Monday, April 2, 2012

MALI: La rébellion coupe le Mali en deux

Analyse. Les rebelles touaregs, dont une partie affiche des liens avec Al-Qaeda au Maghreb islamique, contrôlent désormais Gao et Tombouctou dans le nord du pays, mettant l’armée en déroute.

Kidal, Gao et Tombouctou. En trois jours, les rebelles touaregs ont achevé la conquête de tout le nord du Mali, atteignant leur but de guerre proclamé. Le pays est désormais coupé en deux et le risque de partition, jugé hier encore du domaine du fantasme, prend corps.

L’armée gouvernementale s’est effondrée de manière foudroyante. Durant leur offensive éclair, les insurgés n’ont quasiment rencontré aucune résistance. «L’armée malienne n’a jamais réellement existé, explique un expert militaire français. Ses hommes étaient là, pour la plupart, pour bénéficier d’un salaire et de conditions de vie décentes. Pourquoi se feraient-ils tuer pour une région qui leur apparaît comme un pays étranger ?»

A la mi-janvier, les rebelles touaregs ont justifié le recours aux armes par la volonté de «libérer» l’Azawad, une vaste région du Nord-Mali qu’ils considèrent comme le berceau de leur civilisation. Depuis l’indépendance de cette ancienne colonie française, en 1960, le Mali est périodiquement secoué par des mouvements de révolte des «hommes bleus». Ces derniers ne se sont jamais sentis ni intégrés ni considérés par le pouvoir central. «Le sentiment d’humiliation ressenti en permanence par les Touaregs est un ressort essentiel pour comprendre leur défiance vis-à-vis de Bamako», dit un spécialiste de la région.

Corridor. Jusqu’alors, ces révoltes à répétition s’achevaient toujours autour d’une table de négociations. Avec, dans le rôle du parrain attentionné, feu le colonel Kadhafi. Ce dernier a gardé en permanence un œil sur la bande sahélienne qu’il se piquait de vouloir régenter. Pour ramener le calme, l’ancien homme fort de Libye mettait généralement la main au portefeuille. Tout le monde rentrait alors dans le rang au Mali. Jusqu’à la fois suivante.

A cet égard, la disparition du Guide libyen a marqué un véritable tournant pour Bamako. Pendant le conflit en Libye, plusieurs centaines de combattants touaregs originaires du Mali, à la solde de Tripoli, ont fui sans encombre le sol libyen pour rejoindre leur pays natal. Le pouvoir malien a alors soupçonné l’Otan de leur avoir ouvert un corridor afin de leur permettre de sortir sans encombre de Libye. Et ainsi affaiblir le camp de Kadhafi. «C’est une colonne entière, très bien structurée, avec des ambulances en queue de convoi, qui a rallié le nord du Mali», s’étonnait, récemment, l’ex-ministre malien des Affaires étrangères, Soumeylou Boubèye Maïga.

Orphelins, les combattants touaregs des légions du Guide libyen, bien entraînés et lourdement armés, se sont trouvé une nouvelle raison d’être : devenir maîtres chez eux, en abrogeant la loi d’un pouvoir dont le siège est à plus d’un millier de kilomètres de là. Les hommes du colonel Mohamed Najim, rejoints par des vétérans de rébellions touareg précédentes, ont alors fondé le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Ce sont ces soldats aguerris et motivés qui se sont emparés hier de Tombouctou.

Mais, sur le terrain, ils sont concurrencés par une autre faction touareg, baptisée Ansar Dine («l’Armée de la religion»). Dirigée par une figure de la région de Kidal, Iyad ag-Ghaly, elle affiche d’autres objectifs, proclamant notamment sa volonté d’instituer la charia sur tout le territoire malien. A Kidal, comme à Gao, des témoins joints par l’AFP racontent avoir vu des «barbus» lancer des «Allah akbar !» (Dieu est grand !) en entrant dans ces cités.

Ce groupe serait, en grande partie, composé de jeunes radicalisés au contact d’Al-Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi), actif dans le nord du Mali. Dans une zone désertique et extrêmement pauvre, une nouvelle génération de Touaregs aurait ainsi été séduite par l’idéologie des islamistes et par leur puissance fondée sur l’argent des rançons des prises d’otages occidentaux.

«Rétablir l’unité». Quelle est la nature exacte des liens entre Ansar Dine et les membres du MNLA, un mouvement qui se veut laïc ? C’est, pour l’heure, l’une des interrogations majeures. Sur le terrain, les deux groupes sont présents côte à côte, mais ils n’avancent pas forcément main dans la main. Ainsi à Kidal, chacun a pris le contrôle d’un camp militaire. «Nous partageons les mêmes objectifs, assure pourtant Hama Sid Ahmed, un porte-parole du MNLA. Dans les jours qui viennent, nous allons travailler tous ensemble à rétablir l’unité de notre mouvement. Certains slogans ne correspondent en rien aux traditions de la région et aux revendications des Touaregs.» Une fois atteints leurs objectifs territoriaux, ces groupes aux idéologies diamétralement opposées ne risquent-ils pas de s’affronter ? Pour compliquer un peu plus la donne, un nouveau groupe islamiste a fait irruption ce week-end à Gao : le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Se présentant comme une dissidence d’Aqmi, il serait dirigé par des activistes maliens et mauritaniens.

