu’un jeune homme ou une jeune fille de votre âge, assis en Angleterre ou en Belgique, soit celui qui explique ce qu’est le Rwanda, comment le Rwanda devrait être, devrait respirer et que tu l’acceptes » et il ajoute « c’est te donner peu de respect, d’autant plus que toi tu ne peux pas parler de ce qui concerne son pays ». Si tu l’acceptes à cause de l’argent dont tu parlais (NDRL, faisant référence aux donations des pays étrangers), « penses tu vraiment qu’ils te donnent cet argent par amour ? Quelle pitié ont-ils pour te donner cet argent ? ». Et il appelle les jeunes à se lever et se battre pour dire « leur vérité ».
Siège du Commonwealth à Londres avec le drapeau du Rwanda qui flotte
C’est à partir du jeudi 19 mai que les choses se sont envenimées dans les médias anglo-saxons après que l’un des deux principaux quotidiens américains « The New York Times» aie publié un article dans lequel il affirme que des agents britanniques ont confirmé au Média New Yorkais l’authenticité des menaces sur les deux ressortissants rwandais. «The Independent, the Telegraph, la BBC. Fox News, Al Jazirah, the Dailymail c’est au total quelques 153 médias anglophones dont les plus importants qui relayent l’information avec souvent des attaques virulentes à l’encontre du gouvernement rwandais au sujet de ses violations persistantes des Droits de l’Homme.
Le reportage le plus complet sur le sujet étant celui diffusé le dimanche 22 mai par la BBC.
Un spécialiste belge du Rwanda a lors d’un contact téléphonique avec Jambonews évoqué « un Microphénomène » mais s’étonne du silence des médias francophones sur le sujet.
Du côté du gouvernement rwandais, c’est le rejet catégorique de ces accusations. Dans un communiqué diffusé in extenso par l’agence rwandaise d’information, le gouvernement, rejette avec force ces accusations et assure ne jamais utiliser la violence contre des rwandais que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays.3
Un argumentaire similaire est développé dans un article du quotidien « Igihe », le média le plus populaire en Kinyarwanda qui accuse les rwandais vivant à l’étranger de vouloir donner une image erronée de leur pays.
La réponse la plus argumentée venue du Rwanda viendra d’une vidéo postée le 24 mai par « Igihe TV » qui rompant avec un ton voulant habituellement donner une image légèrement indépendante du gouvernement, adopte le même discours virulent que le gouvernement envers l’opposition dans une vidéo intitulée « des groupes terroristes pro-génocide (FDU,FDLR, RNC) désinforment les services secrets britanniques. »
Depuis ces incidents, plusieurs voix britanniques se sont élevées pour demander la suppression de l’aide britannique au Rwanda. Le dernier épisode en date, est une colonne de Ian Birell, publié dans le Times du lundi 23 mai, dans laquelle il pousse un véritable « coup de gueule » contre l’aide britannique au Rwanda. Le titre de son billet d’humeur est révélateur du contenu « The desperate desire for an aid success story has for too long blinded British leaders to Kagame’s wrongs ».4
L’un après l’autre écrit il, les leaders britanniques ont ignoré que le régime de Paul kagame avait joué un rôle prépondérant dans le conflit au Congo ayant fait plus de 5 millions de victimes. Ils ont ignoré poursuit il, « comment Monsieur Kgame écrase les dissidents, emprisonne les opposants et ferme les journaux critiques ». Ils ont également ignoré termine t’il comment il a gagné, l’année dernière, « une élection sans signification entachée de meurtre avec un score ridicule de 93 pour cent des voix ». Et il s’interroge, « peut on vraiment avoir une situation dans laquelle on donne plus de 83 millions de pounds par an à un régime qui en retour, selon Scotland Yard, envoie des équipes d’assassins pour éliminer des rwandais vivant à Londres ? »
Pressé de questions, le département britannique pour le développement international (DFID) a affirmé ne pas avoir l’intention de retirer l’aide au Rwanda qui bénéficie principalement, selon ce département, aux citoyens les plus pauvres du pays.
Il est sans doute encore trop tôt, pour tirer des conclusions au sujet de l’avenir des relations entre Londres et Kigali, mais ce qui est déjà certain, c’est que ces incidents marquent la fin d’un soutien inconditionnel des anglais au régime du FPR et qu’il est plus que temps que Kigali fasse face aux critiques au sujet des violations graves des Droits de l’Homme qui se commettent encore aujourd’hui au lieu de les rejeter avec la plus grande énergie.
Ruhumuza Mbonyumutwa
Jambonews.net
26. mai | Par Ruhumuza Mbonyumutwa
1 Joint au téléphone par Jambonews, l’intéressé lui-même a reconnu avoir été refoulé de Londres mais nie travailler pour le gouvernement rwandais. Au vu de la gravité des accusations et de la préoccupation que cela suscite au sein de la communauté rwandaise de Belgique, nous menons actuellement des investigations dont les résultats seront entièrement communiqués à nos lecteurs à la fin de cette semaine.
2 A partir de la 33ème minute et à partir de la 53ème minute
3 « The Government of Rwanda rejects in the strongest terms the allegations of an assassination plot against two Rwandans living in the UK. Never does the Government of Rwanda threaten the lives of its citizens, nor use violence against its people, wherever they live.”
