Monday, August 29, 2011

LIBYE: Diplomatie africaine / Crise libyenne : L’Union africaine divisée


Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) s’est réunit vendredi 26 août à Addis Abeba, Ethiopie, pour arrêter une position commune sur la question de savoir s’il faut ou pas reconnaître le Conseil national de transition mis en place par les "rebelles" libyens. Sur les cinquante-quatre Etats membres de l’organisation panafricaine, vingt d’entre eux - dont le Nigeria - ont déjà reconnu le CNT (Conseil national de transition) comme "autorité légitime" de l’Etat libyen. Les Trente-quatre autres se tâtent. En tête, l’Afrique du Sud. Par la bouche de son ministre des affaires étrangères, le Rwanda de Paul Kagame a, vendredi, invité l’UA à reconnaître le CNT. Dans un registre congolo-congolais, la crise survenue en Côte d’Ivoire et en Libye ont le mérite de révéler une étrange "identité de vue" entre Kinshasa et Kigali. Coïncidence? Concertation?
«Une opposition historique et légitime», déclarait, le 18 mai, le président sénégalais Abdoulaye Wade à l’issue d’une audience accordée à Moustapha Abdeljalil, président du Conseil national de transition (CNT). "La CNT ne représente pas encore la Libye", a retorqué vendredi 26 août le président Jacob Zuma. L’attitude à adopter face à la question libyenne continue donc à diviser l’organisation panafricaine. Au-delà du précédent humiliant créé par le renversement d’un dirigeant africain par les forces de l’Otan, il faut dire que le leader libyen n’était pas n’importe qui. Gros contributeurs au budget de l’UA, il était aussi un "généreux donateur" pour bon nombre d’Etats du continent. Des Etats généralement incapables de boucler les "fins du mois". Il n’était pas rare que Tripoli délie les cordons de la bourse pour liquider des salaires des fonctionnaires et ceux des militaires. La chute de Kadhafi pourrait engendrer des conséquences imprévisibles pour la stabilité de certains Etats.

Zuma irrité

Composé de quinze membres, le Conseil de paix et de sécurité est un des organes de l’UA. Il est chargé de trois missions : le maintien de la stabilité, la promotion de la diplomatie préventive et actions humanitaires. Depuis le déclenchement de la «crise libyenne», l’Afrique du Sud soutient «l’approche de l’Union africaine de rechercher une solution politique pacifique» par la négociation entre les belligérants. Sans succès. Inutile de dire que le président Jacob Zuma considère la "défénétration" du "Guide" comme une déconvenue personnelle. Aussi, son pays considère-t-elle que la reconnaissance de la CNT n’est pas encore une priorité. Et ce aussi longtemps que les "Kadhafistes" vont résister. L’Afrique du Sud déplore par ailleurs "la dure situation humanitaire" qui est "créée par la guerre civile en cours et la campagne militaire de l’Otan". Le pays de Mandela sera-t-il suivi?

Le Rwanda a créé l’événement vendredi en appelant l’UA «à apporter son soutien aux rebelles libyens». Au motif que «le colonel Mouammar Kadhafi ne pouvait plus diriger le pays.» C’est la déclaration faite, vendredi, sur les ondes de la Radio Rwanda par le chef de la diplomatie de ce pays, Louise Mushikwabo. Dès le lendemain du déclenchement de la crise libyenne, le chef d’Etat rwandais a été parmi les premiers potentats du continent à pourfendre le «Guide». Joignant le geste à la parole, le régime de Kigali qui n’a pas la réputation de mieux traiter ses opposants avait gelé les avoirs libyens au Rwanda.