Les responsables du MNLA, qui affirmaient avoir pris les armes aussi pour «récupérer» les jeunes séduits par les sirènes d’Aqmi, auraient-ils déjà perdu la partie ? «Aqmi tente de profiter de la situation pour s’infiltrer, reconnaît Hama Sid-Ahmed. Jusqu’ici, notre priorité a été d’atteindre nos objectifs territoriaux. Mais dans les jours qui viennent, nous allons nous occuper d’Aqmi.»

Aux abois, la junte qui, à Bamako, a déposé l’ex-président Amadou Toumani Touré, a annoncé, hier, le rétablissement de l’ordre constitutionnel et l’envoi d’émissaires auprès des insurgés. Mais lesquels ?

Author:  Thomas Hofnung



Source:   Liberation, du 02/04/2012

MALI: Déclaration à la presse du président du CNRDRE, le capitaine Amadou Haya Sanogo

Nous, Officiers, Sous-officiers, Soldats, membres du Comité National pour le Redressement de la Démocratie et la MRestauration de l'Etat (Cnrdre) ;

- Fermement attachés à l'unité et à l'intégrité territoriale de notre pays;

- Réaffirmant notre pleine adhésion aux valeurs de la paix, de la démocratie, de l'Etat de droit et de la bonne gouvernance ;

-Très préoccupés par les attaques des mouvements armés dans le Nord Mali et déterminés à défendre, à tout prix, l’intégrité du territoire national;

-Conscients de notre responsabilité devant le Peuple Malien depuis le mouvement insurrectionnel du 22 mars 2012;

-Prenant acte du Communiqué final du Sommet extraordinaire de la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao), tenu à Abidjan le 27mars 2012 et du Communiqué du mini Sommet de la Cedeao, tenu à Abidjan le 29 mars 2012.

-Après consultation avec Son Excellence Monsieur Blaise Compaoré, Président du Burkina Faso, Médiateur de la Cedeao dans la crise au Mali;

1. Prenons l'engagement solennel de rétablir, à compter de ce jour, la constitution de la République du Mali du 25 février 1992, ainsi que les institutions républicaines ;

2.Toutefois, compte tenu de la situation de crise multidimensionnelle que vit notre pays et afin de permettre une transition dans de bonnes conditions et de préserver la cohésion nationale, décidons d’engager, sous l’égide du Médiateur, des consultations avec toutes les Forces vives du pays dans le cadre d'une Convention nationale pour la mise en place d'organes de transition en vue de l'organisation d’élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques auxquelles nous ne participerons pas.

Bamako, le 1er avril 2012

Le Président du Comité National pour le Redressement
de la Démocratie et la Restauration de L'Etat

Author: Capitaine Amadou Haya SANOGO



Source:  L'intelligent d'Abidjan, du 02/04/2012

Mali: les rebelles touareg prennent Tombouctou, le pays coupé en deux

BAMAKO - Les rebelles touareg maliens ont pris dimanche le contrôle de Tombouctou, dont la chute consacre leur mainmise sur la quasi-totalité du nord du Mali, suscitant une inquiétude croissante dans la région.