4 Extraits du billet d’humeur de Ian Birell dans le « Times de ce lundi 23 mai »
One after the other, they chucked huge amounts of aid at the tiny nation. They ignored how Paul Kagame’s regime played a leading role in the conflict in the Congo, the most vicious war in African history with more than five million people killed, and sold off stolen minerals. They ignored how Mr Kagame crushes dissent, jails opponents and closes down critical newspapers. And they ignored the way he won a meaningless election marred by murder last year with a ludicrous 93 per cent share of the vote.
But surely they cannot ignore the latest transgression. Can we really have a situation in which we hand over £83 million a year to a regime that in return, according to Scotland Yard, sends hit squads to assassinate Rwandans living in London? Incredibly, the revelation that police had warned two exiles of a threat to their lives from the Rwandan Government came just a month after MI5 told the country’s High Commissioner to stop an alleged campaign of harassment and intimidation against dissidents.
Such tactics are no surprise. Opponents have been shot, beheaded, jailed and terrorised. I have spoken to former members of Mr Kagame’s inner circle who said he never hid what would happen to his critics. Even Paul Rusesabagina, the hotel manager who became a hero after saving 1,268 people as the hundred-day hell of genocide raged around him, had to go into hiding after speaking out.
Source: Jambonews.net, du 26/05/2011
Welcome to the Rwanda-Drc-Burundi-Ouganda Blog. Well, this blog will gather daily, all interesting news related to some countries of the greatlakes region. Our attention will focus primarily on the DRC and Rwanda. I believe these two countries have come a long way and proceeding in the right direction (provided that they build, from now on stronger institutions!). In addition, some interesting news from Africa and other parts of the world will be posted from time to time.
Friday, May 27, 2011
RWANDA: Paul Kagamé répond au questionnaire de Proust
Quel est le principal trait de votre personnalité ?
Je prends mes responsabilités et je les prends avec sérieux. Je n’accepte pas que l’on me dicte ma conduite ni celle de mon pays. Respectez-moi, tout comme je vous respecte.
Quelle qualité préférez-vous chez un homme – ou une femme ?
Le caractère.
Et le défaut que vous détestez le plus ?
La malhonnêteté.
Quelle est votre qualité majeure ?
L’équité.
Et votre principal défaut ?
Celui de ne pas connaître mes faiblesses.
Votre principale réussite personnelle ?
Être demeuré ce que je suis.
Votre idée du bonheur ?
Satisfaire mes ambitions.
Votre idée du malheur ?
Le génocide, bien que cela surpasse le malheur.
Dans une autre vie, quel métier exerceriez-vous ?
Pilote d’avion ou ingénieur. Quoi qu’il en soit, en homme libre.
Derniers livres lus ?
Naked Economics, de Charles Wheelan, et Competitive Strategy, de Michael Porter.
Le héros auquel vous aimeriez ressembler ?
Je n’en vois pas.
Votre nourriture favorite ?
Aucune. Je mange ce que mangent les gens avec qui je suis.
Votre boisson favorite ?
L’eau, le thé. Un demi-verre de vin quand les circonstances l’imposent, que je goûte plus que je ne bois.
En éprouvez-vous du plaisir ?
Non.
Quel est votre état d’esprit en ce moment ?
Serein. Déterminé à agir pour construire le futur. Optimiste avec raison pour l’avenir de mon pays, mais pas optimiste béat, car on ne bâtit rien sans un effort permanent.
Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Décidément, je n’aime guère parler de moi.
__
Propos recueillis par François Soudan
Je prends mes responsabilités et je les prends avec sérieux. Je n’accepte pas que l’on me dicte ma conduite ni celle de mon pays. Respectez-moi, tout comme je vous respecte.
Quelle qualité préférez-vous chez un homme – ou une femme ?
Le caractère.
Et le défaut que vous détestez le plus ?
La malhonnêteté.
Quelle est votre qualité majeure ?
L’équité.
Et votre principal défaut ?
Celui de ne pas connaître mes faiblesses.
Votre principale réussite personnelle ?
Être demeuré ce que je suis.
Votre idée du bonheur ?
Satisfaire mes ambitions.
Votre idée du malheur ?
Le génocide, bien que cela surpasse le malheur.
Dans une autre vie, quel métier exerceriez-vous ?
Pilote d’avion ou ingénieur. Quoi qu’il en soit, en homme libre.
Derniers livres lus ?
Naked Economics, de Charles Wheelan, et Competitive Strategy, de Michael Porter.
Le héros auquel vous aimeriez ressembler ?
Je n’en vois pas.
Votre nourriture favorite ?
Aucune. Je mange ce que mangent les gens avec qui je suis.
Votre boisson favorite ?
L’eau, le thé. Un demi-verre de vin quand les circonstances l’imposent, que je goûte plus que je ne bois.
En éprouvez-vous du plaisir ?
Non.
Quel est votre état d’esprit en ce moment ?
Serein. Déterminé à agir pour construire le futur. Optimiste avec raison pour l’avenir de mon pays, mais pas optimiste béat, car on ne bâtit rien sans un effort permanent.
Que pensez-vous de ce questionnaire ?
Décidément, je n’aime guère parler de moi.