"Communauté de vue" entre Kin et Kigali

La position maximaliste adoptée par le Rwanda présente quelques similitudes avec celle prise par les autorités diplomatiques congolaises sur la question libyenne. Dans une «communication» faite le mardi 1er mars dernier aux diplomates en poste à Kinshasa, le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, n’avait pas manqué de dénoncer «totalement les violences telles qu’elles se déroulent». Une motivation qui résiste difficilement à l’examen au regard de la brutalité qui caractérise le régime congolais. Dieu seul sait si le pouvoir kabiliste traite mieux la population congolaise. Le double massacre, en 2007 et 2008, des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu dia Kongo en témoigne. Sous le prétexte de «rétablir l’autorité de l’Etat»,
"Joseph Kabila" avait dépêché au Bas-Congo des policiers du fameux "bataillon Simba". Mission : canarder tout ce qui bouge. Les diplomates ont sans doute été stupéfaits d’entendre Thambwe dire que «le gouvernement congolais est très choqué par ce qui se passe aujourd’hui en Libye car quand il y a mort d’homme, même s’il n’y a qu’une seule personne, c’est déjà beaucoup». Et que c’est pour cette raison qu’il avait instruit le représentant permanent de la RD Congo aux Nations Unies, pour voter en faveur de l’exclusion de la Libye du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies. Tout ceci au nom des droits humains ou des raisons plus prosaïques notamment les liens qui auraient existaient entre Kadhafi et le leader du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo?

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire parisien « Jeune Afrique » n°2625, Paul Kagamé a eu ces mots à propos de la Libye : « (…). Quand un pouvoir tue son propre peuple, cela nous concerne tous». C’est assez étrange de constater l’identité vue pour le moins "droitdelhommiste" affichée par le Congo de «Kabila» et le Rwanda de Kagame. Une attitude identique est perceptible sur la question ivoirienne en «prenant acte» de la chute de Laurent Gbagbo.

A Addis Abeba, les 54 membres de l’UA vont étaler leur division. "Le CNT ne représente pas encore la Libye pour la simple raison que les combats continus", a déclaré vendredi le chef d’Etat sud africain. Kigali et Kinshasa pourraient sabler le champagne pour «célébrer» leur «communauté de vue» au niveau des affaires africaines...
Author: B.A.W
Source: Congoindépendant 2003-2011, du 26/8/2011 

LIBYE: Les rebelles annoncent la mort d'un fils Kadhafi

DOHA (QATAR). Les pays engagés militairement en Libye, dont la France (représentée par le chef d'état-major particulier de Sarkozy Benoît Puga) ont décidé de poursuivre leur aide au CNT pour éliminer les «restes» de l'ancien régime
Alors que la traque de Muammar Kadhafi se poursuit, les pays engagés militairement en Libye ont assuré lundi le Conseil national de transition (CNT) de leur appui pour éliminer les «restes» de l'ancien régime, lors d'une réunion à Doha au Qatar.

Le «Guide» serait, lui, à 100 km au sud-est de Tripoli, à Bani Walid, avec ses fils Saadi et Saïf al-islam, selon l'agence de presse italienne Ansa. Un autre de ses fils, Khamis, a été tué à environ 80 km au sud-est de Tripoli et enterré, a affirmé le gouvernement rebelle. A Tripoli, des petits groupes isolés de loyalistes sévissent encore sporadiquement.

La rébellion annonce la mort de Khamis Kadhafi. Le benjamin des fils de l'ex-dirigeant libyen a été tué à environ 80 km au sud-est de Tripoli et enterré, selon le gouvernement rebelle. «Un des leaders rebelles m'a confirmé que Khamis avait été tué quelque part près de Tarhouna, à environ 80 km au sud de Tripoli», a déclaré le ministre de la Justice Mohamed Allegi. «Il a peut-être été tué pendant une bataille. Le leader rebelle m'a dit qu'il avait été enterré», a-t-il ajouté. Les rebelles avaient indiqué dimanche que Khamis Kadhafi pourrait avoir été tué samedi lors d'un accrochage avec des pro-Kadhafi, lors du repli de sa brigade, qui était installée à Tripoli. Une cinquantaine de squelettes carbonisés y ont été découverts la semaine dernière. La mort de ce militaire, formé en Russie; a été annoncée à plusieurs reprises depuis le début du conflit, sans jamais être confirmée.