Impuissante à endiguer cette progression fulgurante, et sous pression des pays voisins, la junte militaire en place depuis moins de deux semaines à Bamako a promis le retour au pouvoir civil et un gouvernement de transition, sans pour autant fixer de calendrier.
Confronté au double "défi malien" d'un putsch militaire et d'une insurrection touareg au nord du Mali, un pays membre de la Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest), le président en exercice de l'organisation, l'ivoirien Alassane Ouattara, a annoncé dimanche soir un nouveau sommet régional lundi à Dakar.
Dans l'après-midi, le Mouvement national pour la libération de l'Azawad (MNLA), principale composante, a revendiqué la prise de la ville et de sa région.
Un jeune civil a été tué par un éclat d'obus près de la grande mosquée, selon un habitant.
La junte a dépêché au moins un émissaire à Tombouctou pour négocier un cessez-le-feu avec les rebelles, a annoncé dimanche à l'AFP son chef, le capitaine Amadou Haya Sanogo.
Mohamed Ag Erlaf, un ancien ministre, a rencontré Mohamed Najim, l'un des responsables militaires du MNLA qui, selon lui, "a promis d'assurer la sécurité des populations".
Avec Tombouctou, Kidal et Gao, les trois capitales administratives du Nord du pays, les rebelles contrôlent environ la moitié du territoire au terme d'une avancée foudroyante de trois jours.
C'est justement pour éviter ce scénario que la junte avait renversé le 22 mars le président Amadou Toumani Touré, l'accusant d'avoir été incapable d'endiguer l'offensive touareg depuis janvier.
Malgré le putsch, l'avancée des Touareg, dont beaucoup sont rentrés lourdement armés de Libye où ils avaient soutenu le régime Kadhafi, s'est amplifiée sans rencontrer de vraie résistance ces derniers jours, bénéficiant même des défections, comme celle du colonel Elhadj Ag Gamou, le chef de la garnison de Kidal, lui-même Touareg.
Les rebelles s'étaient emparés dans la nuit de dimanche à lundi de Gao, ville de 90.000 habitants abritant l'état-major militaire pour toute la région Nord.
--Promesses de transition et d'élections--
La junte a promis dimanche le retour à un pouvoir civil et une transition vers des élections à une date non précisée.
"Nous prenons l'engagement solennel de rétablir à compter de ce jour la Constitution (...) ainsi que les institutions républicaines", a déclaré le capitaine Sanogo en annonçant "des consultations avec toutes les forces vives du pays dans le cadre d'une convention nationale" pour permettre "la mise en place d'organes de transition en vue de l'organisation d'élections apaisées, libres, ouvertes et démocratiques".
Il a confirmé que la junte n'y participerait pas, mais sans préciser la durée ni les termes de cette transition. Il n'a pas évoqué le sort du président Touré.
Le chef de la junte s'exprimait aux côtés du médiateur ouest-africain, chef de la diplomatie burkinabè, Djibrill Bassolé.
La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) avait avoir brandi la menace d'un "embargo diplomatique et financier" d'ici lundi et mis une force d'intervention de 2.000 hommes en "alerte".
La rébellion compte plusieurs composantes, dont il est difficile de mesurer l'exacte influence sur le terrain, et qui dépend des zones d'opération: les deux principale sont le MNLA et le groupe islamiste Ansar Dine du chef touareg Iyad Ag Ghaly, principal artisan de la prise de Kidal.
Selon certaines sources, des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) combattent avec les rebelles, ce que le MNLA, d'obédience laïque, dément.
Le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), une dissidence d'Aqmi dirigée par des Maliens et des Mauritaniens, a également revendiqué sa participation à l'offensive.

Les hommes du Mujao contrôlent aujourd'hui l'un des deux camps militaires de Gao, tandis que le MNLA est installé dans l'autre caserne en périphérie de la ville.

Toujours à Gao, les portes de la prison civile ont été ouvertes par des inconnus et de nombreux bâtiments, dont des administrations et des hôtels réputés servir de l'alcool, ont été saccagés.


Source:  L'Express, du 02/04/2012

Sunday, April 1, 2012

MALI: Is Mali's coup doomed?


A man wearing a traditional hat arrives at a rally in support of the ruling military junta, attended by roughly 1,000 people in a stadium with a capacity of 50,000, in Bamako, Mali The Malian rebels are moving forward rapidly

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The Tuareg rebels in the north of Mali had warned that they were going to take advantage of instability caused by a coup d'etat in the capital, Bamako, to move forward rapidly.

And that is just what they have now done.

On Friday, they attacked the town of Kidal. It is the first regional capital they have taken control of and a much bigger town than all the other localities the rebels have held since their attacks began in mid-January. The forces which had been fighting with the Malian army in Kidal either deserted or retreated.

On Saturday, the advance continued, and the town of Gao, another regional capital, also fell. Gao is an even bigger town than Kidal and it is where the headquarters of the Malian army for all its operations in the north are based.

The irony is that the reason for the coup d'etat was that many of the rank and file in the Malian army felt that the war in the north was being badly handled by ousted president Amadou Toumani Toure.

The army was being humiliated by Tuareg forces time and again. The army complained that the government was not equipping them well enough, not sending reinforcements when needed and keeping the population in the dark about the deaths of government troops.

So a week and a half ago, a spontaneous mutiny in a military camp near Bamako evolved into a full-blown coup. Soldiers took over the presidential palace and the state broadcaster.

Independent state

Coup leader Capt Amadou Haya Sanogo addresses the press at junta headquarters in Kati, outside Bamako on 30 March Ecowas wants coup leader Capt Amadou Sanogo to step down

Rebel forces are also surrounding the town of Timbuktu, the last town in the area that they call the Azawad, which some Tuaregs would like to see as the territory of their independent state.

Other Tuareg fighters, however, are not interested in independence from Bamako. Instead they say they are fighting so that Sharia law can be imposed in Mali. The leader of this faction is said to have close ties with an al-Qaeda-linked group, al-Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM).

AQIM has been active in northern Mali for some years. They have bases from where they have been carrying out kidnappings and attacks across the region. The link between a Tuareg faction and AQIM is worrying many.
Sanctions threat
Now that the military are in charge in Bamako, however, not only are they having to deal with the critical situation in the north, but also with the fact that the heads of state of Mali's neighbours have decided to make an example of the current situation to try and make sure that a military coup never happens to them.