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Propos recueillis par François Soudan
Source: Jeuneafrique.com : Paul Kagamé répond au questionnaire de Proust | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique , du 10/05/2011 à 17h:49
Thursday, May 26, 2011
DRC/KIVU: The Making of Bosco Ntaganda
Over the past two years, seismic shifts have taken place in Kivus region. First, in January 2009, came a secretive deal between Rwanda and the Congo, bringing a lull to over a decade of antagonisms. Then, last September, President Joseph Kabila banned mineral exports from the eastern Congo, a move that had a radical impact on the local economy. One can discuss the complex consequences these developments have had, but one clear winner has emerged, at least for now: Gen. Bosco Ntaganda.
Bosco is one of the most notorious figures in the region, so much so that he usually just goes by his first name, a common name in these parts. Also known as "The Terminator," he was indicted by the International Criminal Court in 2006. That indictment came shortly after his move from Ituri, where he had been the Chief of Staff of the Union des patriotes congolais (UPC) to join Laurent Nkunda's Congres national pour la défense du peuple (CNDP) armed group in North Kivu.
He was Nkunda's main military commander, the man who took care of military business and deployments while Nkunda was busy politicking. He was most likely jointly in command of the CNDP operations that led to a massacre in Kiwanja (North Kivu) in November 2008.
Then, the early 2009, Rwanda struck a deal with President Kabila to forcefully integrate the CNDP into the Congolese army. Although the precise chain of events is not entirely clear, Gen. Nkunda was arrested as a result of this deal and remains under house arrest until today in Kigali. Bosco, who is known to be a soldier's man, a intrepid but ruthless commander, was named to lead the remnants of the CNDP and to integrate them into the Congolese army.
Bosco, who is a Tutsi of the Gogwe clan from Masisi territory (Nkunda is Jomba from Rutshuru), has little formal education and - in stark contrast with Nkunda - is not comfortable in the company of journalists or politicians. Perhaps this, along with his ICC indictment made him appear more malleable to his Rwandan allies across the border. Yet, he proved himself adept at surviving and making the most of the situation. He was quickly appointed as deputy commander of the Kimia II military operations – a position he has kept for the successor Amani Leo operations – and remained in direct control of many of the CNDP units, especially the several unintegrated ones that are deployed in the Masisi highlands.
Tensions developed among the former CNDP units as Nkunda loyalists, irked by their new leader's tight connections with Kigali, scuffled with the smaller group of officers who remained loyal to Bosco. Under the informal leadership of Col. Sultani Makenga, they were temporarily placated by lucrative deployments to mineral-rich areas and generous operational budgets. But tensions mounted to a hilt in 2010, when soldiers under Bosco's command assassinated several CNDP leaders who had remained close to Nkunda. This coincided with concerns by Kigali that Nkunda loyalists were joining up with dissenting Rwandan officers led by former army chief of staff Gen. Kayumba Nyamwasa. The worst incident was the brutal assassination of Denis Ntare Semaduinga, a highly respected Tutsi elder close to Nkunda. He was killed in a particularly gruesome fashion in his house in Rwanda, just across the border from Goma.
Throughout this time, Bosco was living in Goma, in a house just a stone's throw from the Rwandan border. He frequently dined and ate in full sight of the coterie of foreign aid and diplomatic officials, much to the outrage of human rights workers.
Then, in September 2010, came President Kabila's ban of mineral exports from the eastern Congo. It now appears that Kabila has been trying to secure large, industrial investments in the Kivus mining sector, which has hitherto brought little revenue to Kinshasa actors. (This strategy may have brought fruit this past week, with Malaysia Smelting Corporation announcing large investments in the region). Mining exports came to a standstill throughout much of the province. Minerals, however, continued to flow out of the region, albeit in much reduced volume. According to diplomats working in Goma, Kinshasa and Kigali, these smuggled goods needed military protection to muscle their way through border crossings or across Lake Kivu. Bosco, who commands many of the units controlling these crossings, was the go-to man for many of these operations. According to the same officials, most of these exports passed through Rwanda.
Bosco was becoming increasingly wealthy and powerful. He managed to woo back some of the disaffected CNDP officers, united with Nkunda loyalists to resist redeployment outside of the Kivus.
Bosco's importance and stature as local military strongman was made even clearer during his involvement in a multi-million dollar gold swindle that took place in February this year. Although the details are still murky, a bunch of international investors was trying to buy gold from Congolese businessmen. The investors - some of whom had dubious reputations themselves - appear to have been swindled out of at least $10 million. Once again, Bosco provided some of the muscle for the operation, although his precise role remains unclear.
What lessons can we draw? The economy and politics of the region is riddled with criminal networks; what one thinks may be a politically-neutral development project or reform can easily have political repercussions. The reconciliation between Congo and Rwanda was seen as a good thing by many diplomats - but it has helped create new, unwelcome power players in the region who may be difficult to get rid of. The export ban on minerals - seen by many as a strange initiative, as it didn't go hand-in-hand with major reforms - also fueled new networks of corruption, as well as vicious tensions within the Congolese Tutsi community.