Objectif Syrte. Les négociations engagées depuis plusieurs jours par les rebelles avec les chefs tribaux sur la prise de Syrte, le dernier grand bastion kadhafiste sur la côte libyenne, n'ont pas abouti. Lundi soir, les rebelles en bivouac fêtaient la fin du ramadan, arrêtant, le temps d'une nuit de repos, leur progression vers la ville de Syrte. Dans la journée, sur le front Est, des éléments de reconnaissance des forces rebelles se sont approchés à quelque 70 km de la cité natale de Kadhafi, selon l'AFP. Les loyalistes usent de leur artillerie pour bloquer l'avancée de la rébellion. Les premières positions des insurgés sont installées à environ 100 km à l'est de Syrte.

Pour les pays engagés en Libye, «la guerre n'est pas finie». Les chefs d'état-major des pays engagés militairement en Libye, dont les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne et l'Italie, se sont réunis lundi à Doha au Qatar.Dans leur communiqué final, ils sont «unanimes pour considérer que la guerre n'est pas finie et que des opérations communes doivent être poursuivies pour que le peuple libyen puisse réaliser son objectif et éliminer les restes du régime de Kadhafi». Une décision qui a été prise à l'initiative du CNT qui souhaitait que la coalition internationale continue à le soutenir, évoquant le «danger» que représente Kadhafi.

Hillary Clinton assistera à la réunion de Paris. La secrétaire d'Etat américaine se rendra jeudi à Paris pour participer à la réunion du groupe de contact sur la Libye. Cette conférence, initiée par Nicolas Sarkozy, «va donner la possibilité à la communauté internationale d'approfondir une coopération financière et politique» pour les rebelles du CNT, a déclaré la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland. «Les jours et les semaines à venir vont être cruciaux pour le peuple libyen et les Etats-Unis et leurs partenaires s'engagent à réagir rapidement pour aider le CNT et répondre aux demandes des Libyens», a-t-elle ajouté.

Le responsable de l'attentat de Lockerbie est mourant, les Etats-Unis demandent au CNT un examen judiciaire. Selon CNN, Abdelbaset al-Megrahi, condamné pour l'attentat de Lockerbie, en 1988, est sur le point de mourir en Libye. La chaîne de télévision américaine a dit avoir retrouvé cet homme, atteint d'un cancer de la prostate en phase terminale, dans sa villa à Tripoli. «Nous lui donnons simplement de l'oxygène. Personne ne nous fournit aucun conseil (médical)», a expliqué son fils, Khaled. «Il n'y a pas de médecin. Nous n'avons personne à qui demander (de l'aide). Nous n'avons aucune ligne téléphonique pour appeler qui que ce soit». L'explosion de l'appareil de la Pan Am au-dessus de la petite ville écossaise avait fait 270 morts, pour la plupart des Américains, en décembre 1988. Abdelbaset al-Megrahi, condamné en 2001 à la prison à vie pour son implication dans cet attentat, avait été libéré pour des raisons humanitaires le 20 août 2009. La décision de la justice écossaise avait indigné les familles mais aussi Barack Obama. Aussi, les Etats-Unis ont demandé lundi au CNT, qui a accepté en principe, d'examiner le cas judiciaire d'Abdelbaset al-Megrahi.