The regional grouping Ecowas (Economic Community of West African States) says sanctions will be imposed on Mali from Monday if Captain Amadou Sanogo, the coup leader, does not step down. The sanctions are similar to those which put so much pressure on Laurent Gbagbo of Ivory Coast when he refused to hand over power last year.

Mali map

Ecowas members say they will block Mali's access to cash from the West African central bank and will also close all their land borders with Mali.

Mali imports all its petroleum products. If sanctions were imposed, transportation would grind to a halt. Electricity and running water would start running out without fuel to power turbines.

Capt Sanogo does not really seem to have understood the Ecowas message and instead of discussing how he can hand power back to a civilian government, he has been calling on the regional heads of state to help him sort out the rebellion in the north.

Capt Sanogo is also asking Ecowas to take more time to understand the situation in Mali and the reasons for his coup.

Although he has a point that the man he deposed was looking like he did not have a solution to the crisis in the north, and although Capt Sanogo does have some real support among the population, his request is likely to fall on deaf ears.

Ecowas wants Capt Sanogo gone and he cannot hold out forever if all his neighbours are against him. If he does not step aside in the next couple of days, he will probably be gone in the next couple of weeks.

The problem that will remain once the junta is gone, however, is Mali's north.

Any new regime in Bamako is going to have to deal with a zone where all sorts of interests - dreams of independence by some Tuaregs, calls for the imposition of Sharia by others and a thriving drug-smuggling trade - collide and where the Malian state has very little presence.

Any government in Bamako that wants to regain control of the north is going to face a task that is going to take months, if not years.

Source: BBC News,

MALI: Mali rebels say they surround Timbuktu

The Djingareyber Mosque in Timbuktu (file image) The historic town of Timbuktu is one of the most famous in Mali

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Tuareg separatist rebels in Mali say they have surrounded the historic town of Timbuktu after a rapid advance through the north of the country.

Eyewitnesses in the town say they have heard heavy weapons and machine-gun fire, apparently being directed at a military base.

Troops appear to have deserted the base, a resident told BBC News.

Two other important centres, Kidal and Gao, fell to the rebels and their Islamist allies in recent days.

A resident who spoke to the BBC's Thomas Fessy said the Malian army had fled but a Malian Arab self-defence militia, backed by local businesses, was still defending Timbuktu.

There was no actual fighting inside the town, the resident added. But reports speak of residents barricading themselves into their homes with their families.

Timbuktu, about 1,000km (600 miles) from the capital Bamako, is the only major northern town still under the control of the Malian army.

Figures on casualties in the fighting are not been available.
'Prison opened'
In their statement, the National Movement for the Liberation of Azawad (MNLA) said they had "liberated" the town of Gao on Saturday.

Analysis

The name Timbuktu evokes mystery and romance. It is used in literature to describe a place that is impossibly remote. A recent survey in the UK found that more than 30% of respondents did not believe Timbuktu was a real place. But it is.
Located on the southern edge of the Sahara, and just north of the River Niger, it is nearly 1,000 years old. Famous writers have contributed to its mythical status. The Moorish author, Leo Africanus, described how the king of Timbuktu was so rich that some of his golden objects weighed hundreds of kilos.
The town made its fortune through trade, where salt brought in from the Sahara was worth its weight in gold. Slaves and ivory were also traded.
With its distinctive mud mosques rising from the sand, the town is a centre for Islamic scholarship. About 700 ancient manuscripts are held in the town's approximately 60 libraries.
But the Timbuktu of today is very different from the golden age. It is poor and parts of it are sinking under the encroaching desert sands. It has until recently attracted tourists but they have been put off by a spate of kidnappings by a group with links to al-Qaeda.

Few details of the situation in the town of 90,000 people have emerged since the rebels moved in, but witnesses quoted by AFP news agency said unknown attackers had forced open the gates of the prison and several public building had been looted by civilians.

Officials with several international non-governmental organisations based in Gao have fled the town, a security source told the agency.

The country has been in turmoil for more than a week since army officers overthrew the government, blaming it for failing to contain the rebels, who launched their offensive in January.

Coup leader Captain Amadou Sanogo said in a statement read out on state television that soldiers had decided not to fight the rebels in Gao because the town's military camps were close to residential areas.

Regional group Ecowas has demanded the reinstatement of Mali's elected government, and has put 2,000 troops on standby for a possible intervention.

Appealing for support from the international community, the current chairman of Ecowas, Ivory Coast President Alassane Ouattara, said on Saturday that Mali's territorial integrity must be preserved "at all costs".

"We must succeed because if Mali is divided, carved up, it is a bad example," he added.

Ecowas has threatened to close land borders, freeze assets and impose a financial blockade if the army does not stand down before Monday.