Wednesday, May 25, 2011
RDC: Moïse Katumbi : "Je gère le Katanga comme une entreprise"
À moins d’un an de la fin de son mandat, Moïse Katumbi tire un premier bilan de son action à la tête du « poumon économique » de la RD Congo, le Katanga. Et jure vouloir désormais retourner à sa vie de businessman.
Jeune Afrique : Quel bilan tirez-vous de votre action, alors que votre mandat de gouverneur du Katanga s’achèvera en mars 2012 ?Moïse Katumbi : Il est difficile de faire soi-même un bilan, car on ne peut être à la fois juge et partie. C’est à la population katangaise de le faire.
Quels étaient vos chantiers prioritaires ?
À mon arrivée à la tête du Katanga, en mars 2007, j’ai trouvé une situation difficile. Les anciens gouverneurs avaient laissé beaucoup de problèmes, car ils avaient peu de moyens. Il fallait tout refaire, tout était prioritaire : l’éducation, la santé, les routes, l’eau, l’électricité… Or la population est très exigeante, et elle avait beaucoup augmenté, avec l’afflux de personnes venues d’autres provinces et le retour de la diaspora. Dès le début de mon mandat, nous avons élaboré un plan triennal, que nous avons présenté à l’Assemblée provinciale, et avons établi des priorités selon les spécificités et les problèmes de chaque district. Nous sommes cependant limités par les moyens…
Faites-vous référence au fait que la province ne perçoive pas la totalité des recettes que Kinshasa doit lui rétrocéder ?
En effet. Le gouvernement central n’a pas libéré la totalité des 40 % de recettes budgétaires qui reviennent aux provinces – en raison, notamment, du remboursement de la dette publique et des sacrifices que le pays a dû consentir à cause de la guerre. Mais aujourd’hui, avec l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés [PPTE, approuvée mi-2010 par les bailleurs, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, NDLR] et l’annulation de la quasi-totalité de la dette publique, les provinces devraient retrouver leurs droits et percevoir ce qui leur revient. J’espère qu’en 2011 la population en tirera enfin profit, et que le gouvernement central fera un effort financier en faveur des provinces.
Quel est le montant des recettes annuelles propres du Katanga ?
Il est de l’ordre de 100 millions de dollars [environ 70 millions d’euros].
Et à combien s’élève le montant des recettes que l’État aurait dû vous rétrocéder ?
Cela représente environ 300 millions de dollars. Seulement 40 % de ce montant nous a été rétrocédé. Pour compenser le manque à gagner, j’ai créé des taxes. Mais il faut savoir que le Katanga a la superficie d’un pays comme la France, avec 2 500 km de voies ferrées et 12 000 km de routes, et que rien que pour entretenir ces infrastructures, il faut un budget important.
Concrètement, comment se finance le poumon économique de la RD Congo ?
Au cours des dernières années, les sociétés minières ont investi plus de 12 milliards de dollars dans notre province. Quand je suis arrivé à la tête du Katanga, les recettes douanières n’étaient que de 1,2 million de dollars, elles sont passées à 20 millions en 2010.
L’agriculture, qui ne couvre pas les besoins du Katanga, est le maillon faible de votre action. Comment inverser la tendance ?
Nous l’avons déjà fait, notamment en encourageant les sociétés minières à investir dans l’agriculture et en relançant la pêche. À mon arrivée, la tonne de farine de maïs coûtait 2 200 dollars ; aujourd’hui, son prix est de 350 à 400 dollars, preuve que la production a augmenté. On importe beaucoup moins de maïs et de poisson, ce qui a permis d’économiser des devises. Mais je ne suis pas totalement satisfait, on doit effectivement aller plus loin.
Dans la zone minière de Lubumbashi, des maraîchers se plaignent de la pollution des rivières. Sanctionnerez-vous les pollueurs ?
La pollution est un vrai problème. D’ailleurs, les miniers paient une taxe pour cela. Cependant, nous manquons de laboratoires d’analyses sur place. Je souhaiterais que l’Union européenne et les coopérations belge et française nous envoient des experts pour nous aider à identifier les problèmes. Quand on aura une idée plus claire de la situation, on fermera les sociétés qui polluent.
Outre l’agriculture et les mines, sur quels secteurs misez-vous pour développer l’économie ?
Pour diversifier nos activités, nous mettons déjà l’accent sur la pêche et le tourisme. Le potentiel est là. Pour favoriser le tourisme, nous avons commencé par réhabiliter le réseau routier de la province. Nous réhabilitons également les parcs et d’autres sites touristiques.
Vous êtes un homme d’affaires, à la tête de plusieurs sociétés : n’y a-t-il pas conflit d’intérêts entre vos activités d’entrepreneur et votre mandat de gouverneur ?
Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs et j’étais moi-même un opérateur économique avant de devenir gouverneur. Quand j’ai été élu, j’ai cédé mes affaires à ma famille. Fallait-il que celle-ci ferme toutes ses sociétés sous prétexte que j’étais devenu gouverneur ?
On vous a aussi accusé de trafic d’influence. Qu’en est-il ?
Je peux vous assurer que ma famille n’a contracté aucun marché public, pas plus avec le gouvernement central qu’avec celui de la province. Nous avons toujours travaillé avec le privé. Et nous continuons de le faire. Pour ma part, j’ai renoncé à tous les avantages matériels, y compris aux frais de mission que m’accorde mon statut de gouverneur. Cet argent est géré par quelqu’un et reversé dans des projets sociaux en faveur de la population.