Tripoli bombardée. Une demi-douzaine de violentes explosions ont résonné dans la nuit de dimanche à lundi à Tripoli, juste après le survol de la capitale libyenne par un avion de l'Otan. Les détonations, lointaines, sont survenues peu avant une heure du matin, lundi, alors que les rebelles libyens fêtaient à travers la ville leur victoire, comme chaque soir, en lâchant des rafales d'armes automatiques vers le ciel. Après les explosions, les tirs de joie des rebelles se sont interrompus plusieurs minutes, faisant régner un calme inhabituel sur Tripoli, avant de reprendre de façon plus modérée. Les combats sont terminés à Tripoli, mais quelques petits groupes isolés de loyalistes y sévissent encore sporadiquement, essentiellement la nuit, selon les rebelles. La violence des explosions laisse supposer la présence de forces pro-Kadhafi près de la capitale, où les rebelles ont pris mardi le contrôle du QG de Kadhafi qui dirigeait la Libye depuis 42 ans.

Le président du CNT reçu à Abou Dhabi. Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition, organe politique des rebelles libyens, s'est rendu dimanche aux Emirats arabes unis, seuls pays arabes engagés au sein de la coalition internationale en Libye. En le recevant dimanche soir, le prince héritier d'Abou Dhabi l'a assuré du soutien des Emirats à «la reconstruction de la Libye et à la relance des institutions nationales gouvernementales pour l'édification de la Libye de demain».

L'ambassade coréenne attaquée. Quelque dix attaquants sont entrés en force dans l'ambassade de Corée du Sud dimanche après-midi et ont tenté de voler des meubles et du matériel électronique, a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Shin Maeng-Ho. Ils se sont enfuis les mains vides lorsque les rebelles, appelés au secours par le personnel de l'ambassade, sont arrivés sur place. Personne, parmi le personnel, n'a été blessé. «Nous pensons qu'il s'agissait de civils se faisant passer pour des rebelles, puisqu'ils se sont enfuis quand la police contrôlée par les rebelles est arrivée», a indiqué le diplomate coréen.




Source:  Le Parisien, Mise à jour : 30.08.2011, 06h52

LIBYE: La Tanzanie ne reconnaît pas le CNT libyen pour le moment.

DAR ES-SALAAM -- Le gouvernement tanzanien a déclaré qu'il ne reconnaîtrait pas le Conseil national de transition libyen (CNT) formé par les rebelles tant que la Tanzanie n'aurait pas identifié clairement les réels architectes du CNT et tant qu'elle n'aurait pas acquis l'assurance que les Libyens ordinaires ont été totalement impliqués dans sa formation, a rapporté lundi la presse tanzanienne.

Le ministre tanzanien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Bernard Membe a tenu ces propos dimanche, réitérant l'appel de son pays à un cessez-le-feu en Libye et à la formation immédiate d'un gouvernement de transition regroupant tous les protagonistes de cette nation d'Afrique du nord déchirée par la guerre.

M. Membe a souligné que le régime de Mouammar Kadhafi touchait maintenant à sa fin et que la Tanzanie était préoccupée par le "bain de sang" en Libye et souhaitait y voir le cessez-le-feu et la paix.

La Tanzanie souhaite voir un gouvernement libyen sérieux qui respecte les principes des droits de l'Homme, de la bonne gouvernance, de la démocratie et qui apporte le développement à son peuple, a ajouté M. Membe.

La plupart des membres de l'Union africaine ont décidé de ne pas reconnaître le CNT pour le moment, tandis que certains autres pays comme le Botswana, le Nigeria, l'Ethiopie, l'Egypte, Djibouti, le Rwanda, la Tunisie, le Gabon, la Gambie, le Burkina Faso, le Bénin et le Kenya ont individuellement reconnu le CNT.


Source:  Xinhuanet, du 30/08/2011

RDC: Candide Okeke de l'Apareco s'exprime à coeur ouvert IIè partie

Sans faux fuyant, Candide Okeke, la conseillère principale d'Honoré Mgbanda, président de l'Apareco, s'était prêtée au jeu des questions-réponses durant deux heures, sous une porche dans le VIIIè arrondissement de Paris. La pertinence de ses réponses oblige Réveil-FM International à diffuser la totalité de l'interview en quatre partie au lieu de deux, pour demeurer conformer à notre ligne éditorial, d'un média citoyen non marchand. La disponibilité de Candide Okeke, la dame de fer contre le joséphisme ambiant, nous avait étonné. La grande maquisarde était décidée à sortir de sa tannière pour répondre à nos questions, alors qu'elle n'accorde plus d'interview depuis de lustres aux médias de la diaspora congolais. Nous vous proposons de prime à bord deux réponses de Candide Okeke qui figurent dans la troisième vidéo en préparation avant diffusion.