Residents of Bamako fear real shortages if the sanctions take effect, our correspondent says.

The fighting in the north has forced some 200,000 people from their homes, with neighbouring states struggling to look after refugees.
Looted weapons
Mali's overthrown President, Amadou Toumani Toure, is said to be safe at an undisclosed location inside Mali.

Map locator

Tuaregs have launched several rebellions over the years, complaining that the government in Bamako ignores them.

However, the new conflict has been fuelled by the return of Tuareg fighters from Libya last year after fighting for the late Muammar Gaddafi or his opponents.

It appears these fighters are heavily armed with looted weapons.

The MNLA are backed, for now, by a smaller, Islamist group called the Ansar Edine, which wants to impose Sharia law.

Analysts say the militants have taken advantage of Mali's coup to make a swift advance.

Source: BBC News/Africa,

Belgique : Exemple de démocratie basée sur l’ethnie

                   

La carte de la Belgique
L’actuelle Belgique est née de la scission du royaume des Pays-Bas, crée en faveur de Guillaume 1er d’Orange par le Congrès de Vienne en 1815, suite à la défaite de Napoléon à Waterloo le 18 juin de la même année. Ce royaume était composé de deux entités. Au nord la Hollande avec 2 millions d’habitants et au sud la Belgique avec 3,5 millions. Mais ces deux entités n’étaient pas logées à la même enseigne. Dans le nouvel Etat, « la Belgique apportait ses terres fertiles, ses richesses minérales et son industrie; de son côté, la Hollande possédait des ports nombreux, une marine puissante et d’importantes colonies ». En outre, la Hollande était et reste protestante tandis que la Belgique était et demeure catholique.

Le rapport de forces était incontestablement en faveur du Nord. Aussi les Hollandais bénéficiaient-ils d’un « favoritisme indéniable dans l’administration et insupportable pour la plupart des Belges». Une invitation à la rébellion que ces derniers ne mettront pas longtemps à concrétiser. Le 15 août 1830, des manifestations engendrent des troubles à Bruxelles; ceux-ci débouchent sur une lutte sanglante et la défaite des Hollandais. C’est la révolution belge, mère de l’indépendance de la Belgique, reconnue par la Conférence de Londres en décembre 1830.

Dans le nouvel Etat comme dans l’ancien, il y avait une ligne de fracture relative à la composition sociologique du pays. Comment la démocratie de type Westminster s’est-elle adaptée à cette réalité ? Comment a-t-elle barré jusqu’ici la route à la libido dominandi des uns sur les autres et aux revendications séparatistes ?

Les ethnies belges

Il est vrai que les Belges ne parlent d’eux-mêmes en termes d’ethnie. Ils préfèrent réserver ce lexème pour désigner les Africains et les autres peuples du Tiers-Monde. Mais à y regarder de près, il ne s’agit-là que de la grande mystification de l’entreprise coloniale qui tenait à opposer les « civilisés » aux « sauvages ». Quand un même phénomène social était observé chez les uns et les autres, il fallait user des termes différents pour bien marquer la différence entre les premiers et les derniers. Ainsi, par exemple, le Belge vivant en RDC est un expatrié tandis que le Congolais vivant en Belgique est un immigré. Soulignant le ressort de la crise du Kosovo, l’historien français Jean-Pierre Chrétien écrit avec raison : « Les déchirements dans l’ex-Yougoslavie (Bosnie, Kosovo...) ne sont pas de nature différente de ceux qui ensanglantent depuis 1993 la région des Grands Lacs (Burundi, Rwanda, Kivu...). Les nationalités ne sont pas réservées à l’Europe et les ethnies à l’Afrique ».

La situation de la Belgique renvoie donc à celle de deux pays sur lesquels elle a eu à exercer sa tutelle : le Rwanda et le Burundi. A l’exiguïté territoriale commune s’ajoute le fait que les trois Etats sont peuplés de trois ethnies : les Flamands, les Wallons et les Germanophones (entités culturelles) dans le premier; les Hutu, les Tutsi et les Twa (sous-groupes raciaux) dans les deux autres. Dans chaque Etat, la dernière composante citée ne fait presque pas parler d’elle, compte tenu de son faible poids démographique. Deux différences essentielles. Dans l’Etat européen, chaque communauté occupe un territoire distinct, avec quelques enclaves, et l’écart démographique entre les deux grandes n’est pas très sensible. Par contre, dans chacun de deux Etats africains, il n’y a ni Hutuland ni Tutsiland, et les Hutu constituent une écrasante majorité de plus ou moins 85%.

De l’unité fictive à l’unité réelle du pays

«Parce que la révolution avait été menée par les Wallons (...) qui alors et jusqu’en 1961 constituaient une majorité politique, la constitution de 1831, modelée sur le libéralisme et le constitutionnalisme monarchique français, reçut un caractère nettement unitaire et majoritaire, ceci en dépit de la population flamande qui ressentait fortement son identité et constituait une communauté culturelle distincte». Aussi la première constitution du nouvel Etat stipulait-elle en son article premier : « La Belgique est divisée en provinces... ». Mais 162 ans après, c’est-à-dire en 1993, cet article a été modifié : « La Belgique est un Etat fédéral composé des régions et des communautés ... ». Comment en est-on arrivé là ?