Êtes-vous tenté par un second mandat de gouverneur ?
Je ne veux pas me représenter, ce sera mon seul mandat. D’ailleurs, c’est le président Joseph Kabila qui m’a encouragé à me présenter en 2007. Je lui avais alors dit que si cela n’allait pas, je démissionnerais. Je ne savais pas où je mettais les pieds. Il m’a donné des conseils et m’a soutenu. Le monde des affaires m’a aidé également. Je gère la province comme une entreprise. J’ai tenu, j’ai apporté ma petite contribution, j’essaye d’aider la population, je travaille main dans la main avec les ministres provinciaux et l’Assemblée provinciale. Aujourd’hui, je veux reprendre mes affaires. Avec le boom minier, j’ai raté beaucoup d’opportunités qui m’auraient permis d’être milliardaire.
Êtes-vous déçu par la politique ?
Le monde politique est dur, il y a des hauts et des bas. La politique crée beaucoup de jaloux. Surtout parmi ceux qui n’ont pas réussi et qui ne supportent pas la réussite des autres. Il y a aussi beaucoup d’ingratitude et d’incompréhension.
__
Propos recueillis à Lubumbashi par Muriel Devey.
Source: Jeune Afrique, du 24/05/2011 à 13h:09
RDC: Stabilisation de l’Est : la désillusion
Au vu des recommandations fleuve formulées par la réunion du 24 mai au Grand hôtel Kinshasa, il ressort que le Plan de stabilisation et reconstruction des zones sortant des conflits armés (Starec) a du plomb dans l’aile. Tant au niveau du plan d’action que des priorités futures arrêtées par la superstructure dénommée ‘’Stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilisation’’ (ISSSS) dont le rayon d’action est réduit aux seules provinces de l’Est de la RDC. Les résultats mitigés récoltés à mi-chemin par cette énième initiative de la communauté internationale sont assimilés à une désillusion concernant le retour durable de la paix en RDC.
Depuis l’installation des institutions issues des élections, des initiatives se succèdent dans le but avoué de stabiliser et sécuriser l’Est du pays en proie depuis plusieurs décennies à des conflits armés dont les soubassements ne sont pas que politiques ou identitaires. L’on a enregistré la grande Conférence de Goma, le programme Amani leo de même que des offensives militaires conjointes avec les armées rwandaises et ougandaises (kimia1, kimia 2, Rudiya1, Rudiya 2, Umoja wetu, etc.).
Toutefois, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. C’est le cas de la dernière initiative en date, à savoir le Plan de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés (STAREC). C’est, en fait, une énième trouvaille de la communauté internationale qui la présente comme une application au niveau de la RDC de la stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilisation (ISSSS).
Le dernier compte rendu fait hier 24 mai dernier à Kinshasa par le coordonnateur de la Starec, M. L’Abbé Malu Malu, au cours d’un point de presse qu’il a animé au Grand Hôtel Kinshasa conjointement avec le président du comité de suivi, le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Adolphe Lumanu, n’indique pas de progrès notables par rapport à avril 2011. Celui-ci a reconnu que de nombreux défis demeurent concernant les cinq composantes de cette structure.
En fait, il est constaté la persistance de l’insécurité, la non restauration de l’autorité de l’Etat, la difficile relance socio-économique et la problématique de la lutte contre les violences sexuelles.
Parlant des résultats positifs, M. l’Abbé Malu Malu a indiqué que depuis la mise sur pied de Starec en 2009, beaucoup de choses ont été réalisées, notamment en ce qui concerne les six axes routiers stratégiques dans les zones de non droits dans l’Est du pays. Lesdits axes ont été rouverts à la circulation des personnes et de leurs biens. D’autres axes routiers stratégiques, seront rouverts notamment dans les provinces du Maniema et de l’Equateur.
« Cela permet l’accès à la force de la Monusco et aux forces de sécurité du gouvernement le long des axes stratégiques. Les routes sont également rouvertes pour tous les travaux d’autorité de l’Etat planifiés, à l’exception de Minembwe dans le Sud-Kivu et deux centres de négoce dans le territoire du Nord-Kivu. Le principal problème qui émerge pour les routes est lié aux ‘software’ : système de péages et de maintenance pour garantir la durabilité des travaux de réhabilitation. Un effort pilote pour cartographier les capacités du gouvernement dans ce domaine est en bonne voie dans le Sud-Kivu », peut-on lire dans le rapport trimestriel (janvier à mars 2011) de la Stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilité (ISSSS) pour la République démocratique du Congo.
Le coordonnateur de Starec a également fait état des actions concertées pour la construction de cinquante-quatre commissariats de police, de quatre tribunaux de paix. Il s’agit aussi de la question de réfugiés et déplacés internes qui a enregistré une avancée significative grâce aux accords tripartites signés entre la RDC, le Rwanda et le Burundi. Pour les premiers, beaucoup d’entre eux ont regagné leurs pays respectifs et pour les seconds, la plupart sont retournés dans leurs milieux d’origine.