1. Réveil-FM International: Combattants, résistants, opposants y a-t-il vraiment une différence ? Ne sont-ils pas tous dans le même camp ?
Candide Okeke: Aujourd’hui on peut dire qu’un camp des congolais qui veulent la fin du régime de « Joseph Kabila » s’est clairement démarqué. Et dans ce camp on trouve effectivement plusieurs tendances .Les opposants sont ceux qui ont accepté le système en place et participent aux institutions ou pas, mais attendent l’organisation des élections pour une éventuelle alternative du pouvoir. Dans l’état actuelle des choses, ils risquent plutôt d’attendre longtemps, car cela n’arrivera pas pour des raisons que je viens d’évoquer. Ensuite il faut circonscrire le concept de «combattant» qui englobe à mon avis n’importe quel compatriote qui mène son combat politique quel qu’il soit. Et dans ce sens, même les gens du PPRD peuvent se décréter «combattants», parce qu’ils se battent pour défendre l’imposteur Rwandais qui les nourrit. Ceux qui ont combattu Mobutu depuis des années se disent aussi combattants à juste titre, parce qu’ils ont combattu dans l’opposition. Tous ceux qui combattent «Kabila» aujourd’hui par des actions de pression se font appelés généralement «combattants». Mais la différence en particulier se situent entre les combattants dans l’opposition, càd ceux qui reconnaissent le système en place et acceptent le processus électoral, et la dernière catégorie, celle des «combattants dans la Résistance» que nous pouvons aussi appeler des « combattants résistants ». Ceux là rejettent et combattent le système même du pouvoir d’occupation en place en RDC et refusent toute compromission avec lui jusqu’à la victoire finale de la libération totale du pays! L’APARECO appartient à cette dernière catégorie avec certains autres patriotes aussi. Et comme vous pouvez le constater, tout combattant n’est donc pas forcement un résistant. Et toute la confusion vient souvent de là.