A l’indépendance de la Belgique, le rapport de forces penche du côté de la riche Wallonie. Aussi les Wallons vont-ils développer un complexe de supériorité vis-à-vis des Flamands. Mais « depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les divergences de vue entre les deux grandes communautés culturelles du pays se sont exprimées, parfois avec force, dans des problèmes tels que la question royale, la question scolaire, la répression de la collaboration et, plus récemment, la politique économique. Le déclin démographique et économique de la Wallonie contraste aussi avec l’essor démographique et industriel de la Flandre, dont le poids politique se fait de plus en plus sentir au Parlement et au Gouvernement ». Dès lors, le nationalisme flamand se sent pousser des ailes, s’affirme avec assurance et sous son impulsion, la loi fixe une frontière linguistique en 1963, freinant l’expansion de l’influence wallonne en Flandre. Sept années plus tard, la constitution est révisée : « l’article 107 quater reconnaît l’existence de trois régions économiques : la Flandre, Bruxelles et la Wallonie ». Et en 1980, les institutions régionales sont mises en place.

De la Belgique unitaire, on est passé à la Belgique régionalisée, l’antichambre du fédéralisme actuel. Car « après les accords de la Saint Michel (29 septembre 1992), d’Etat unitaire et centralisé, la Belgique est devenue un Etat fédéral, et, peut-être, dans l’avenir, si les thèses des séparatistes finissent par prévaloir, une confédération d’Etats indépendants ». En d’autres termes, de l’unité fictive chère aux défenseurs de l’idée d’Etat-Nation, on est passé à l’unité réelle.

Des partis nationaux aux partis ethnicisés

Les partis politiques n’ont pas attendu la régionalisation et la fédéralisation pour être ethnicisés. Déjà en 1968, des querelles ethniques, qui ont pour enjeu l’Université Catholique de Louvain d’où les Flamands chassent les Wallons, annoncent la scission du Parti Social-Chrétien en deux partis distincts : les sociaux-chrétiens francophones (PSC) et flamands (CVP ou Christelijke Volkspartij). En 1971, les libéraux jusque-là regroupés au sein du Parti pour la Liberté et le Progrès se séparent à leur tour en une aile flamande, actuellement VLD (Vlaamse Liberalen en Demokraten ou Parti Libéral et Démocrate flamand), et en une aile francophone, actuellement PRL (Parti Réformateur Libéral), coalisé depuis peu d’abord avec le FDF (Front pour la Défense des Francophones), et puis avec le MCC (Mouvement des Citoyens pour le Changement).

En 1978, c’est au tour du Parti Socialiste Belge de s’incliner devant la contrainte sociologique du pays, en dépit de la farouche opposition des unitaristes tel que l’ancien premier ministre Leburton. Il y a désormais deux partis socialistes sur le territoire belge : le PS en Wallonie et le SP en Flandre. La nouvelle génération des partis, les Verts, qui contrairement aux partis traditionnels ont choisi la défense de l’environnement et la quête d’un nouveau type de société comme cheval de bataille, ne déroge pas à cette règle générale. Les partis Ecolo et Agalev réunissent respectivement les Verts wallons et les Verts flamands.

Si ces scissions s’étaient produites en Afrique, elles n’auraient servi qu’à tourner nos traditions en dérision. Intellectuels occidentaux, imbus du complexe de supériorité raciale, et africains, colonisés jusqu’à la moelle des os, s’en seraient saisi pour démontrer l’absence de culture démocratique de nos dirigeants et de nos masses. Pourtant, on doit à la vérité de reconnaître qu’en Belgique comme ailleurs au monde, leur reconnaissance ne peut que servir la démocratie. Conduit par cette certitude, l’Américain Crawford Young s’est exprimé en ces termes, au sujet du déferlement des micronationalismes dans le jeune Etat indépendant du Congo en 1960 : « Ce n’est pas juste à l’égard des Congolais de faire du mot tribal un synonyme de l’adjectif arriéré : il n’y a rien de plus arriéré dans l’affirmation de la culture kongo que dans le nationalisme flamand ou québécois ».

Exemple à ne pas suivre ?