Concernant la lutte contre les violences sexuelles, il a laissé entendre qu’elle a été lancée dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et en Ituri dans la Province Orientale où il y a eu concentration des projets à réaliser. Cela devrait s’étendre dans d’autres provinces.
Selon le ministre de l’Intérieur, l’insécurité récurrente dans l’Est du pays ne relève plus de l’implication militaire, mais de la sécurité et de l’ordre publics. Il a fait savoir que ce sont des groupes armés résiduels et des coupeurs de routes qui sèment l’insécurité dans l’Est du pays. Il a soutenu qu’« il n’y a plus de menaces venant de l’extérieur du pays et ni de problème de sécurité qui inquiéterait la mise en place de la Starec. ». Son avis est que « Tout va bien dans l’Est du pays », du fait que les bandits sont traqués tous les jours.
S’agissant de la relance socio-économique, l’abbé Malumalu a laissé entendre qu’elle n’est possible qu’avec la stabilisation. On pourra alors parler, par exemple, de la relance des activités agricoles mais à valeur ajoutée pour qu’on ne connaisse plus l’agriculture de substance, a-t-il ajouté.
A noter que cette réunion, qui s’inscrivait dans le cadre de la poursuite de celle tenue en février 2011 à Goma, dans la province du Nord-Kivu, s’est tenue en présence du représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies, Fidèle Sarassoro, des autorités nationales et provinciales, des partenaires internationaux, des chefs de bureaux des agences onusiennes, ainsi que des chefs de sections de la Monusco. En février 2011, le rapport indique qu’il restait d’importants défis à relever en matière de sécurité ; les progrès par rapport aux résultats escomptés dans le cadre de la composante sécurité étaient limités et que la situation à l’Est restait difficile. Ce qui a retardé ou catégoriquement empêché le déploiement de la police dans certains cas.
La réunion de suivi des partenaires de Starec/ISSSS du mardi 24 mai 2011 a formulé un e série de recommandations. Au niveau du plan d’action, il faudra procéder à une revue du programme Starec/ISSSS en 2011; coordonner au niveau du ministère du Plan, la budgétisation des interventions du gouvernement dans le programme Starec/ISSSS; accélérer le déploiement des agents de l’Etat par une prise en charge effective de six mois et un chronogramme de déploiement en 2011; renforcer la coordination entre les gouvernements provinciaux et les ministères nationaux dans le cadre du Starec/ISSSS.
Au niveau des priorités futures, il s’agit de consolider les six axes stratégiques Starec/ISSSS; poursuivre le désenclavement par l’extension des axes stratégiques de stabilisation; cartographier l’ensemble des priorités et attentes des provinces vis-à-vis du programme Starec/ISSSS; établir une séquence des priorités en adéquation avec les ressources disponibles; continuer les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration sociale des ex-combattants, ces derniers demeurant un facteur potentiel d’insécurité; appuyer la formation et le déploiement des agents de l’Etat et de l’ordre; faciliter le dialogue entre les communautés de base, l’administration locale, et provinciale; continuer à faciliter les conditions de retour volontaire des populations; appuyer la relance économique et agricole (avec un accent sur la formation professionnelle, les initiatives visant l’emploi des jeunes et les technologies nouvelles); renforcer les mécanismes de coordination et de mobilisation des ressources nationales et internationales; améliorer la communication sur tous les aspects du programme STAREC / ISSSS afin de gérer les attentes et d’informer sur les résultats obtenus ; encourager la concertation, au niveau de différentes composantes, entre la partie nationale et internationale et définir les standards des ouvrages à réaliser dans le cadre du programme Starec/ISSSS.
Source: Le Potentiel, du 25/05/2011
Depuis l’installation des institutions issues des élections, des initiatives se succèdent dans le but avoué de stabiliser et sécuriser l’Est du pays en proie depuis plusieurs décennies à des conflits armés dont les soubassements ne sont pas que politiques ou identitaires. L’on a enregistré la grande Conférence de Goma, le programme Amani leo de même que des offensives militaires conjointes avec les armées rwandaises et ougandaises (kimia1, kimia 2, Rudiya1, Rudiya 2, Umoja wetu, etc.).
Toutefois, les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des attentes. C’est le cas de la dernière initiative en date, à savoir le Plan de stabilisation et de reconstruction des zones sortant des conflits armés (STAREC). C’est, en fait, une énième trouvaille de la communauté internationale qui la présente comme une application au niveau de la RDC de la stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilisation (ISSSS).
Le dernier compte rendu fait hier 24 mai dernier à Kinshasa par le coordonnateur de la Starec, M. L’Abbé Malu Malu, au cours d’un point de presse qu’il a animé au Grand Hôtel Kinshasa conjointement avec le président du comité de suivi, le vice-premier ministre chargé de l’Intérieur et de la Sécurité, Adolphe Lumanu, n’indique pas de progrès notables par rapport à avril 2011. Celui-ci a reconnu que de nombreux défis demeurent concernant les cinq composantes de cette structure.
En fait, il est constaté la persistance de l’insécurité, la non restauration de l’autorité de l’Etat, la difficile relance socio-économique et la problématique de la lutte contre les violences sexuelles.