2. Réveil-FM International: Que pensez-vous de la prochaine visite annoncée de Paul Kagame en France ? Comment l’APARECO compte-t-elle réagir à cela ?
Candide Okeke: Un terroriste à Paris au lendemain de la date du 11 septembre ? Un vrai pied de nez aux victimes du terrorisme mondial ! Je crois que cette fois ci, la France nous fait la totale! Je suis sincèrement choquée et profondément indignée de constater que ce pays qui se dit pays des droits de l’Homme invite cet homme qui incarne la terreur et la violence juste aux environs de cette date oh combien symbolique pour tous ceux qui désapprouvent le terrorisme dans le monde. N’oubliez pas que les soldats français qui meurent aujourd’hui en Afghanistan y sont allés suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York ! Depuis quelques temps, la diplomatie française dans la région des Grands Lacs en particulier nous laisse perplexe autant qu’elle nous inquiète. Mais au-delà de la diplomatie française, je ne peux que relever dans la programmation de cette visite le cynisme propre à Paul Kagamé. Et c’est dommage que la France se soit ainsi laissée manipulée. Cette date symbolique est sans doute la façon choisie par le chef de l’Etat rwandais pour cracher une bonne fois pour toutes sur l’enquête du Juge Bruguière qui démontrait clairement que lui et ses complices avaient usé de méthodes terroristes en 1994 pour abattre l’avion de l’ancien chef de l’Etat Rwandais Juvenal Habyarimana et son équipage français, déclenchant de ce fait le génocide rwandais. En tant que congolaise, sachant la manière dont Kagame continue en plus à saigner et à piller la RDC, le plus grand pays francophone au monde, je suis très déçue que la France donne autant l’impression d’avoir abandonné certains de ses nobles idéaux emblématiques. De toute évidence, cette attitude vient du fait que la France semble privilégier la recherche et la préservation de ses intérêts économiques dans la région. Et comme Paul Kagamé a la main mise sur la RDC à travers son frère « Joseph Kabila » grâce à qui il pille notre pays, il se positionne comme un interlocuteur incontournable de la France dans la région. Mais nous rappelons à l’Etat français et aux opérateurs économiques français qui seraient tentés de répondre aux sollicitations de Kagamé, que ce Monsieur qui est responsable du pillage de la RDC a fait de son pays, le Rwanda, un Etat recéleur dont 50% du budget national est constitué du pillage organisé en RDC. Autrement dit, tôt ou tard, notre peuple sera en mesure de réclamer ce qui lui appartient. Il apparient donc à tous ceux qui sont impliqué dans la région de se mettre du bon côté de l’histoire. Dieu merci, au sein du gouvernement français actuel, il y a au moins 2 ministres français et pas des moindres (Juppé et Mitterrand) dont les positions à travers leurs propos concernant le chef de l’Etat rwandais prouvent que malgré le jeu des intérêts, certains hommes politiques français n’ont pas totalement perdu de vue la vraie nature de Paul Kagamé. En attendant, l’APARECO invite tous les congolais de France à se mobiliser massivement pour réserver à Kagamé un accueil à la hauteur de ses crimes commis dans la région des Grands Lacs. Par nos manifestations, nous voulons aussi attirer l’attention du peuple français sur les crimes que cet ogre rwandais a commis en RDC, mais que les médias occidentaux semblent occultés par les seuls génocides rwandais dont Kagamé en est d’ailleurs le déclencheur.

La visite de Kagamé en France, si elle a lieu, ne devrait cependant pas nous décourager. Car, chacun se souviendra que Kadhafi aussi avait été reçu en grande pompe à Paris avant de recevoir, quelques mois plus tard, les bombes de l’OTAN dont celles particulièrement… de la France! Donc, Wait and see…


Author: Freddy Mulongo,


http://www.lepost.fr/article/2011/08/29/2578020_candide-okeke-de-l-apareco-s-exprime-a-coeur-ouvert-iie-partie.html

Source: Le Post.fr, du 30/08/2011

LIBYA: La femme et trois enfants de Kadhafi sont en Algérie

ALGER (Reuters) - La femme de Mouammar Kadhafi, Safia, sa fille Aicha et ses fils Hannibal et Mohammed, se sont réfugiés en Algérie lundi matin, rapporte l'agence algérienne de presse APS.
Citant un communiqué du ministère algérien des Affaires étrangères, l'APS précise que cette arrivée a été signalée aux Nations unies et aux autorités rebelles libyennes.
L'épouse de Mouammar Kadhafi, "Safia, sa fille Aicha, ses fils Hannibal et Mohamed, accompagnés de leurs enfants sont entrés en Algérie à 08h45 par la frontière algéro-libyenne", indique l'agence de presse.
Cette information a été portée à la connaissance du secrétaire général des Nations unies, du président du Conseil de sécurité et de Mahmoud Djibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition libyen (CNT), ajoute-t-elle.
Le gouvernement mis en place par les insurgés libyens estime qu'Alger commettrait un acte d'agression en accordant l'asile aux membres de la famille de Kadhafi et va réclamer leur extradition.
"Nous nous sommes engagés à accorder un procès équitable à tous ces criminels, et nous considérons par conséquent qu'il s'agit d'un acte d'agression", a réagi Mahmoud Chamman, porte-parole du Conseil national de transition.
"Nous conseillons à tous de ne pas protéger Kadhafi et ses fils. Nous les traquerons où qu'ils se trouvent et les arrêterons", a-t-il ajouté.
Les rebelles libyens ont accusé par le passé l'Algérie de soutenir le colonel dans la guerre civile qui se déroule en Libye, une accusation démentie par les autorités algériennes.
Le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci, a engagé des discussions avec un responsable des rebelles, a annoncé l'APS plus tôt dans la journée. Il s'agit du premier contact à haut niveau après des mois de relations tendues avec la nouvelle direction libyenne.
L'Algérie est le dernier pays d'Afrique du Nord à ne pas avoir reconnu le Conseil national de transition comme le nouveau gouvernement de fait de la Libye après la prise du QG de Mouammar Kadhafi à Tripoli.
Richard Valdmanis à Tunis et Marie-Louise Gumuchian à Alger; Gérard Bon, Henri-Pierre André et Pierre Sérisier pour le service français.