Avec sa démocratie basée sur l’ethnie, la Belgique a souvent été au bord de l’implosion ; ce qui discrédite, aux yeux de certains observateurs, le modèle démocratique basé sur l’ethnie. C’est oublier que les raisons des crises politiques à répétition en Belgique se situent ailleurs. L’existence de deux mémoires collectives au sein d’un même Etat explique le mal-être belge. Sous la domination des Hollandais, Flamands et Wallons avaient une même mémoire collective, celle des dominés. Avec l’indépendance de la Belgique et le remplacement, pour les Flamands, de la domination hollandaise par la domination francophone/wallonne, il y a eu divergence dans la mémoire collective des Belges. En effet, un dominé et un dominateur ne peuvent en aucun cas avoir une même mémoire, mais des mémoires différentes voire aux antipodes l’une de l’autre. Forts de la prospérité de la Wallonie, les élites francophones/wallonnes, qui n’avaient pas été à la bonne école d’Adu Elenga avec sa fameuse chanson « Ata ndele mokili ekobaluka » (Tôt ou tard, le monde changera), n’ont eu que du mépris pour les pauvres Flamands. Ce complexe de supériorité a développé en ces derniers des sentiments de dépit et de rancune qui, la richesse et l’essor démographique ayant changé de camp, poussent des élites flamandes à se venger tandis que des élites francophones s’en vont chercher leur grandeur perdue en soutenant l’insoutenable en RDC.

Conclusion

Les Belges ont-ils été mal inspirés en construisant leur démocratie sur l’ethnie ? Pour répondre à cette question de manière satisfaisante, il faut s’en poser une autre. L’imitation servile du modèle Westminster aurait-il suffi à couper les ailes au nationalisme flamand ? Non, car celui-ci se serait alors exprimé dans la violence. A cet égard, les Belges n’avaient d’autre alternative que d’adapter le modèle Westminster à l’asymétrie sociologique, économique, idéologique et politique entre le Nord et le Sud de leur pays. Par ailleurs, en dépit de leurs sempiternelles querelles ethniques et crises politiques récurrentes, les Belges ont réussi à bâtir un Etat de droit qui a brillamment démontré sa solidité lors de la dernière crise politique, la plus longue de l’histoire contemporaine européenne avec ses 541 jours, mais que les populations n’avaient nullement ressenti dans leur vécu quotidien. Par contre, à quelques rares exceptions, l’importation aveugle du modèle Westminster par les Etats africains a toujours entrainé ceux-ci dans une débâcle généralisée.

Le ressentiment flamand, qui a poussé la réforme de l’Etat belge jusqu’au fédéralisme et peut être demain au confédéralisme voire à la balkanisation pure et simple du pays, n’existe dans aucune province congolaise. A cet égard, les Congolais se contenteraient bien de la décentralisation dans le cadre d’un Etat unitaire avec les provinces élevées au statut de caucus. En outre, les institutions belges présentent une grande complexité du fait qu’en plus des régions, l’Etat fédéral est également composé des communautés, qui n’ont pas toujours les mêmes frontières géographiques que les régions et ayant leurs propres gouvernements et parlements. Les Congolais pourraient faire l’économie d’une telle complexité. Bien plus, l’accès au pouvoir serait également simplifié car les provinces fonctionnant comme des caucus devant élire leurs représentants aux institutions nationales, on pourrait se passer de partis politiques aux idéologies suspendues en l’air, puisque n’ayant aucun rapport avec les conflits et aspirations majeurs de la nation congolaise.
Author: Nkwa Ngolo Zonso          
Source:  Congoindépendant 2003-2012, du 27 Mars 2012
   

RDC/NORD KIVU: Adieu, Bosco Ntaganda?

Gen. Bosco Ntaganda spends a lot of his time looking over his shoulder these days. The army commander, who was indicted by the International Criminal Court for abuses in Ituri as chief of staff of Thomas Lubanga' UPC, is still deputy commander of Amani Leo operations in the eastern Congo. He was put in that position in early 2009, after the arrest of Laurent Nkunda, and has explicitly been cited by Rwandan and (some) Congolese officials as "the lynchpin of stability" in the region.

How can someone who has been accused of so many human rights abuses, in Ituri and the Kivus, against the civilians population but also against his own commander, be seen thus? Bosco was given the command of the ex-CNDP troops after Nkunda left, and is seen as crucial part of the deal that saw Kinshasa and Kigali make peace, semi-integrate CNDP troops into the Congolese army, and jointly attack the FDLR.

But this might be changing.

Last week, two top Nkunda commanders - Colonels Innocent Kabundi and Richard Bisamaza - departed for Kinshasa, possibly to take up positions in the West of the country. This kind of deployment outside of the Kivus has long been anathema to the CNDP, who know that they will lose their strength (and their protection rackets) if redeployed. In addition, Bisamaza and Kabundi were once seen as Bosco loyalists, and Bosco reportedly ordered them not to fly to Kinshasa. But they refused. (Some also say that Nkunda's younger brother, Seko, was part of the Kinshasa trip).

The Bosco wing of the CNDP suddenly began to express its discontent with its current lot, despite the high profile, lucrative positions they currently occupy within military operations. A letter, allegedly signed by Bosco himself, was sent to MONUSCO in Goma on March 24, saying the CNDP wanted to return to peace talks. And a delegation of Tutsi community leaders in North Kivu met yesterday with MONUSCO in Goma, expressing its disapproval of Bosco's ICC arrest warrant and warning against his arrest. Why all this noise if Bosco has nothing to worry about?