Parlant des résultats positifs, M. l’Abbé Malu Malu a indiqué que depuis la mise sur pied de Starec en 2009, beaucoup de choses ont été réalisées, notamment en ce qui concerne les six axes routiers stratégiques dans les zones de non droits dans l’Est du pays. Lesdits axes ont été rouverts à la circulation des personnes et de leurs biens. D’autres axes routiers stratégiques, seront rouverts notamment dans les provinces du Maniema et de l’Equateur.
« Cela permet l’accès à la force de la Monusco et aux forces de sécurité du gouvernement le long des axes stratégiques. Les routes sont également rouvertes pour tous les travaux d’autorité de l’Etat planifiés, à l’exception de Minembwe dans le Sud-Kivu et deux centres de négoce dans le territoire du Nord-Kivu. Le principal problème qui émerge pour les routes est lié aux ‘software’ : système de péages et de maintenance pour garantir la durabilité des travaux de réhabilitation. Un effort pilote pour cartographier les capacités du gouvernement dans ce domaine est en bonne voie dans le Sud-Kivu », peut-on lire dans le rapport trimestriel (janvier à mars 2011) de la Stratégie internationale de soutien à la sécurité et la stabilité (ISSSS) pour la République démocratique du Congo.
Le coordonnateur de Starec a également fait état des actions concertées pour la construction de cinquante-quatre commissariats de police, de quatre tribunaux de paix. Il s’agit aussi de la question de réfugiés et déplacés internes qui a enregistré une avancée significative grâce aux accords tripartites signés entre la RDC, le Rwanda et le Burundi. Pour les premiers, beaucoup d’entre eux ont regagné leurs pays respectifs et pour les seconds, la plupart sont retournés dans leurs milieux d’origine.
Concernant la lutte contre les violences sexuelles, il a laissé entendre qu’elle a été lancée dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et en Ituri dans la Province Orientale où il y a eu concentration des projets à réaliser. Cela devrait s’étendre dans d’autres provinces.
Selon le ministre de l’Intérieur, l’insécurité récurrente dans l’Est du pays ne relève plus de l’implication militaire, mais de la sécurité et de l’ordre publics. Il a fait savoir que ce sont des groupes armés résiduels et des coupeurs de routes qui sèment l’insécurité dans l’Est du pays. Il a soutenu qu’« il n’y a plus de menaces venant de l’extérieur du pays et ni de problème de sécurité qui inquiéterait la mise en place de la Starec. ». Son avis est que « Tout va bien dans l’Est du pays », du fait que les bandits sont traqués tous les jours.
S’agissant de la relance socio-économique, l’abbé Malumalu a laissé entendre qu’elle n’est possible qu’avec la stabilisation. On pourra alors parler, par exemple, de la relance des activités agricoles mais à valeur ajoutée pour qu’on ne connaisse plus l’agriculture de substance, a-t-il ajouté.
A noter que cette réunion, qui s’inscrivait dans le cadre de la poursuite de celle tenue en février 2011 à Goma, dans la province du Nord-Kivu, s’est tenue en présence du représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations unies, Fidèle Sarassoro, des autorités nationales et provinciales, des partenaires internationaux, des chefs de bureaux des agences onusiennes, ainsi que des chefs de sections de la Monusco. En février 2011, le rapport indique qu’il restait d’importants défis à relever en matière de sécurité ; les progrès par rapport aux résultats escomptés dans le cadre de la composante sécurité étaient limités et que la situation à l’Est restait difficile. Ce qui a retardé ou catégoriquement empêché le déploiement de la police dans certains cas.
La réunion de suivi des partenaires de Starec/ISSSS du mardi 24 mai 2011 a formulé un e série de recommandations. Au niveau du plan d’action, il faudra procéder à une revue du programme Starec/ISSSS en 2011; coordonner au niveau du ministère du Plan, la budgétisation des interventions du gouvernement dans le programme Starec/ISSSS; accélérer le déploiement des agents de l’Etat par une prise en charge effective de six mois et un chronogramme de déploiement en 2011; renforcer la coordination entre les gouvernements provinciaux et les ministères nationaux dans le cadre du Starec/ISSSS.
Au niveau des priorités futures, il s’agit de consolider les six axes stratégiques Starec/ISSSS; poursuivre le désenclavement par l’extension des axes stratégiques de stabilisation; cartographier l’ensemble des priorités et attentes des provinces vis-à-vis du programme Starec/ISSSS; établir une séquence des priorités en adéquation avec les ressources disponibles; continuer les programmes de désarmement, de démobilisation et de réintégration sociale des ex-combattants, ces derniers demeurant un facteur potentiel d’insécurité; appuyer la formation et le déploiement des agents de l’Etat et de l’ordre; faciliter le dialogue entre les communautés de base, l’administration locale, et provinciale; continuer à faciliter les conditions de retour volontaire des populations; appuyer la relance économique et agricole (avec un accent sur la formation professionnelle, les initiatives visant l’emploi des jeunes et les technologies nouvelles); renforcer les mécanismes de coordination et de mobilisation des ressources nationales et internationales; améliorer la communication sur tous les aspects du programme STAREC / ISSSS afin de gérer les attentes et d’informer sur les résultats obtenus ; encourager la concertation, au niveau de différentes composantes, entre la partie nationale et internationale et définir les standards des ouvrages à réaliser dans le cadre du programme Starec/ISSSS.