Source: , 30/8/11, 08:28, il y a 11 heures

LIBYA: Museveni speaks out on Gadaffi assault


President Museveni (right), Mubajje and other Muslims chatting during the dinner on Saturday
President Museveni (right), Mubajje and other Muslims chatting during the dinner on Saturday


PRESIDENT Yoweri Museveni has attacked European powers under NATO over the way they handled the Libyan crisis.

“Although Gadaffi had his own problems which I always criticised, Europeans have got more problems. Europeans are fond of regarding everybody as a fool except themselves,” Museveni remarked.

He said while the African Union (AU) had advised the European powers on how to proceed, they did not listen.

Referring to the AU crisis meeting on Libya which ended in Ethiopia on Friday, Museveni said Africa was out to defend its interests.

“Slowly, we are coalescing our position. Africa is strong enough to stand up. We told the United Nations that we want dialogue in Libya and cessation of hostilities. Other people were pushing for another position but Africa’s roadmap, which we worked out in March, is the best way,” Museveni said.

He made the remarks on Saturday while hosting over 900 members of the Muslim community to the annual iftar dinner at State House in Entebbe.

In attendance were gender minister Syda Bbumba, Electoral Commission chairman Eng. Badru Kiggundu, NRM vice-chairman Al Hajj Moses Kigongo and the Uganda Human Rights Commission chief Medi Kaggwa. Also present were diplomats from Syria and Libya.

President Museveni recalled a time when he had a disagreement with Gadaffi over mobilising Ugandan traditional leaders without involving him (Museveni). “We cancelled it and you remember I warned our chiefs,” he said.
Museveni asked the Ugandan Muslim community to pray for the Libyans who are suffering in the ongoing war.

He noted that Libyans under their leader, Col. Muammar Gadaffi, had supported Ugandan Muslims, including building a mosque at Old Kampala.
The President said rising commodity prices was a boom and particularly good for rural farmers and industrialists, but bad for urban dwellers and salaried employees.

The Mufti, Sheikh Shaban Mubajje, called for an end to bloodshed in Libya as well as other Arab countries of Iraq, Afghanistan, Syria, Egypt and Yemen.
He commended Museveni for his role in the AU High Level ad hoc committee tasked with ending the Libyan crisis.

Mubajje asked Museveni to increase the Muslim community’s budget and address the increase in commodity prices.

He suggested that one way of addressing the debate over Mabira Forest giveaway was to support sugar cane outgrowers, which would also address household poverty.

Sheikh Sulaiman Kakeeto, the head of the Tabliq Muslim community, blamed the ongoing economic crises around the world on man’s disobedience of Allah’s commands.