Finally, diplomats appear to be taking advantage of the post-electoral turmoil to push some policy points. The compromise with Kabila's government seems to be: we have accepted the fraudulent elections, but if you want international legitimacy, carry out some quick-and-easy reforms. Arresting Bosco is part of this, and on my recent trip to Kinshasa his name was on the lips of many diplomats. (This blog by Tony Gambino and Lisa Shannon in the NYT contributed to this push.)

It doesn't hurt that many Congolese army officers and security officials barely conceal their dislike for the general - the former commander of North Kivu operations, Col. Bobo Kakudji, used to be liberal in his criticism of Bosco, so much that he was moved out of the region. Another colonel told me: "We have shed our blood for Kabila, we have remained loyal throughout the years - today we stay at home watching TV, and Bosco, the biggest traitor, is given a high ranking post!"

So the times may be changing for Bosco. He reportedly does not move around Goma without a large, muscular escort. The myth that he is a stabilizing force is slowly being discredited, and his is becoming an embarrassment, even to his friends in the Rwandan army next door (the UN Group of Experts report from December cites his complicity in minerals smuggling with the Rwandan government, which is intent on proving the conflict-free credentials of its supply chains). Those relations are crucial, and some Congolese army officers say that it will be easier for the Rwandans to arrest him, as they did with Nkunda, as that will ensure that the other ex-CNDP officers will stay in line.

9 comments:


Anonymous said...
Could the new grenades attacks in kigali be related to this?
Anonymous said...
Bosco a long with his former boss Laurent Nkunda are protected by Kabila and Kagame. As long as Kabila is in power, Bosco is going nowhere. he is roaming freely in Goma. The UN military mission know and see him. To change the dynamics, people who support these killers must be sanctioned as well. they are guilty by association.
Anand said...
Hey Jason - Thanks for the post. Couple of questions. "...the Rwandan government, which is intent on proving the conflict-free credentials of its supply chains)..." Do you feel the Rwandan government is sincere in this effort, or is this the official line, in order to show "the West" that they are trying to be compliant. What does arresting Bosco mean? Does it mean the same as arresting Nkunda? Because I am not sure how to characterize Nkunda's detainment. Seems like maybe Kinshasa and Kigali want to control the action by having Generals in the field that they can manipulate and control themselves. But they don't seem to have as much control as they think they do, so Bosco types "go rogue" for lack of a better term. Would his replacement(s) follow the same path? I am not trying to imply that taking Bosco out of the picture is a bad thing. But seems like the same "systems" will be in place in the Kivus. Also, do you think an attempt to arrest Bosco could lead to an escalation in conflicts?
Anonymous said...
When will the Bosco 2012 video be out?
blaise said...
lmao, that's awesome, bosco's video!!!! @ Anand, I'm not answering for Jason(who asked me anyway,lol), I just think it's an interesting question you are asking here: the sincerity of Rwanda. I don't know exactly what's going on inside Kagame's regime but from their actions I conclude that this regime will do whatever it's necessary to survive, even sacrifice it's own people. We have to give them credit for their organization and goal oriented approaches. They are ruthless and has an outstretch arm. From what I understand, one of their weakness is that for now they depend on foreign aids. They try to build an image of respectability. So, anytime the regime is associate to something that may taint their image, they will take their distance even that means sacrificing some soldiers.
Anonymous said...
I totally agree with Blaise. If Bosco becomes too much of a problem, Kagame will get rid of him and replace him with someone else just like he replaced Nkunda with Bosco when the new US administration came to power to show goodwill. Kagame recently arrested 2 or 3 high ranking military commanders of his army in relation with the minerals..... this is in my opinion is a preemptive move to show the international community that he is doing something about the issue.... Now Kagame can go to his Westerns backter or to the African Union and say: I have dome more than anybody in the region to solve the issue, I have arrested 3 high ranking officials, what has Kabila done nothing, so leave me alone as I am trying to do my best.
Anand said...
Blaise - Thanks for the comments. I am inclined to agree with your analysis (and the Anonymous poster after you). It seems that, again, we are confronted with treating symptoms of a larger problem. Not to say that it is not hugely significant if Bosco is arrested, surely it is. But as you say, we still must question the motivations of those in greater power. And as pointed out above, many actions are taken to "show" good will, even if they are really based on self interest. Motivation is everything in solving social and political issues. If a government's motivations are questionable, then the motivations of those applying pressure must be pure. In the case of the International community (governments of the West specifically) I would not say this is the case. Those in advocacy might have a pure agenda, but policy makers often don't. It's a tough issue. All the more reason the Congolese must find unity and leadership from within the country to create change.
ghulam sarwar said...
thank you for sharing