Source: Le Potentiel, du 25/05/2011
Tuesday, May 24, 2011
RWANDA/UK: Gov’t challenges UK Police on assassination allegations
ISSUED STATEMENT; Government Spokesperson and Foreign Affairs Minister Louise Mushikiwabo
KIGALI - The Rwandan Government is requesting the United Kingdom Metropolitan Police to prove allegations that it was hunting down “political dissidents” in the UK,if not, it should formally retract the accusations.
A statement released by the Office of the Government Spokesperson strongly denounces the allegations that circulated in the UK media suggesting that Rwanda has sent assassins to kill two relatively unknown Rwandans; Rene Mugenzi and Jonathan Musonera.
Government spokesperson, Louise Mushikiwabo, dismissed the allegations.
“The Government of Rwanda rejects in the strongest terms the allegations of an assassination plot against two Rwandans living in the UK.
“Never does the Government of Rwanda threaten the lives of its citizens, nor use violence against its people, wherever they live,” Mushikiwabo said in the statement.
According to UK press reports, Scotland Yard told Mugenzi and Musonera to remain on the alert because assassins from their own “government” were out to finish them.
However, Rwanda insists that the claims are unfounded and unfair because the Metropolitan police never consulted with the government to verify the claims.
“Unveiling identities of people whose lives are supposedly threatened and then calling the alleged culprits “Government of Rwanda” without a shred of evidence, is both unfair and unjust.”
“The Metropolitan Police have not approached us with any evidence of these allegations,” Mushikiwabo said, adding that the government is ready, as always, to work with the UK Police to ensure that nobody, be they Rwandan or not, is the victim of violence on British soil.
“The Government of Rwanda welcomes requests by UK Members of Parliament, Douglas Alexander and Eric Joyce, to shed light on this whole affair,” the statement further reads.
“…and should these allegations be shown to be false, the Government of Rwanda would expect the Metropolitan Police to make a full and public retraction of their previous statements,”.
In what is seen as media blackmail, the government said that the two individuals are unknown politically and neither have they held any political office.
“Media should take note that the two individuals warned by the Metropolitan Police are practically unknown in Rwanda Government circles and most certainly do not qualify in Kigali as “political dissidents.
“Manipulation of media and opinion by individuals and groups engaged in criminal activities against the Rwandan people and the tarnishing of our nation’s image should not be given any value.” Mushikiwabo observed.
Source: Newtimes, Tuesday, May 24, 2011
Author: Edmund Kagire
Monday, May 23, 2011
RDC : le gouvernement ne négocie pas avec les rebelles rwandais (porte-parole)
KINSHASA -- Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) n'a pas à négocier avec les rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), a affirmé dimanche le ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, à la radio privée Top Congo à Kinshasa.
Réagissantt aux allégations diffusées dans la presse étrangère, notamment à l'agence belge, sur des négociations secrètes entre le gouvernement de la RDC et les FDLR pour leur délocalisation vers l'ouest de la RDC, le ministre a fait savoir que les FDLR doivent quitter le sol congolais.
Selon lui, les éléments des FDLR qui se rendent sont rapatriés au Rwanda avec l'appui de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO) et le HCR, mais pour ceux qui désirent rester en RDC, ils doivent être délocalisés loin de la frontière conformément aux lois internationales.
"Les FDLR ne sont plus nombreux comme il y a 3 ou 4 ans. Ce ne sont que des forces résiduelles", a affirmé M. Mende, avant de demander de faire confiance au gouvernement.
On rappelle que la situation sécuritaire dans l'est de la RDC reste préoccupante du fait de la réorganisation des rebelles des FDLR. Les positions militaires dégarnies sont aussitôt récupérés par les FDL qui opèrent en petits groupes, provoquant des déplacements des populations.
Basées dans l'est de la RDC en 1994, après le génocide perpétré au Rwanda, les FDLR pour la plupart, ont peur de regagner leur pays par peur des représailles.
Source: Xinhuanet, du 23/05/2011
Réagissantt aux allégations diffusées dans la presse étrangère, notamment à l'agence belge, sur des négociations secrètes entre le gouvernement de la RDC et les FDLR pour leur délocalisation vers l'ouest de la RDC, le ministre a fait savoir que les FDLR doivent quitter le sol congolais.
Selon lui, les éléments des FDLR qui se rendent sont rapatriés au Rwanda avec l'appui de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation de la RDC (MONUSCO) et le HCR, mais pour ceux qui désirent rester en RDC, ils doivent être délocalisés loin de la frontière conformément aux lois internationales.
"Les FDLR ne sont plus nombreux comme il y a 3 ou 4 ans. Ce ne sont que des forces résiduelles", a affirmé M. Mende, avant de demander de faire confiance au gouvernement.
On rappelle que la situation sécuritaire dans l'est de la RDC reste préoccupante du fait de la réorganisation des rebelles des FDLR. Les positions militaires dégarnies sont aussitôt récupérés par les FDL qui opèrent en petits groupes, provoquant des déplacements des populations.
Basées dans l'est de la RDC en 1994, après le génocide perpétré au Rwanda, les FDLR pour la plupart, ont peur de regagner leur pays par peur des représailles.
Source: Xinhuanet, du 23/05/2011
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