Source: Newvision, Monday, 29th August, 2011

Author: Raymond Baguma

Sunday, August 28, 2011

LIBYA: Les rebelles libyens convergent vers Syrte, recherchent Kadhafi

TRIPOLI (Reuters) - Les rebelles libyens convergeaient lundi vers Syrte, ville natale de Mouammar Kadhafi, dans l'espoir de donner le coup de grâce au colonel libyen mais sans être certains de le retrouver.
On ignore toujours où se trouve Mouammar Kadhafi, qui peut également se cacher à Tripoli six jours après la chute de la capitale aux mains des insurgés.
L'avancée des rebelles vers Syrte est toujours soutenue par les frappes aériennes de l'Otan. "Nous faisons très attention à ce qui se passe à Syrte car nous savons qu'il subsiste là-bas des restes du régime", a dit un porte-parole à Bruxelles.
Sur le terrain, les insurgés se rapprochent et espèrent prendre Syrte d'ici dix jours si les partisans du "guide" ne capitulent pas.
Un commandant rebelle a dit que ses hommes étaient à moins de 100 km à l'est de Syrte et un autre commandant a dit à Reuters que la ligne de front occidentale était à 30 km de la ville.
Mouammar Kadhafi est né à Syrte et, après son coup d'Etat de 1969, a transformé ce tranquille village de pêcheurs en important centre de pouvoir, aujourd'hui peuplé de 100.000 habitants.
Il est relativement soutenu dans cette ville. Qu'il ait choisi ou non de s'y retirer, la prise de Syrte serait un pas important pour les rebelles, stratégiquement et symboliquement.
"Maintenant, nous avons juste besoin de trouver Kadhafi", a dit Djamal Tunalli, commandant rebelle à Misrata, à Reuters.
"Je pense qu'il se cache toujours sous Bab al Aziziah, comme un rat", a-t-il dit en référence au complexe fortifié de Kadhafi, pris mardi par les rebelles.
PÉTROLE
Sur le front oriental, les rebelles étaient dimanche soir à sept kilomètres au-delà de Bin Djaouad et contrôlaient le carrefour de Naoufalia.
"Nous avançons lentement", a dit Mohammad Zaouaoui, porte-parole des rebelles, à Reuters. "Nous voulons donner plus de temps aux négociations, pour donner la chance à ceux qui tentent de persuader les habitants de Syrte de se rendre et d'ouvrir leur ville", a-t-il ajouté.
A Tripoli, le Conseil national de transition (CNT) formé par les insurgés tente de raffermir son emprise sur la ville après des journées de confusion et de résistance des partisans de Kadhafi.
Des explosions et quelques coups de feu pouvaient encore être entendu dans la nuit de dimanche à lundi.
L'odeur des corps en décomposition et des poubelles brûlées flotte encore dans la ville et il est difficile de s'alimenter.
La guerre continuera jusqu'à ce que Kadhafi soit tué ou capturé, assurent les responsables du CNT, en insistant sur le fait que le Guide, ainsi que son fils Saïf al Islam et le chef des services de renseignement, devront être jugés en Libye, bien qu'ils soient recherchés par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité.
"Nous n'avons pas négocié lorsque nous étions faibles et nous ne négocierons pas maintenant que nous avons libéré toute la Libye", a dit Mahmoud Chammam, ministre de l'Information du CNT, lors d'une conférence de presse.
Le CNT tente de rétablir les services de base et de faire redémarrer l'économie, fondée sur le pétrole.
Des responsables ont annoncé dimanche qu'un gazoduc important vers la Sicile avait été réparé et que les exportations pourraient reprendre d'ici la fin du mois de septembre.
A l'Ouest, la Tunisie a rouvert un poste-frontière crucial pour le ravitaillement du pays.
Le CNT s'est également fixé pour mission d'empêcher les représailles des rebelles contre les anciens partisans de Mouammar Kadhafi. De nombreux cadavres ont été retrouvés ce week-end est les soupçons d'exécutions sommaires concernent les deux camps.
Avec Samia Nakhoul à Tripoli, Robert Birsel, Alex Dziadose et Emma Farge à Benghazi; Clément Guillou pour le service français.

Author: Maria Golovnina et Mohammed Abbas | Reuters – il y a 13 minutes

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